ACTE V. SCÈNE I
jeunes filles apportent le chapeau placé sur une perche; le théâtre se remplit d'une foule de peuple.)
RUODI.
Voici îe chapeau sous lequel nous devions baisser la tête.
BAUMGART.
Qu'en faut-il faire?
WALTER FUR S T
Grand Dieu î c'est ce chapeau qui a failli perdre mon enfant.
PLUSIEURS VOIX
Détruisez ce signe du pouvoir des tyrans, que des flammes le dévorent !
WALTER FURST
Non , conservons -le ! s'il a servi jusqu'à cette heure d'instrument à la tyrannie , qu'il devienne dès cet instant le symbole éternel de notre liberté! {Tous les habitans s hommes , femmes et en fans se placent d'une manière pittoresque sur les débris de l'échafaudage , et, ainsi grouppés , ils forment un grand demi-cercle. )
MELCTAL.
Ainsi donc, Confédérés ! nous siégeons maintenant, pleins d'allégresse, sur les ruines de la tyrannie, et ce que nous avions juré au Rutli nous l'avons accompli avec gloire !
WALTER FURST
L'œuvre est commencée , elle n'est point accomplie. C'est maintenant surtout que le courage et l'union sont nécessaires j car , soyez-en certains , Albert voudra venger la mort d'un de ses Gouverneurs , et ramener l'autre par la force.
MELCTAL Qu'il s'avance avec ses cohortes ! Puisque nous avons su chasser l'ennemi de la terre de la liberté , nous saurons bien lui en défendre l'entrée.
RUODI.
Ce n'est que par des défile's étroits qu'il peut pénétrer dans nos vallées ; nos corps les lui fermeront.
BAUMG- ART.
Un lien éternel nous unit , que peuvent contre nous ses armées ? ( Rosselmami et Slauffiack arrivent. )
ross el m ann , en entrant.
Tels sont les terribles jugemens de Dieu î