ACTE I. SCÈNE III
pareilles les unes sur les autres pour atteindre Ja hauteur de la plus petite montagne d'Ury ! . . {& inspecteur se retire dans le fond de la scène. )
LE MAITRE
Je jetterai dans le plus profond des lacs le marteau qui m'aura servi pour cet édifice de malédiction. {Tell et Stauffack entrent.) STAUFFACit.
Oh! pourquoi la vie m'a-t-elle été doune'e, puisque je devois voir de telles choses !
TELL
Il n'y a pas ici de quoi se réjouir , passons.
STAUFFACK.
Suis-je bien dans Ury? dans la terre de la liberté ? .. .
LE MAITRE
Ah ! si vous aviez vu les souterrains creusés sous ces tours ! . . . Non , le cri matinal du coq ne se fera plus entendre à celui dont ils seront la demeure.
STAUFFACK.
Grand Dieu ! . . .
LE MAITRE
Voyez ces flancs, voyez ces murs d'appui, ils sont bâtis comme pour l'éternité.
Ce que les mains de l'homme ont élevé , les mains de l'homme peuvent l'abattre... (Montrant la montagne.) Mais pour la maison de la liberté, c'est Dieu lui-même qui l'a fondée. {On entend un tambour; des hommes arrivent portant un chapeau sur une perche; un crieur public vient après eux, des femmes et des enfans le suivent en foule.)
PREMIER OUVRIER
Que nous veut ce tambour ? écoutons.
LE MAITRE
Quel est ce cortège , et que signifie ce chapeau ? . .