‹ SyllaChapitre 257 sur 286 · ACTE IV. SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE IV. SCENE II

RUDENS.

TTelas ! le sais-je moi même ? Dans celte nuit profonde qui me dérobe son sort, dans ces doutes, ces angoisses qui me déchirent, je ne vois , je ne comprends que ceci : nous ne saurions la découvrir que sous les ruines de la tyrannie. Que les forteresses tombent donc sous nos coups , et que leurs cachots nous soient ouverts !

MELCTAL.

Venez! conduisez-nous ! nous voulons suivre vos pas. Pourquoi renvoyer à demain ce qu'aujourd'hui nous pouvons faire? Tell était libre quand nous jurâmes au Rutli j l'action monstrueuse dont nous avons été témoins n'était point arrivée. D'autres temps , d'autres lois ; qui serait assez lâche pour hériter encore ? rudens d Stauffack et à TValterFurst.

Couvrez-vous de vos armes , et , prêts à agir, attendez que les signaux de feu s'élèvent sur la montagne ; la nouvelle de notre victoire volera ainsi jusqu'à vous plus prompte que la barque légère , et sitôt que vous découvrirez les flammes, signes de notre délivrance, précipitez-vous sur l'ennemi avec la rapidité' de la foudre , détruisez, renversez l'édifice de la tyrannie. (/7s sortent.)

2o8 GUILLAUME TELL.

Page 1