L'AMOURETTE
U NE amourette passe, et sans traces s'éteint, Comme au ciel un instant luit l'étoile filante. Son rythme effleure à peine et n’a jamais étreint; Son parfum est léger, sa lueur, vacillante,
Et ce qui reste après: un souvenir, un rien!
Emaille de points d'or nos songes et nos rêves, Les soirs où l’âme est douce, ou qu'elle se souvient Et qu'elle s’attendrit à l’émoi de ces trèves.
C'est le répit sacré du cœur qui s'est brisé: Elle adoucit l'arête et calme la folie; Elle n’a ni stridence et ni heurt irisé,
Et c’est, fire et futée, une aigrette jolie!