‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 376 sur 518 · SB · texte numérisé non relu

SB

U lui plaît, qu'on appelle par cette relaon la grâee ej/leace, parce qu’elle agit ejflcacemenl eu roim, et qu'elle nouj fait effectivement croifie en Jésue- Chriet, eat partout l'objet de son aversion partout il trouve mauvais que saint Augustin ait enseigné ’ que ceux à gui Dieu accorde cette grâce ne la rejettent Jamais, parce qu’elle ne leur est donnée que pour ôter entièrement la dureté de leurs cœurs. Il loue salut CbrysostAme ’ de n'avoir point eu recours à cette grdce, qu'il appelle par dérision la grâce efficace de saint Augustin * , eonune si ce Pète en était l’auteur; au lieu que certainement on la trouve dans tous les saints , et même dons saint CbrysostAme , et qu'el le est aussi ancienne que les prières de l'Église , où elle se fait remarquer à toutes les pages. C'est pour exclure cette grlce, qu’il aime A dire et A foire dire aux anciens auteurs, sans correctif que Vhomme est le maître de sa perte et de son salut ; que son salut et sa perte dépendent absolument de lui : qu’il est entièrement maître de ses actions ; ce qui au sens naturel emporte l'exclusion de ces voies secrètes de changer les coeurs, qu’on trouve dans tous les Pères ; et non-seulement dans toutes les prières de l’Église, mais encore dans toutes les pages des livres divins.

Aussi est-ce un fait si constant, que personne ne le nie. On dispute bien dans l’école de la manière dont Dieu touche l’homme de telle aorte qu’il lui persuade ce qu’il veut, et des moyens de concilier la grAce avec le libre arbitre; et c’est sur quoi saint Augustin même n’a peut-être voulu rien déterminer, du moins flxément, content au reste de tous les moyens par lesquels on établirait le suprême empire de Dieu sur tous les cœurs. Pour le fond, qui consiste A dire que Dieu meut efüeacement tes volontés comme il lui plaît, tons les docteurs sont d'accord qu’on ne peut nier cette vérité , sans nier la toate-puissancs de Dieu , et lui Ater le gouvernement absolu des choses humaiDcs ; mois encore que cette doctrine de l’cfiicace de la gréce, prise dans son fond, soit reçue sans contestation dans toute l’école, M. Simon ne craint pas de la confondre avec la doctrine des hérétiques , ce qui bit trois mauvais effets : le premier, de mettre saint Augustin, qui constamment , selon lui , reconnaît cette efflcace de la grAce , au nombre des hérétiques ; 1c second, de mettre par ce moyen la cause des hérétiques A couvert, en leur donnant un défenseur que jM^sonne ne condrunne ; et te troisième , de condamner un dogme sam iequel il n’est pas passible de prier, comme nous verrous bieotAt

< P. »4, m, et Êois.

■ s. Aeg. <U pruU. SS. cap. vni.

• P. lU. — • P. s»s.

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