XIX. Des Diens et des Maux de la vie
Il y a des biens qu’on désire pour eux-mêmes, sans avoir égard à ce qu’ils produisent, comme le plaisir qui n'a aucune mauvaise suite : d'autres que l’on désire, et pour eux-mêmes, et pour les autres biens qu'ils apportent, comme de se porter bien, d'être sage : d'autres que l’on ne désire que pour les suites, commed’étre traité quand on est malade, d'exercer quelque art pénible. Ainsi il y a des biens laborieux; et c'est une suite nécessaire de cette vie misérable , où les biens ne sont pas purs.
I..a vie présente est fâcheuse : on se plaint toujours de son siècle; on souhaite le siècle passé, qui se plaignait aussi du sien. I.a source du bien est corrompue et mêlée; aussi le mal prévaut : quand ilest I prést'nt,oniecroit toujours plus grand que jamais.
I Tous les nns on dit qu'on n'a jamais éprouvé d**
' 7\ rtHl. Apoi H* M. . » Rum, vi, la.
CHRÉTIENNES ET MORALES. T7S
■BitoQssidure8etsifilcheuses.Dan8€«dégoût, « qui « nous fera voir les biens qu'on nous promet? » QuU wtendet nobis bona'^ En attendant, • cherchons « la paix, et poursuivons-la avec persévérance; >car elle est encore éloignée : Quxre pacem , et persequere eam*.Ilfaut d'abord lacherclierdans saconscience , et travailler h se l'y procurer.