ACTE II, SCÈNE V. • i
( à Ariobarzane. ) D'un perfide allie, que le sénat condamne, La couronne est à toi, noble Ariobarzane. Home, qui les défend , punit aussi les rois. Retourne en tes états, fais-y régner nos lois. Mon amitié t'éléve au rang des plus grands princes ; En citoyen romain gouverne tes provinces \ Ferme de notre appui, fort de ma volonté, Sous l'abri du pouvoir fonde la liberté.
( Aux ambassadeurs des Parûtes. ) D'un peuple brave et fier j'estime la vaillance ; Des Parthes en ce jour j'accepte l'alliance.
( Faustus Sylla entre avec une émotion visible , et va se placer près de son père. )
( A Archelaùs. ) Pour toi, de Mithridate et l'agent et l'appui, Retourne vers ton maître, Archelaiis ; dis-lui Que je ne traite plus avec un roi barbare. Le sang qu'il a versé pour jamais nous sépare; Et cent mille Romains par son ordre égorgés, Tant qu'il verra le jour, ne seront point vengés.
( On entend du bruit au dehors, et un mouvement de
terreur s'empare de l'assemblée. ) Mais d'où naît voire effroi ?
OFELLA.
Des cris se font entendre.
SYLLA
Calmez-vous, ils n'ont rien qui doive vous surprendre ;
24 SYLLA
Mon ordre s'exécute , et ne doit effrayer Qu'un reste de proscrits que je fais châtier.
OFELLA.
Autour de ce palais la foule qui s'avance Paraît du dictateur attendre la présence.