‹ SyllaChapitre 211 sur 286 · ACTE HT. SCÈNE I. l · texte numérisé non relu

ACTE HT. SCÈNE I. l

plane dans l'étendue des Cieux. (77 vient en courant sur le devant de la scène.)

Ma corde est rompue; rattache-la, mon père.

TELE

Non pas moi , mon fils. Un bon archer se secourt lui-même. (Les enfans s'éloignent.)

HEDVIG.

Ces enfans s'exercent de bonne heure à lancer des traits.

TELE

Celui qui veut devenir maître ne saurait trop lot s'exercer.

HEDVIG.

Ah ! pliït-à-Dieu qu'ils n'apprissent jamais cet art terrible.

TELL

Ils doivent tout apprendre. Quiconque vent se faire jour avec courage à travers la vie, doit savoir et se défendre et attaquer.

HEDVIG.

Hélas ! aucun d'eux ne restera donc en paix sous le toit paternel.

Et moi non plus , je ne puis y rester. Ce n'est pas pour être un berger que ma créé la nature. Il faut que je poursuive sans repos un but toujours fugitif, pour jouir vraiment

i56 glmli.au me tell.

de la vie ; il faut que chaque jour j'en fasse moi-même la conquête.

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