‹ Synopsis des agrioninesChapitre 101 sur 264 · Iscanura RuFosTIGMA , de Selys · texte numérisé non relu

Iscanura RuFosTIGMA , de Selys

Ptérostigma des supérieures rouge orangé, en losange allongé, trèsoblique, à côtés égaux, le côté inférieur couvrant toute une cellule ainsi que l'externe, de sorte que la 24e moitié du losange surmonte la cellule suivante; celui des inférieures jaune, plus petit, presque réniforme, couvrant une cellule, Quadrilatère des supérieures à côté interne le plus court, le supérieur ayant la moitié de l'inférieur. Aux ailes inférieures, le supérieur ayant plus de la moitié de l'inférieur, Aïles à réseau ocracé, la nervule basale postcostale entre la 4re et la 2e antécubitale; 7 posteubitales.

Rouge clair varié de noir bronzé.

Tête médiocre, globuleuse, rougeûtre pâle; une ligne à la base de la lèvre supérieure et le dessus de l'épistome acier. Les premiers articles des antennes roux pâle; dessus de la tête noirâtre, paraissant renfermer de chaque côté un gros point postoculaire (bleuâtre?) Derrière des yeux roux jaunâtre, Prothorax noirâtre, jaunâtre à la base et de côté, le bord postérieur arrondi, un peu redressé au centre.

Thorax roux jaunâtre, le devant noirâtre avec une raie antéhumérale assez large, un peu courbée, roussâtre. Abdomen robuste, roux orangé, avec une tache dorsale carrée, noirâtre au 1er segment, ne touchant pas le bout, l'articulation basale et la moitié postérieure du 8e, tout le dessus du 9e et le dessus du 40°, excepté Je bord postérieur, noirâtres ; au 8e le cercle basal est relié à la moilié postérieure par une ligne dorsale de

( 284 ) même couleur. Le bord du 10° roux, terminé par deux petits tubercules coniques un peu relevés, assez rapprochés à chaque côté de l’arête.

Appendices anals jaunâtres ; les supérieurs très-courts paraissant subcylindriques et redressés sous les deux pointes du bord ; les inférieurs un peu plus longs, épais à la base, SRPLIQUESS écartés, leur pointe mousse marquée d’un point acier.

Pieds médiocres, roux jaunûtre, avec une bande externe acier aux fémurs; cils obseurs, courts (5 aux tibias postérieurs). Dent inférieure des onglets plus courte, peu marquée.

Patrie : Indiquée de l'Inde par M. Samuel Stevens. (Coll. de Selys.) Un exemplaire unique.

NB. Cette espèce ressemble au premier abord à la Pyrrhosoma tenellum par la stature et la coloration , mais elle me paraît appartenir aux Jschnura par la présence de taches postoculaires (mal marquées, il est vrai), par le bout prolongé et échancré du 40° segment, et par le ptérostigma des ailes supérieures beaucoup plus grand que celui des inférieures et un autrement coloré.

Si c'est bien une Jschnura du groupe à coloration rouge, elle se sépare de suite de la delicata par le ptérostigma des supérieures en RER très-allongé ,

très-oblique et pointu.

Elle a certains rapports de coloration avec l'Amphiïagrion sancium de l'Amérique

séptentrionale.

Sous-genre 4. — AMPHIAGRION, pe Seuys.

AGrion, Ramb., Hag.

Secteur inférieur du triangle naissant avant la nervule basale postcostale. Dix à douze nervules antécubitales aux ailes supérieures. Ptérostigma semblable aux quatre ailes dans les deux sexes.

Pas de taches postoculaires.

Lèvre inférieure fendue dans son quart apical, à branches épaisses un peu distantes. Abdomen médiocre.

Pieds à cils médiocres (5 aux tibias postérieurs en dehors).

o* Coloration rougeâtre en tout ou en partie. Le 40° segment émarginé, non redressé. Appendices anals médiocres, les supérieurs avec une branche basale interne.

@ Épine ventrale forte, aiguë. Coloration presque semblable,

Patrie : Amérique septentrionale chaude.

( 285 ) 4e groupe : (A SAUCIUM).

Secteur inférieur du triangle commençant notablemen avant la nervule basale postcostale.

A. saucium. — amphion.

2m groupe : (A. HETERODOXUM).

Secteur inférieur du triangle commençant un peu avant la nervule basale postcostale.

A. heterodoxum. — flavescens.

NB. C'est avec une grande hésitation que je propose l'établissement de cette coupe pour y caser quatre espèces dont une seule (saucium) est complétement connue,

Jo me suis décidé à prendre ce parti parce que ces Agrions ne rentrent bien dans aucun autre sous-genre pourvu d'une épine vulvaire, de sorte que pour les classer dans l'un ou l’autre, il faudrait altérer les caractères assignés. Elles possèdent, en commun d'ailleurs, une lèvre inférieure assez courte, à branches épaisses distantes, et pas de taches postoculaires claires, ce qui empêche de les regarder comme des /schnura rouges, d'autant plus que le 10e segment n’est pas élevé en lame redressée.

Le dessin et la coloration de l'abdomen et l'absence de taches postoculaires les éloignent tout à fait des Ænallagma. — On serait plus tenté de les rapprocher des Oxyagrion, mais le point de départ du secteur inférieur et la forme du 10° segment s'y opposent également.

En attendant que l'on puisse examiner des séries complètes des trois espèces mal connues, il est prudent de les présenter dans un groupe séparé.

La présence de l'épine vulvaire empêche toute confusion avec les espèces rouges de la seconde partie des Agrions qui existent dans les sous-genres Pyrrhosoma, Erythragrian, Telebasis, ete.

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