FAUSTUS, VALÉRIE, CLAUDIUS
valérie , courant vers Claudius, qui paraît sous le péristyle.
0 mon cher Claudius !
CLAUDIUS
Est-ce toi, Valérie ?
Ce moment a payé tous les maux de ma vie ; » Il remplit tous les vœux de mon cœur satisfait.
(A Faustus.) «C'est à ton amitié que j'en dois le bienfait.
FAUSTUS
»D'un meilleur avenir voyons-y le présage; «Que la fidélité, l'amour et le courage «S'unissent en ce jour pour triompher du sort. «Plus malheureux que vous, par un pénible effort, » Je dois concilier dans ce cœur qui murmure, « Les vœux de l'amitié, la voix de la nature. » Ciloyens et proscrits, pour vous le dictateur «De tant de maux soufferts n'est que l'injuste auteur; «Mais, à sa loi cruelle en voulant vous soustraire, «Je dois me souvenir qu'il est aussi mon père, «Qu'un intérêt sacré me ferait un devoir «D'opposer mon respect à votre désespoir.
» Mon cœur, qui n'en saurait blâmer la violence, »Lui laisse un libre cours, qu'arrête nia présence.
VALÉRIE
Noble ami! quel espoir d'acquitter tes bienfaits?
faustus, en sortant.
Pardonnez à l'auteur des maux qu'on vous a faits.