‹ Sylvandire roman d'Alexandre Dumas mis en quatre chapitresChapitre 26 sur 60 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

ÜEVILLIERS.POESSKTTE, D’HERBIGNY, ROGER, SYLVANDIRE toujours roilée, FINAUD, TOURANGEAU, Invités au deuxième plan.

ENSEMBLE

D'HERBIGNY, DE VILLIERS, fOOISRTTF, TOCR»NGE»ü. Air nouveau de U. Guinée.

Les Toici, (lie.)

Et ce pauvre mari, lnfortuns Peu commune.

Est uni, quelle horreur 1 À quelque phénix de laideur !

Ah 1 plaignons son malheur !

ROGBR.

C’est fini 1 (bit)

Mon sort est accompli !

Infortune Peu commune,

Je vais voir, quaile horreur l Un rrai prodige de Uideur !

JS

Ah 1 quel est mon malheur !

riiURD et CHtKUft.

Nous voici! fine. J Hais , le pauvre rean t Infortune Peu commune.

Loin de croire au bonheur.

En cet instant, tremble de peur!

Ah 1 quelle est sa frayeur I Finard yrhente Sylvandire aus }(arenti et amie.

roger. d'un air fort trille. Bonjour, mes amis, bonjour!

d'herbigny, tristement. Recevez nos félicitations, chevalier.

ROGER, à de mi- onix à d' flerbigny. Hélas!

mon cher vicomte, je crois bien avoir joué à qui gagne perd 1

poussette, à Roger. Ah ça, est -ce que votre femme gardera toujours son voile?...

Un bandeau , c'est bon pour l'ainour... mais elle. ..

roger. Je tremble de dévoiler un affreux mystère !

poussette. Allons donc I dn courage 1 il faut bien savoir à quoi s’en tenir.

Sylvandire et Finard ont repris leur place.

ROGER , s' approchant de Sjlrandire et avec un grand embarras, Eh bien ! mademoiselle... madame, voulais-je dire...

SYLVANDIRE. Eli ! monsieur...

roger, à part. Sa voix entassez douce...

i llaul.) N'est-ce pas une idée bien bizarre, lien extravagante, qu’aette là monsieur votre père?., nous marier sans nous permettre de noos voir!

SYLVANDIRE. Mon père avait d'excellentes raisons, sans doute, monsieur... mais, si l'idée était extravagante, quel nom mérite donc l'homiuc qui a osé l'exécuter?

ROGER, se retournant vers scs amis. Ce n’est pas trop mal répondu.

POUSSETTE. Non. . . c'est assez logique.

ROGER, à Sylvandire. Ce n'était que par l'obéissance la plus passive, que je pouvais obtenir cette maiu... charmante...

sylvandire. Et gagner votre procès.

roger. Madame...

sylvandire. Oh! n’importe, monsieur...

j’espére que vous ne vous rcpeDtirez pas de ce que vous avez fait, quand v ous connaîtrez mon caractère.

tourangeau, dparf. Son caractère... mais son nez!

sylvandire. Je ne parle pas desavantages extérieurs... an philosophe les compte pour rient

poussette, à pan. Aie! aiel aie! la philosophie!

roger, à part. Nous y voilà!., je frémisl sylvandire. La beauté est on bien s fragile!

Air Vaudeville de V Héritière.

Par un visage qu’on admire,

Un cœur frivole, uo cœur lég»*v,

J»> te sais, m laisse séduire...

Mais, hélas l ce don passager D’un jour à l’autre peut changer.

Traits ravissants, frai» heur et grâce.

Le temps flétrit tout, dans son court;

Comme un éclair la beauté passe...

KOCC.R, à te» amie.

Mais la laideur reste toujours, (bis).

sylvandire. N 'êtes-vous pas de mon avis, monsieur le chevalier?

roger. Eh! eh!

tourangeau. Eh! eh!

ROGER , ri part. Elle a de l’esprit. {Haut.) Mai- diles-moi, madame... les motifs qui engageaient monsieur voire père à vous cacher à tous les yeux n 'existent plus...

tourangeau, à part. Je crois bien, maintenant le tour est fait

sylvandire. Il est vrai, monsieur le chevalier. ..

roger. Alors ce voile...

sylvandire. Tombera quand vous l’ordonnerez... n'ètes-vous pas mon seigneur et maître?...

TOURANGEAU, à part. Câline, va!

roger, à part. Ah! grand Dieu!., mais voilà que je tremble... N’importe... c'est trop tarder... {Haut.) Madame, veuillez, je vous en conjure, nous montrer ces traits...

SYLVANDIRE, écartant son voile. Vousêtes obéi, monsieur.

ROGER, transporté.[Qiw vois-je !... ô ciel!

est-il possible !

TOCS.

Air de Luna.

Qu'file est belle l

Auprès d'elle

¥ on cœur renaît enfin !

son

Plus d'alarmes!

Que de charmes !

Ah 1 quel heureux hymen !

ROCER.

Que d’attraits I est-ce un songe Qui s’ollre à nos cœurs transportés f

Tort.

Grand Dieu ! qu’il se prolonge

A yeux enchantés!

roger, en extase. Ah! madame!... excuseï-moi. . . la surprise... la joie... j’ai à vous demander grâce pour des soupçons...

sylvandire. Vous êtes pardonné, monsieur. *

De Villiem et d’Hcrbigny, s’approchent de Sylvandire, la saluent et échangent quelques paroles, pendant le dialogue de Roger et do Poussette, puis ils passent à droite.

ROGER, d parf , avec effroi. Ah! mon Dieu! mais j'y pense...

poussette , à demi- voix. Qn’avez-vons, chevalier ?

MAGASIN THÉÂTRAL

ROGER, de même. Une aussi gentille personne a déjà dû ctr*- aimée par quelqu’un, à moins qu'on ne l'ait tenue cachée dans une armoire.

poussette, n demi voix. Est-elle aussi jolie que (àmstanreî

ROGER, de même. Sansdoutc... mais j'étais sûr que Constance.. .

poussette, de même. Ali! chevalier, vous devenez d'une exigence. .. inconvenante!

pinard. Maintenant, mon» eurle chevalier, permettez tmus de vous mettre en possession de votre riche héritage... nous allons nous rend e à l'hôtel de Boulenois...

sïlvandire. Où vous serez reçu par mon père...

pinard. L’honorable maître Bouteau. conseiller rapporteur du roi en la grande chambre.

poussette. AL lire Bouleau!

d’herrignï. Le juge intègre!

DE villIi rs. Incorrui'tilile!

poussette. Ab ! tout s’explique enfin 1 ENSEMBLE, cm*, ru

Air dti Puritain».

Partons Maion^-nous de Ip« conduire Dan*? leur hôtel si brillant !

En res lieux tout doit séduire,

Car le bonheur les attend.

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