‹ Symptômes oculaires et orbitaires dans les sinusites sphénoïdalesChapitre 21 sur 22 · TROUBLES FONCTIONNELS · texte numérisé non relu

TROUBLES FONCTIONNELS

Les nombreux troubles fonctionnels signalés par les auteurs sont plus rares dans la sinusite sphénoiïdale que dans les autres sinusites. Nous passerons rapidement en revue l’Asthénopie accommodative, le larmoiement et les modifications du champ visuel bien que ces symptômes sont communs à bien

d’autres affections oculaires. >

Asthénopie accommodative. — Pour Freemann, l'asthénopie non corrigée par des verres relève toujours d’une ethmoïdosphénoïdite. Hoople prétend que l’altération du cornet moyen peut altérer la fonction du muscle ciliaire et du droit interne, aggravanl ainsi les symptômes asthénopiques ; son interprétation est confirmée par Cuuhingam qui dans un cas de sinusite sphénoïdale constate la diplopie Par paralysie du droit interne ; il y avait de la papillite et de l’exophtalmie ; ces symptômes s'étaient déjà montrés deux mois auparavant, pendant deux semaines et disparurent après l'intervention.

Le malade de Ruault se plaignait de scotomes passagers.

L'inégalité pupillaire comme la mydriase ont été exceptionnellement notés en dehors des cas de paralysie oculaire.

La diplopie est souvent observée dans les cas de déplacement du globe et d’exophtalmie, tel le malade de Wurdemann qui présenta de la diplopie, de l’exophtalmie, une légère névrite optique, la température était de 40 degrés et la face vultueuse, un léger écoulement de pus par le nez attira l’attention ; comme la transillumination du sinus maxillaire fut négative on explora le sinus sphénoïdal, ce qui amena l’écoulement du pus et la disparition du symptôme.

Larmoiement. — Le sinus sphénoïdal plus éloigné des voies lacrymales, son infection retentit très rarement sur celles-ci ; c'est surtout lorsqu'il y a infection du sinus ethmoïdal postérieur que l’on observe ce symptôme. Il peut être fréquemment mis sur le compte de l’hyperhémie conjonctivale.

Dans le cas rapporté par Hoffmann Richard, un abcès de l’orbite comprimait le sac lacrymal et dans celui de Wood (Ophtalmoscop. 1907) le muscle de Horner était touché. |

Il semble que l'infection par continuité puisse expliquer ce phénomène, alors que du côté de l’ethmoïde dont la muqueuse est plus riche en terminaisons nerveuses, la voie réflexe semble plus vraisemblable.

Rétrécissement du champ visuel. — Le

Le BG rétrécissement du champ visuel paraît une chose excessivement rare en dehors des cas de névrite optique. Moreau dans sa thèse rapporte une observation très probante de sinusite sphénoïdale où sans trouble de la vision le malade présenta un rétrécisse ment concentrique du champ visuel avant et après l'intervention. ue

Ilest vraisemblable qu'uneinfection très atténuée du nerf optique et difficile à déceler puisse expliquer ce phénomène. Es

Paralysie des mouvements d'association. — Gleeg et Hay ont rapporté l'observation d’une malade atteinte de paralysie du mouvement d’associalion avec rétrécissement du champ visuel qui disparut après l'ouverture de sa sinusité sphénoïdale ; c'est un fait aussi rare que difficile à expliquer.

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