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Enallagma aduncum (Antilles). ; |
2mwe SECTION.
Cils des tibias courts, peu divariqués. Chez le mâle le 10° segment de l'abdomen noir, excepté chez E. parvum).
Qne groupe : (E. CYATHIGERUM).
Chez les mâles le 10° segment de l'abdomen avec une tache ou bande dorsale noire, — les 8° et 9° bleus.
A. Tache noire du 2° segment en T (dont la queue peut manquer, — prolongée en ligne jusqu’à la base chez £. traviatum); 8° et 9° segments bleus.
a. Nervule postcostale sous la 1'° antécubitale.
E. durum.
b. Nervule postcostale entre la 1° et la 2° antécubitale.
E. Doubledayi— cyatigerum—(et races : boreale —unnexum — robustum) — deserti — brevispina — Hageni— ebrium — civile (et race : plebeium — simile) -- prœvarum — semicirculare — aspersum — traviatum (zone froide et tempérée de l'hémisphère équatorial.
B. Tache noire du 2° segment en bande dorsale.
a. 8° segment bleu en tout ou en partie, 9° bleu.
£. divagans — exsulans — cultellatum (Amérique septentrionale).
b. 8° segment noir en dessus, 9° bleu ou clair.
E. signatum — pollutum (Amérique.septentrionale).
3me groupe : (E. CÆCUM).
Chez le mâle le 2° segment bleu violet sans tache en dessus, 8° et 9° bleus.
E. cœcum (et race cardenium) — (Amérique septentrionale tropicale).
Sme groupe : (INCERTÆ SEDIS).
Espèces chez lesquelles le mâle a au 2° segment une bande
ar af à
dorsale noire complète ou maculaire et les 8-9° segmnts bleus.
a. Ptérostigma noirâtre.
E. nigridorsum — obliteratum — gabonense — subfurcatum (Afrique australe).
b. Ptérostigma jaune.
E. malayanum — parvum — melanotum (Asie australe).
Les Enallagma que l’on peut considérer comme typiques, (ceux du groupe du cyathigerum) qui habitent la zone froide et tempérée de l'hémisphère boréal, ont la plus grande ressemblance avec les Agrion proprement dits du groupe de l'A. puella, qui habite la même zone,
Sous le rapport du dessin, les mâles des Enallagma s’en séparent toutefois par un point notable, qui est sans doute un reflet de l’organisation musculaire: la tache noire postérieure en T du 2° segment ne possède pas de branches latérales longitudinales se dirigeant vers la base du segment, comme cela se voit, au contraire, chez les Agrion du groupe de puella.
Quant aux femelles, on les reconnaît de suite à la présence de l'épine vulvaire qui termine en dessus le 8° segment.
Le premier groupe, composé du seul £. aduncum, est bien notable par la longueur des cils divariqués des tibias, qui le feraient classer parmi les Argia, si l'épine vulvaire de la femelle ne s’y opposait. Le seul exemplaire femelle que j'aie examiné moi-même, ayant perdu le bout de l'abdomen, je n'ai pu constater l'épine que signale le D' Hagen. Il y aura probablement à constituer pour l'aducum un nouveau sous-genre, que l'on pourra nommer Argiallagma, et qui différerait des Argia par la lèvre inféricure à branches non écartées, quoique fendue dans son tiers terminal.
Le 5° groupe (cæcum) est isolé et remarquable par la nuance violet brillant du bleu fondamental.
Les espèces du 4° groupe (incertæ sedis) rappellent le dessin de l'Agrion Lindenii. Elles sont localisées en deux sous-groupes habitant les climats chauds, l'un en Afrique, l'autre en Asie.
(499 ) La femelle du nigridorsum est seule connue. Mais celle des six autres espèces ne l'étant point, ce n’est qu’en me guidant sur l’analogie du dessin et de la coloration que je me suis décidé à les placer parmi les Enallagma. Si ces femelles n’avaient pas d’épine vulvaire, ce seraient des Agrion.