Son intervention dans les troubles menstruels
Nous avons appliqué ces notions au traitement des irrégularités de menstruation.
Il nous semble pouvoir résumer ce travail critique, expérimental et clinique, dans les propositions suivantes :
A. Le lobe antérieur intervient en tout moment de la vie génitale de la femme. Ce fait est prouvé par l'effet provoqué par l’hypophysectomie chez les animaux, par les méthodes d’implants et d'extraits injectables.
B. Une interrelation intime s'impose entre l'ovaire et la glande pituitaire pour assurer le fonctionnement régulier du système préhypophyso-génital ; toute diminution de
folliculine dans les humeurs augmente la fonction sexuelle de l'hypophyse, mais une augmentation notable du taux de la folliculinémie inhibe la sécrétion hypophysaire.
C. Les dérèglements de la sécrétion préhypophysaire dans le sens d’hypo ou d’hyperfonctionnement retentissent considérablement sur le cours du cycle menstruel.
D. Les modifications de l’activité sécrétoire de l’hypophyse provoquent à la puberté le déclanchement des premiers phénomènes de la vie génitale.
D’ Le facteur hypophysaire est à la base de la plupart des troubles menstruels à l’époque de la puberté; il s’y ajoute assez fréquemment le facteur thyroïdien.
E. La gravidité entraîne des modifications considérables dans les processus hormonaux de l’organisme. Elles sont dues d’une part à l'apparition du placenta, véritable glande endocrine de la gestation, d’autre part à de profonds remaniements subis par les autres glandes à sécrétion interne.
F. La ménopause ne paraît pas être un phénomène d’origine hypophysaire ; elle doit être considérée comme une manifestation polyglandulaire à point de départ ovarien.
G. La folliculine et la lutéine sont l’une à l’autre intimement liées, leurs actions respectives se complémentent ou se contrarient suivant les doses injectées et l’ordre chronologique de leur administration.
H. Le dosage biologique des hormones donne des indications précieuses pour le diagnostic étiologique, pronostic et traitement des insuffisances ovariennes.
a) La constatation d’une grande quantité de prolan dans les humeurs d’une femme non enceinte indique la mort ovarienne.
b) Le dosage permet d'éviter l’administration d’hormone à un organisme qui en est surchargé.
c) Le dosage de folliculine, combiné à la recherche des glaires cervicales translucides, fait connaître le moment d'ovulation et permet de baser le mode d'administration des produits opothérapiques sur ce point de repère.
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I. Le traitement des troubles de menstruation paraît pouvoir s'inspirer des considérations suivantes :
a) La suppression ovarienne totale est justiciable d’une médication substitutive.
b) Les retards dans le développement génital à la puberté et les troubles menstruels chez les femmes Jeunes sont généralement améliorés par les extraits antéhypophysaires.
c) Dans l'insuffisance ovarienne plus prononcée et durable l’association hypophyso-folliculaire ou hypophyso-folliculo-lutéinique paraît être particulièrement indiquée.
d) Le mode d’administration doit reproduire le cycle normal des sécrétions internes, c’est-à-dire que chaque hormone doit être introduite dans l’organisme au moment de son action à l’état physiolo-
gique.
Vu, le Doyen : Vu, le Président de Thèse :
M. ROUSSY. M. COUVELAIRE.
Vu et permis d'imprimer, le Recteur de l'Académie de Paris :
SICHARDETT.
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