‹ Symphonies [microforme]Chapitre 33 sur 53 · L'AMOURETTE · texte numérisé non relu

L'AMOURETTE

U NE amourette passe, et sans traces s'éteint, Comme au ciel un instant luit l'étoile filante. Son rythme effleure à peine et n’a jamais étreint; Son parfum est léger, sa lueur, vacillante,

Et ce qui reste après: un souvenir, un rien!

Emaille de points d'or nos songes et nos rêves, Les soirs où l’âme est douce, ou qu'elle se souvient Et qu'elle s’attendrit à l’émoi de ces trèves.

C'est le répit sacré du cœur qui s'est brisé: Elle adoucit l'arête et calme la folie; Elle n’a ni stridence et ni heurt irisé,

Et c’est, fire et futée, une aigrette jolie!

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