‹ suvres de Bossuet SermonsChapitre 74 sur 243 · RELIGIEUSES URSULINES DE MEAUX · texte numérisé non relu

RELIGIEUSES URSULINES DE MEAUX

LF. 4 MAI l«H5.

A*ec qucll* vi-ilanrv, quelle religion H faut qu elles travaillent à IVdur.iiion des enfants qui leur sont confiés. Soin qu’elles doivent avoir de se renouveler dans l’esprit de leur profession. Combien il est nécpswuun* qu'elles soient en garde contre l’ennemi de leur salut. Obligations renfermées dans le vira de pauvreté. Importance et utilité «E» 1’obéisaance. Devoir des religieuses de lendre sans cesse a la perfection. Ch*rllé, téle et tendresse du prélat pour elles.

Jetais fâché, mes filles, de n’étre pas venu hier soleunlser les saints mystères de la croix avec vous : mais j’ai l’expérience que tous les jours sont bons et saints , et que toutes les solennités de l’Église ont leurs lumières propres et particulières pour la sanctification des âmes. Ce sont autant d'astres lumineux et d’étoiles brillantes , qui ornent l’Église et qui nous illuminent par les tnfiuences de leurs lumières. Je trouve heureusement qu’aujourd’liui se rencontre la fête de sainte Monique , qui est votre modèle , mes filles, en l'exercice de votre institut, dans son zèle , dans sa charité , dans le soin et la sollicitude qu'elle a eus, et par les travaux qu’elle a soutenus, n’épargnant rien pour obtenir et pour procurer la conversion de son fils. Hé I ne savez vous pas que ce sont ses soupirs et ses gémissements , ses larmes et ses continuelles prières qui ont enfanté saint Augustin à la grâce? Que voilà une belle idée , pour vous conduire dans vos emplois et dans tout ce que vous avez à faire dans l’instruction des enfants !

Il est vrai que vous ne trouvez pas dans cette jeunesse qui vous est confiée, les grands crimes qu’avait sainte Monique à combattre et à détruire dans son fils ; quoique cela ne soit pas, elles ont néanmoins le principe de tous les vices par cet héritage funeste que nous tenons d’origine. Notre mère Ëve est la première qui a péché : le mal a commencé par une femme, le péché s’est introduit pnr votre sexe; il s’y achève, Il s’y perpétue et se dilate dans tous les âges. Cette source maligne se trouve en ces jeunes filles, et se répand dans tout le cours de leur vie. Quand donc vous en voyez d’épanohées, sujettes à discourir, opiniâtres , rebelles , qui se portent à l'oisiveté , et surtout indociles, vous ne sauriez trop gêner celles que vous voyez enclines à ces mauvaises dispositions ; et ce doit être là le sujet de vos larmes et de vos gémissements. Vous devez prier et soupirer pour elles devant N'otre-Selgneur, sur le préjugé des grands maux qui en peuvent arriver

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