RODOLPHE- DU -HA RR AS
C'est sérieusement que le Gouverneur l'ordonne. — Enfant, prosterne - toi , et supplie Monseigneur de te conserver la vie.
WALTER F U R S t , bas à Mclctal qui a peine d contenir son impatience.
Contenez-vous , je vous en supplie , du calme !
bertha au Couver rieur.
Que cela suffise, Seigneur! il sérail inhumain
de se jouer plus long-temps de l'angoisse d'un père, Grand Dieu ! si ce pauvre homme a mérité la mort pour une faute si légère , ne vient-il pas de subir mille morts?. . . Laissezle retourner en paix dans sa cabane. Il a appris à vous connaître , lui et les enfans de ses enians se souviendront à jamais de cette heure.
GKSSLER.
Fuites place ! — Courage ! que tardes-tu ? Tu as mérité la mort , je pourrais t'y condamner , et cependant j'ai la bonté de mettre ta destinée dans tes propres mains, dans tes habiles mains. Celui que l'on rend maître de son sort ne saurait se plaindre d'une rigoureuse sentence. Tu te vantes de la sûreté de ton coup-d'œil. Eli bien ! habile archer, il s'agit à cette heure de prouver ton talent; le but est digne do tes efforts , et le prix est immense. Atteindre au centre d'un disque u'est pas une chose rare ; mais il est véritablement maître dans son art, celui qui, sûr de son trait, conserve le regard et la main fermes, quelle que soit l'angoisse du cœur.
WALTL R furst se jette à ses pieds.
Seigneur ! nous savons quel est voue pou-' voir, que la justice néanmoins cède à la clémence, Puuùz U moitié, de mes biens, prenez-les tous,