ACTE III, SCÈNE VI. .j
( A Faustus. ) « C'est à ton amitié que j'en dois le bienfait.
FAUSTUS
« D'un meilleur avenir voyons-y le présage;
« Que la fidélité , l'amour et le courage
« S'unissent en ce jour pour triompher du sort.
«Plus malheureux que vous, par un pénible effort,
«Je dois concilier, dans ce cœur qui murmure,
« Les vœux de l'amitié , la voix de la nature.
« Citoyens et proscrits , pour vous le dictateur
« De tant de maux soufferts n'est que l'injuste auteur;
« Mais, à sa loi cruelle en voulant vous soustraire ,
« Je dois me souvenir qu'il est aussi mon père ,
« Qu'un intérêt sacré me ferait un devoir
« D'opposer mon respect à votre désespoir.
« Mon cœur, qui n'en saurait blâmer la violence,
« Lui laisse un libre cours, qu'arrête ma présence.
VALÉRIE
Noble ami ! quel espoir d'acquitter tes bienfaits?
faustus, en sortant.
Pardonnez à l'auteur des maux qu'on vous a faits,