SCENE IV
Les Mêmes, LE COLONEL.
LE COLONEL. Eh î la voilà , cette chère cousine!. .. Depuis six mois je vous croyais enclouée dans votre Normandie!....
Uime PICIIARD , l'embrassant. Ah ! cousin ! . . . vous ne savez pas ce que c'est que les procès!...
LE COLONEL. Non, Dieu me damne!...
je n'ai jamais plaidé qu'à coups de canon ! ... et nous avions un gaillard qui était un rude avocat dans ce genre-là... ( La rc' gardant.) Mais vous paraissez fatiguée?...
jljme PICIIARD , d'un air pincé. Oui , un peu indisposée...
LE COLONEL. Parce que vous êtes partie à jeun !... Si vous aviez pris, comme moi, deux petits verres en vous levant I
jjjme PICIIARD. Ah! l'horreur!...
LE COLONEL. Martial... fais servir le déjeuner...
MARTIAL. Dans la salle à manger, colonel?...
LE COLONEL. Non, ici! ..
MAUTIAL, d*un air câlin. Ah! la salle à manger... c'est plus frais... et puis Geneviève y a déjà mis le couvert...
LE COLONEL , souriant. Paresscux I...
tout ce (pli peut lui éviter de la peine...
M""^ PICIIAIID. Vous êtes bien bon de le souffiii. .. ( ITun ton impérieux.) Allons donc, î\LirLial... dès que votre maître vous
Archîvesde/aWledeBruxel'o.
Arch/efvandeSfadRr,
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MAGASIN THEATRAL
a donné un ordre I... Le déjeuner dans ce salon... sur-le-clianip...
MARTIAL, à pari ^ Ui^ec humeur. Ohl. .. niadanie j'ordonne... nous ne pourrons plus rien faire de monsieur, à présent!...
LE COLO.XKL. Et que Ton Serve dès que Suzanne sera prèle,
Martial sort.