SCÈNE IV
MONTAL, seul, — puis M-GERSON.
La nuit tient peu à peu.
montal. Elle est très-inlelligenle, cette paysanne !... Voyons, écrivons de nouveau a Suzanne... maintenant est-ce bien utile...
en tout cas, ça nf peut pas nuire.
(Il écrit sur ses tablettes en s'éloignant.)
m"« gebson, sur le seuil de la maison de gauche. Là... là... tout mon bonheur... je Tes vois... jo les entends... jo suis heu reusc... Qui me connaît? qui in’a vue?...
personne... Ah! les suivre ainsi toujours.
Elisabeth est guérie... là , cachée derrière celte fenêtre... j'ai tant pleuré, mon Dieu!
j'ai tant prié... La jolie enfant que Suzanne...
la bonne smur ! — comme elle soignait Elisabeth... Qu’elles sont belles mes tilles... et que sa joie doit être grande!... il les a...
tout à l'heure., ils sont partis tous trois... il s’appuyait sur elles doux... ça ni a fait mal, elles l'aiment bien. . elles m'auraient bien aimée aussi moi... Oh ! cela me lue... de les voir... je le sens... et il faut... justice de Dieu I
montal rentre et déchire une feuille de | ses tablettes. Qu’elle prenne ou non ce billet, j'agirai,
m" 1 ' gebson. Qui donc est là ?
montal place le papier au creux de l'ar~ bre. Au hasard... (Sortant d gauche.) Maintenant de l’audace !
m"* gebson, après un moment, prenant le papier dans rarbre, lit: * Il faut que je « vous voie ce soir... je l'essayerai, soyez sans «crainte... il s'agit du votre bonheur... du
* mien... do votre fortune... fiez-vous à mon
* honneur!... ; Parlé .) Ah! c'est .pour une
de mes tilles... mais laquelle? laquelle?...
Mais je connais cette écriture... où donc l’ai-je vue!... jo ne me souviens plus... et cet homme, quel est-il?... je n’at pu voir scs traits... Je ne ine trompe pas... ce billet... cette maison, cet arbre... il n’y a qu'elles... qu'elles seules... Misérable!... s’attaquer à mus enfants... Oh! je le connaîtrai... je le démasquerai... je le tuerai...
( Elle disparaît A gauche.)