‹ Synergie hypophyso-folliculaire dans les troubles menstruelsChapitre 15 sur 22 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

La plupart de nos observations ont été recueillies dans Le service de M. le Docteur DEVRAIGNE, à l'hôpital Lariboisière.

. OBSERVATION 1 (1.282). — Mme Francine P..., 31 ans. Stérilité primitive de huit ans. Ses antécédents héréditaires et collatéraux ne révèlent rien de particulier. Pas d’antécédents personnels pathologiques sauf quelques pertes blanches il y a plusieurs mois.

Réglée à 19 ans normalement, régulièrement. Durée trois jours.

Il y a un an les règles sont devenues plus abondantes et durent sept à huit jours.

A l'examen général, on remarque que la malade est d’une maigreur très prononcée.

Les mains sont épaissies.

Examen gynécologique : col assez long paraît sain, corps en antéversion, pas d’annexite.

À partir du onzième jour après le début des règles, glaires très louches (purulentes).

On prescrit le traitement par ocréine, pluriglandulaires et ovules.

Après deux mois de ce traitement, les règles sont devenues très peu abondantes et durent un jour à peine.

Un traitement par antéhypophyse pendant quatorze jours après la fin des régles, suivi par la folliculine pendant quatorze jours, ramène une menstruation plus abondante.

OBSERVATION 2 (1.721). — Mme S. L.., âgée de 34 ans.

Vient consulter le 6 décembre 1933 pour la stérilité de cinq ans.

Antécédents personnels pathologiques : Appendicectomie il y a cinq ans. Pertes blanches depuis des années.

Réglée à 11 ans normalement, sans douleurs. Durée trois à quatre jours. ,

Depuis trois mois, les règles sont devenues très peu abondantes.

Examen gynécologique : au niveau du vagin quelques pertes blanches caséeuses, col et corps utérins paraissent normaux, légère annexite gauche.

On prescrit un traitement comprenant :

1° Antéhypophyse-ovaire pendant six jours après la fin des règles ;

20 Puis pendant douze jours, la folliculine ;

39 Pendant les six jours suivants l’ocréine.

Ce traitement poursuivi pendant quelques mois régularise les menstruations d’abord au point de vue d’abondance, ensuite au point de vue de la durée.

OBSERVATION 3 (1.662). — Mme B. A.…, stérilité de neuf ans, primitive. ;

Réglée à 15 ans, abondamment et sans douleurs. Durée cinq à six jours.

Depuis son mariage les règles ne durent qu’une seule journée et sont très peu abondantes.

A l'examen gynécologique : le col utérin un peu rouge, corps normal, pas d’annexite appréciable.

Le traitement comporte six jours d’antéhypophyse, suivis de quinze jours de folliculine et les ovules antiseptiques.

La malade revue deux mois après, fait connaître que ses règles sont survenues au temps normal et en plus forte abondance.

OBSERVATION 4 (2.652). — Mme Bar.…., âgée de 34 ans. Stérilité secondaire de quinze ans.

Réglée à 12 ans avec des intervalles intermenstruels irréguliers, généralement trop longs. Durée des règles deux jours, abondance faible, douleurs nulles.

Examen gynécologique : le col utérin rouge, leucorrhée abondante.

Corps en légère rétroversion paraît petit. Trompes paraissent normales.

Traitement : ovules antiseptiques, triade (anthypophyse-ovaire pendant six jours, folliculine pendant douze jours suivants, six jours d’ocréine), régime d’amaigrissement.

Après sept mois de ce traitement les règles normales s’établissent.

OBSERVATION 5 (1.695). — Mme B. S..., 33 ans. . Vient consulter le 28 octobre 1932 pour la stérilité de treize ans, primitive.

Rèéglée à 12 ans, tous les vingt-huit jours. Abondance très faible. Durée deux à trois jours.

Douleurs pendant deux jours avant l’apparition des règles. Exemen général : hyperexcitabilité nerveuse.

… Examen gynécologique : au niveau du vagin, pus en petite quantité ; leucorrhée blanchâtre. Col paraît sain. Corps de l’utérus est en rétroflexion très marqué. Pas de glaires dix-huit jours après le début des règles. ;

Traitement : Ovules antiseptiques, crayons, administration successive d’anthypophyse, de folliculine et d’ocréine.

11 janvier 1933, on continue le même traitement.

8 mars 1933, les dernières règles ont duré sept jours.

OBSERVATION 6 (H. Dôhler-Wiener Med. Wehschr, 1933, N° 49), 25 mars 1933. — T. P.., âgée de 31 ans. La première menstruation à 10 ans et demi. Règles normales jusqu’à l’âge de 18 ans, puis neuf mois d'aménorrhée. À 21 ans la malade subit plusieurs séances de radiothérapie pour péritonite tuberculeuse d’où s'ensuit une aménorrhée qui dure trois ans.

Depuis trois ans, les menstruations surviennent tous les deux à quatre mois.

Dépression, vertiges, syncopes, adiposité douloureuse de la paroi abdominale. Poids 74 kg. La dernière menstruation le 15 mars 1933. Après 5 injections d'extrait antéhypophysaire (Praepitan), on remarque l’amélioration de l’état général. En avril et mai les injections d’hormone ovarienne font apparaître les règles normales. Il ne faut pas être surpris de l’action des préparations ovariennes, puisque les voies génitales ont été sensibilisées par l'extrait antéhypophysaire.

La sensibilité de la paroi abdominale n’est plus aussi marquée. Poids 72 kg.

OBSERVATION 7 (J. A. Viriot. Semana Medica, 9 juillet 1931).

MneS. R.., âgée de 29 ans, vient dans le service pour des périodes menstruelles prolongées durant de quinze à vingt jours. Ces perturbations dans les règles sont apparues il y a un an et demi.

Antécédents sans importance.

Etat actuel : on se trouve en présence d’une malade qui est atteinte de dysménorrhée douloureuse. C’est une grande nerveuse qui se plaint, d'autre part, de palpitations et d’intenses bouffées de chaleur.

Exemen général et gynécologique ne révèle rien de particulier.

En présence de ces symptômes on porte le diagnostic d’insuffisance ovarienne et on y oppose le traitement suivant :

Lobe antérieur de l’hypophyse et folliculine, 10 unités de chaque, tous les deux jours, en injections.

Depuis la sixième injection la menstruation devient moins douloureuse et d’une abondance moyenne. Après la dix-huitième injection, le rythme menstruel se régularise et les symptômes précédents s’améliorent. L'amélioration est durable.

OBSERVATION 8 (J. A. Viriot, Semana Medica, 8 juillet 1931).

Mne B. L..., âgée de 24 ans, nous consulte pour la stérilité. C’est une dysménhorrhéique qui présente des phénomènes d’insuffisance ovarienne : bouffées de chaleur, nervosité, céphalée, menstruations insuffisantes.

Les antécédents de la malade comme l’examen général et gynécologique n’apportent rien de particulier.

Dans ce cas, nous avons prescrit un traitement par le lobe antérieur de l’hypophyse et la folliculine, 10 unités de chaque pour une injection faite tous les deux jours.

Le premier mois, la menstruation apparaît trop précocement et dure trois jours, complètement indolore. |

La deuxième menstruation pareille. Après quatre mois du traitement, les règles se normalisent. Le traitement est poursuivi encore un mois.

OBSERVATION 9 (P. Gautier, Thèse de Paris, 1934).

Mie Li.…., 27 ans. Cellulite. Entérocolite. Obésité douloureuse. Taille 1m 52, poids 61 kg. k

A commencé à engraisser en 1929, a augmenté de 6 kg. en six

ee

mois et n’a pas pu les perdre malgré des régimes sévères, et les règles ont diminué peu à peu pour cesser de février à juin 1931. Ecoulement infime en juin. M. B. normal + 6 p. 100. En juillet 1931 on fait douze injections d’extrait antéhypophysaire à partir du septième jour qui suit le début des règles précédentes, Lors de la période suivante règles plus abondantes. Pendant les trois mois suivants on donne la folliculine par voie buccale. Les règles deviennent régulières et presque normales. Le poids n’a pas été modifié par ce traitement.

OBSERVATION 10 (P. Gautier, Thèse de Paris, 1934).

1931. Religieuse, 24 ans, règles irrégulières, peu abondantes, douloureuses. Pilules d’antéhypophyse, plus folliculine.

Bons résultats, en deux mois nette amélioration.

OBSsERVATION 11 (P. Gautier, Thèse de Paris, 1934).

Me Basti.…., infirmière, 35 ans. À été opérée en 1927 pour salpingite. Ovariectomie gauche.

Mars 1933. Depuis trois ans, absence de règles. Une série uphyzolocréine sans résultat.

Mai 1933. Quatorze injections d’extrait antéhypophysaire. Dernières règles le 3 mai. On fait douze injections de lobe antérieur, puis six injections de folliculine.

Juin 1933. Règles normales, durent trois jours.

OBSERVATION 12 (P. Gautier, Thèse de Paris, 1934).

Mme F.., 23 ans. Réglée à 16 ans, mais irrégulièrement, les règles apparaissent parfois durant deux ou trois périodes successives et disparaissent ensuite quatre à six mois.

Lorsqu'’elles surviennent, les règles, bien qu’un peu pâles, sont normales mais douloureuses au point de forcer la patiente à se courber. Reçoit trois séries d’injections d'extrait antéhypophysaire durant trois mois de suite, faites dès le dixième jour, après les règles précédentes, associées à un traitement par des ovules contenant de la folliculine.

Progressivement les règles redeviennent normales, le sang est plus rouge et les douleurs disparaissent .

Au lieu d’apparaître irrégulièrement, les règles surviennent tous les vingt-huit jours. Lors des deux premières séries les règles étaient apparues après trente-six jours. Il y a donc amélioration au point de vue durée et régularité du cycle, douleurs et qualité des règles.

OBSERVATION 13. Mme L,. M..., 36 ans.

Réglée à 13 ans et demi. Intervalle intermenstruel de vingt-et-un jours. Durée deux jours. Abondance faible. Douleurs violentes le premier jour des règles.

Examen gynécologique : col utérin petit ; corps petit, en antéflexion marquée. Pas d’annexite appréciable.

Traitement : quatre jours d’antéhypophyse après la fin des règles, suivis par huit jours de folliculine, qui est elle-même suivie par ocréine jusqu’au moment des règles.

Deux mois plus tard on remarque une amélioration nette au point de vue abondance, moins marquée pour les douleurs.

OBSERVATION 14 (1.944). — Mme Clémencie M..., 21 ans, consulte pour la stérilité secondaire de deux ans.

Antécédents héréditaires et collatéraux sans importance.

Page 1