CHAPITRE IX
Que saint ClirysostOme n’a rien de commun avec les an. cia» pélagiens , al qne saint Augustin l’a bien démontre.
C'est là aussi, pour en revenir à l'homélie x sur l’Epitre aux Romains, le pur esprit de saint Paul dans cette épitre : Le péché, dit-il , est entré dans le monde'parunseut homme. Remarquez la particule/wir. Il n'est pas entré seulement en Adam, mais par lui. Il est entré dans tout le monde ; et, poursuit-il sur ce fondement, la mort est aussi entrée par te péché, comme le supplice entre par le crime.
A cela il n’y avait de solution que celle dont 1rs pélagiens se servaient d'abord : que ce n'était pas par la génération , mais jjar l'exemple , qu'Adam avait introduit le péché dans le monde ; mats comme cette solation était absurde et insoutenable, pour toutes les raisons qu’on a vues ailleurs , saint Augustin , qui n'oublie rien, soit bien remarquer que saint ChrysostAme ne s'en est jamais servi. Ce Père, dit-ll ', en traitant la question , comment le péché a passé d’Adam à tous les hommct,n'apas seulement songé à dire que ce fût par imitation : trouve-t-on, dit saint Augustin , un seul mot dans tout .son discours qui ressente celle explication? Péiage et Célestius
’ üb. 1, coiti. Jut. cap. n.
ET DUS SAIXTS PÈRES. LIV. IX
auteur de no-
DÊFK.NSP: DK LA TIlADlTION
en sont les auteurs : saint Chrysostomc rapporte tout à l'orif/ineet non pas à l’exemple, et dès là les anciens pcingiens ne peuvent s'autoriser de son témoignage.