‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 9 sur 518 · POUR L’ÉDUCATION DU DAUPHIN · texte numérisé non relu

POUR L’ÉDUCATION DU DAUPHIN

AVERTISSEMENT

Ce volume de notre oollerüon des Œtttrti de Bossuet conUent les o^ivragcs composés par l’illustre prébt i>our l'éduratioD et l'instruction du Dauphin , tils unique de Louis XIV. Nous ne dirv>ns rien de cette célèbre éducation. Nous ne pourrions que ré|>étcr ce qui a été dit d’une ma* nièrt! si intéressante (lar M. le cardinal de Bausset, Histoire de Bosswt, L i", Uv. IT. D'ailleurs Bossuet a développé lui ntéme le plan qu’il suivit et les études qui occuperait son auguste élève. Le pape Innocent XI lui a^anl Tait connaître par son nonce, en 1079, un grand désir d’étre infimné de la méUiode rpi’ü s'était prescrite , Bossuet satislit la ctiriosUé du saint-^rc par une longue lettre latine qui annonce dignement les ouvrages qui suivent , et apprend daiLS quel esprit et à quelle occasion Us furent composés. Cette lettre uiérile d'ètrc lue et méditée par tontes tes personnes qui sont chargées de la fonction aussi Imnorable que dink'ile d'élever les enfants des grands, et surtout les enfants des princes. Bossuet ne la fit {wint iinprin»er ; elle n’a paru qu'après sa mort L’abbé Bossuet , son neveu , la donna au {Hjbllc en 1709 , en latin et en français, à la tête de la Politique lin^ tié P^criturc sainte.

Nous avons suivi l’ordre naturel des matières dans l'arrangement des divers ouvrages composés {>our le Dauphin. Nousdonnems: l^fe Traité philosophique sur P Existence de Dieu etsur la naturedeCdme humaine ; V le Discoms SI A L’IlisToiaE tiNivsASFXLS, OÙ Pon vûH la suite de. la religion et des empires t depuis 1a création du monde; 3» la Politique tirée de P Écriture sainte. Cliacun de t es deux derniers volumes a une préface particiiUère relative à l'ouvrage dont U est composé. Nous ne parlerons doue ici que des autres ouvrages contenus dans ce volume.

Le traité de la ronnaùsance de Dieu et de soi-méme parut pour la première fois en 1733, sous le titre d'InlroduC‘ lion à la Philosophie. On l'impriina sur une copie qui fut trouvée dans les papiers de Fénelon, à qui Bossuet Favaît communiquée pour servir à l'éducalion du duc de Bourgof^e, et on crut que l'ouvrage était de l'archevêque de Cambrai. Mais, en t74l , on en donna une édition plus correcte sur le manuscrit de l’auteur : c’est celle qu'on a suivie dons l’édition des Œuvres en 1743 ; et nous nous y sommes conformés, après l’avoir revue soigneusement.

On ne saurait trop recommander la lecture de ce traité aux jeunes gens qui désirent acquérir des connaissances solkles et être initiés damt la métaphysique. Bossuet y apprend h l’homme à s'élever Jusqu’à Dieu , en C4>nsidérant les facultés de son iroe , la structure de son corps et l’union admirable que le Créateur a établie entre ces d<mx substances. U nous révèle, parla seule force du raisonnement, ta noble ori^ne, la dignité et l’immortalité de l’Être intelligent qui nous anime.

Dans le Traité du libre nr^ifre, Bossuet examine de Bossoer. — tonc. i.

nouvelles questions de métaphysique aussi importantes que difliriles ; et il les résout avec sa supériorité ordinaire. Le neveu de révê(|ue de Meaux , qui ûl imprimer ce traité avec d'autres ouvrages posthumes de son oncle, assure qu'il avait été ooinposé pour le Dauphin.

L’abbé «fOlivet donna au public en 1 764 , à la tête d'une é<lition des Pensées de Cicéron , un petit discours latin et hrançais adressé au Dauphin par une de.s personnes chargées de ion éducalion. Le but de ce tUsoours est de fiure sentir au jeune prince la nécessité de Yattention et de l’n/jplication. On croit que c’est un ouvrage <l« Boosm-t , |>arc« que la copie française porte plusieurs oorvecHuns de sa main. Nous le donnons dans ce volume, à la suite de Ia lettre au pape Innocent XL La D^ense de la tradition et des sai n ts pères, ouvrage qui n'a point été composé pour l’éducalion du Dauphin , lermiiie ce volume.

DE L'LNSTRLCnON DE

MONSEIGNEUR LE DAUPHIN

fus ne Loofs xiv,

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