Envrnromma? Gayi, de Selys
Abdomen 51-55; Q 51. Aile inférieure o° 24-27; Q 97.
Aïles longues, à peine salies; réseau fort, noir; ptérostigma brunâtre entouré d’une forte nervure noire, en losange extrêmement oblique, surmontant un peu plus d'une cellule; les côtés interne et externe égaux, plus longs que les autres; 16-20 posteubitales; 5, parfois 4, cellules anténodales. Ailes cessant.d'être pétiolées un peu avant la nervule basale post= costale qui est placée beaucoup plus près de la 2e que de la 4re antécubitale; quadrilatère long, à côté supérieur ayant aux premières ailes la moitié, aux secondes les trois quarts du côté inférieur,
oc" Semi-adulte. Tête robuste, jaunâtre en arrière et en dessous. Face vert clair en avant avec une bordure noire basale à la lèvre plus ou moins avancée en triangle au milieu; dessus de l'épistome, dessus du front et de la tête noir brun sans taches postoculaires , mais avec une tache ovale jaune de chaque côté du vertex, entre les ocelles et les antennes.
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Prothorax noirâtre en dessus, sa base, ses côtés, une grande tache latérale de chaque côté, olivâtres; le bord postérieur presque divisé en trois festons, dont le médian arrondi est verdâtre entouré de noir.
Thorax noir en avant, l’arête médiane et une bande antéhumérale olivâtres; le noir dépassant latéralement en carré au bas de la suture humérale vers les seconds pieds; les côtés bleuâtre pâle, un peu jaunàtre en dessous ; un trait noir bien marqué en haut de la suture sous les secondes ailes.
Abdomen assez robuste, jaunâtre en dessous, noirâtre en dessus, annelé de bleu ainsi qu'il suit : 14 et 2e segments bleus, le 1tr avec une tache basale brunâtre carrée, le 2° avec une tache fourchue de même couleur . (dans le genre de celle de l'Agrion puella) à branches épaisses, le côté Lerminal transverse un peu interrompu comme chez l'Argia fissa; les 5-72 noirs en dessus avec un anneau bleu occupant environ le huitième basal ; les trois derniers segments bleus à articulations noires, bord du 10e non redressé, à peine échancré.
Appendices anals un peu plus courts que le dernier segment. Les supérieurs bruns, noirs en dessus, en forme de bec d’aigle, dont le croche est courbé en bas, ce qui se voit bien de profil, s'appuyant sur les inférieurs qui sont bleuâtres, un peu plus longs, droits, presque contigus, aplatis, relevés et émarginés au bout qui est tronquè. La branche en bec des supérieurs est en outre doublée à sa base en dessus d’une petite branche courte, pointue, couchée sur elle.
Pieds robustes, jaune pâle, L'extérieur des fémurs, l'intérieur des tibias et les cils noirs. Ceux-ci forts, assez longs, assez divariqués (7 aux tibias postérieurs en dehors, 10 en dedans). Tavses noirs. Onglets forts, à dent inférieure saillante.
d Très-adulle. Le jaunâtre ou olivätre du prothorax, du thorax et du dessous de l'abdomen remplacé par du bleu.
Q@ Tout ce qui est bleu ou olivàtre chez les o* est remplacé par du jaune; les dessins obscurs sont d’un noir acier. La raie noire de la lèvre plus large, égale; la tache latérale jaune du prothorax plus large, confluente avec le bord; les festons latéraux du lobe postérieur aussi avancés que le médian, prolongés chacun de cdlé en une pointe épaisse, courte.
Dessin du 1° segment comme chez le mâle, la bande dorsale acier commençant dès le 2° segment et prolongée jusque sur le 96, sur lequel elle n'occupe cependant que la moitié basale et se termine en deux pointes. Les anneaux jaunes des 3-7° segments étroits et interrompus. Le 10€ tout jaune, comprimé, son bord un peu fendu. Suture ventrale fortement noire. Valvules jaunâtres.
æ ( 1509 ) Appendices jaunes coniques, très-courts.
Patrie : Chili : un mâle par Gay, au Muséum de Paris; un couple coll. Mac Lachlan,
* NB. Espèce difficile à classer; remarquable par sa grande taille, ses nervules posteubitales nombreuses; les ailes fort péliolées, èu égard au sous-genre ; la nervule basale posteoslale très-reculée; les deux taches du vertex; la forme du prothorax; enfin les appendices anals du mâle,
159, Enxrnnomma ? BLancnarpi, de Selys.
Abdomen o* 28. Aile inférieure 21 1},.
0° Adulte. Extrêmement voisine du P. Gayi.
Voici les différences principales :
1° Stature notablement plus petite (voyez les dimensions plus haut). Diamètre de la tête 5mm 1}, (plus de 4mm chez sa voisine).
2 Moins de nervules postcubitales (14 seulement); 5 cellules anténodales ; ptérostigma un peu jaunâtre, moins haut, plus allongé.et cependant couvrant à peine une cellule.
5° Iln’y a que 5-6 cils en dehors des tibias postérieurs (6-7 en dedans).
4 Les anneaux bleus de l'abdomen plus étroits. La tache noire fourchue du 2° segment plus complète, touchant la base.
5° Les appendices supérieurs sont surmontés d'une branche fine, courbée, pointue, redressée contre le bord postérieur du segment qu'elle dépasse, de sorte qu'en les regardant en arrière , On croirait au premier abord, que c'est le bord postérieur qui se termine par ces deux petites cornes courbées. Chez le Gayi, ces cornes sont remplacées par ses pointes plus courte, penchées sur la branche principale que j'ai comparée à un bec d’aigle,
© Inconnue.
Patrie: Chili par Reed, Un mâle unique communiqué par M.Mac Lachlan.
NB. J'aidédié cette espèce au savant professeur Blanchard, qui a publié l'Entomologie du grand ouvrage sur le Chili de M. Gay, à qui j'ai consacré l'espèce
voisine, L'exemplaire étant très-adulte, le jaunâtre est partout remplacé par du bleu.
2e SÉRIE, TOME XLI. 84
sl/
Quelques réflexions sur le calcaire eifelien, par M. J. Gosselet, professeur à la Faculté des sciences de Lille. |
L'Académie royale de Belgique a accueilli, il y a trois ans, avec une faveur dont jé ne saurais lui être trop reconnaissant, ma carte géologique de la bande méridionale des calcaires dévoniens de l’Entre-Sambre-et-Meuse. C'était la démonstration la plus évidente que je pus donner du principe que j'avais eu la satisfaction de voir adopter par les géologues belges àlla suite de mon travail de 1860 (1) : La division du calcaire eifelien de Dumont en trois parties appartenant chacune à des étages différents. J'y montrais aussi le développement extrême que prend dans cette région la division |calcaire supérieure où calcaire de Frasne. |
JL devenait naturel de se demander pourquoi, dans les bandes plus septentrionales qui s'étendent au S. et au N. de la crête silurienne du Condroz, on ne voyait qu'un seul calcaire. Jai entrepris de résoudre ce problème.
J'ai eu l'honneur, il y a un mois, d'offrir à l’Académie une petite note (2) contenant les résultats auxquels je suis arrivé. Je demande la permission de les résumer en quelques lignes à cause de leur intérêt pour la géologie de la Belgique.
(1) Mémoire sur les terrains primaires de la Belgique, des environs d'Avesnes et du Boulonnais. 1860.
(2) Le calcaire de Givet. Annales de la Société géologique du Nord, t. I, p. 56.
portées rapidement dans le Sens du courant, L’arc voltaïque doit ainsi sa permanence au mouvement des particules qui le traversent. Quelles seront, dans le système projeté par l'auteur, les influences réciproques de deux courants de particules ia incandescentes se rencontrant à angle droit? Ces rencontres continues des particules de carbone ne seront-blles point la cause, à l'égard de chacun des courants, dé résistances très-nuisibles à l'intensité de la lumière élecrique ? Ces questions doivent être résolues à l’aide d'expériences spéciales.
La classe doit juger, d’après les considérations qui précèdent, que quand bien même la note dont il s’agit serait assez détaillée et assez précise pour être appelée à prendre place dans le Bulletin de l'Aéadémie, il y aurait à demander à l’auteur des expériendes qui vinssent à l'appui de son système. En présence dé cet état de choses, je n’hésite pas à demander fe dépôtde cette note aux Archives. »
Ces conclusions sont adoplées.
se
COMMUNICATIONS ET LECTURES
M. Morren, inscrit pour une lecture Sur le rôle. des lerments dans la nutrition dés plantes, demande la remise à la prochaine séance, — Actordé.
— M. Dupont informe l’Académie de la découverte de nombreux vestiges de l’âge! de la pierre polie dans les environs d’Hastière-sur-Meuse. On y a trouvé non moins de quinze cavernes sépulcrales de cette époque. Cinq d’entre elles ont déjà fourni les restes d'environ cinquantecinq squelettes humains. Trente-cinq crânes sont assez
( 490 bien conservés. Seize des ernplacements, occupés sur les plateaux par les peuplades de ce temps qui n'étaient plus troglodytes , ont été explorés et l’on y a déjà recueilli de nombreux débris d'outils et d'armes en silex. Ces découvertes sont destinées mieux définir le caractère de cette phase encore obscurefde notre ethnographie ancienne.
Le 2 ce" + Synopsis des Agrionines (suite du genre AGRION) ; par M. Edmond de Selys Longehamps , membre de l'Académie.
Sous-genre 13. — PSEUDAGRION, pe SELys.
AcGrion, Ramb, Burm.
Secteur inférieur du triangle naissant à la nervule basale postcostale (rarement un tant soit peu auparavant). Ptérostigma en losange, ou rhomboïde, semblable aux quatre ailes; 8 à 17 nervules postcubitales.
Des taches postoculaires claires, ordinairement cunéiformes (rarement suboblitérées).
Lèvre inférieure fendue dans son quart ou son tiers basal.
Tête, thorax et abdomen médiocres ou grèles.
Cils des tibias médiocres ou assez longs (4-7 aux postérieurs en dehors). Onglets à dent inférieure variable , plus courte que la principale.
g Coloration variable. Appendices anals supérieurs assez longs, presque toujours fourchus ou échancrés; les inférieurs plus courts.
Q Coloration généralement dissemblable. Prothorax à bord postérieur muni de chaque côté du lobe postérieur d’une tige mince, complétement rejetée et couchée sur le lobe médian.
Pas d’épine vulvaire.
Patrie : Afrique et Asie tropicales et australes. Malaisie. Une espèce dans l’Australie septentrionale.
ps
Aer groupe : (Ps. FURCIGERUM).
8° et 9° segments du mâle bleus ou bleuâtres.
À. Une bande noire à la seconde suture latérale du thorax. (Appendices supérieurs fourchus.)
P. melanicterum — Angolense — Prætexlatum (Afrique). B. Pas de bande noire à la seconde suture latérale du thorax.
a. Appendices supérieurs du mâle fourchus.
Ps. furcigerum (Afrique).
b. Appendices supérieurs du mâle émarginés, non fourchus. Coloration bleuâtre.
Ps. glaucescens—torridum—nubicum (Afrique).
Ps. decorum —microcephalum (et races? Australasiæ — migratum et approximans)? — Cyane — ? hisopa —? rubriceps (Asie et Malaisie).
2e groupe : (Ps. PRUINOSUM).
8° segment du mâle noir, 9° clair ou en partie noir. Appendices supérieurs émarginés (Malaisie)
A. Une bande noire à la seconde suture latérale du thorax. Ps. crocops — coriaceum.
B. Pas de bande noire à la seconde suture latérale du thorax.
5 sit « :
Ps. pilidorsunt®! USlUM — magnanimum — pruinosum — ? hypermelas.
NB. Les Pseudagrions semblent très-voisins des vrais Agrions. Cependant il fallait bien les isoler, du moment où l'on accordait de l'import tiré du point de naissance du secteur inférieur du triangl nervule basale postcostale. Certaines espèces semblent aussi Télebasis du sous-genre Sténobasis, que je dé Ps. hisopa et rubriceps.
Le prothorax des femelles est très-particulier par les deux tiges minces et
ance au caractère e par rapport à la se rapprocher des crirai plus loin, par exemple, les
courtes rejetées vers la tête dont il est pourvu. Il est probable que cette conformation singulière que le Dr Hagen caractérise par le nom de prothorax aîlé coïncide avec celle des appendices supérieurs des mâles fourchus ou échancrés , qui dans les préliminaires de l'accouplement saisissent la femelle par le prothorax.
Les Pseudagrions ont d’ailleurs une aire d'habitation très-nette. Ils habitent l'Afrique, l'Asietropicale et la Malaisie.