‹ SyllaChapitre 165 sur 286 · ACTE I. SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE I. SCÈNE III

pareilles les unes sur les autres pour atteindre Ja hauteur de la plus petite montagne d'Ury ! . . {& inspecteur se retire dans le fond de la scène. )

LE MAITRE

Je jetterai dans le plus profond des lacs le marteau qui m'aura servi pour cet édifice de malédiction. {Tell et Stauffack entrent.) STAUFFACit.

Oh! pourquoi la vie m'a-t-elle été doune'e, puisque je devois voir de telles choses !

TELL

Il n'y a pas ici de quoi se réjouir , passons.

STAUFFACK.

Suis-je bien dans Ury? dans la terre de la liberté ? .. .

LE MAITRE

Ah ! si vous aviez vu les souterrains creusés sous ces tours ! . . . Non , le cri matinal du coq ne se fera plus entendre à celui dont ils seront la demeure.

STAUFFACK.

Grand Dieu ! . . .

LE MAITRE

Voyez ces flancs, voyez ces murs d'appui, ils sont bâtis comme pour l'éternité.

Ce que les mains de l'homme ont élevé , les mains de l'homme peuvent l'abattre... (Montrant la montagne.) Mais pour la maison de la liberté, c'est Dieu lui-même qui l'a fondée. {On entend un tambour; des hommes arrivent portant un chapeau sur une perche; un crieur public vient après eux, des femmes et des enfans le suivent en foule.)

PREMIER OUVRIER

Que nous veut ce tambour ? écoutons.

LE MAITRE

Quel est ce cortège , et que signifie ce chapeau ? . .

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