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PSEUDAGRION GLAUCESCENS, de Selys

Abdomen 9 51; Q 55. Aile inférieure o" 22; © 25.

Ptérostigma jaune brunâtre en losange, plus pointu en dehors, couvrant un peu moins d'une cellule; 12 postcubitales; réticulation brun foncé. Aïles péliolées jusqu’à la nervule basale postcostale qui est placée entre la {re et la 2e antécubitale.

Oo" Jeune? Tête olivätre clair; lèvre supérieure bleuàtre pâle, avec une ligne basale prolongée en point médian noir; une petite tache latérale et uue marque basale à l'épistome, un trait court transverse à la suture basale du front, un autre derrière l’ocelle antérieur, un en croissant contre et derrière les deux autres ocelles et une ligne courbe ne cerclant pas complétement les taches postoculaires qui sont très-grandes, arrondies, bleuâtre pâle.

Prothorax brun très-clair, ses sutures et une raie latérale antémarginale brunes mal arrêtées. Le lobe postérieur un peu avancé, arrondi, légèrement tronqué au centre.

Thorax brun clair jusqu’à la suture humérale, avec une bande antéhumérale jaunètre terne aussi large que la bande médiane brune dont l’arête dorsale est noire, ainsi qu'une virgule supérieure à la suture humérale, Les côtés et le dessous glauques, peut-être bleuâtre pâle, avec une nuance brunâtre entre la {re et la 2e suture, un point très-petit submédian à la {re et un petit trait supérieur à la 2e,

Abdomen grêle, jaunâtre terne, un peu glauque à la base et au bout, marqué en dessus de bronzé foncé ainsi qu'il suit : au 1er segment une bande basale courte; aux 2-7e une bande terminale et la suture ventrale; en outre au 2e une tache fourchue en Y anguleux presque comme chez l’Agrion pulchellum, maïs ses branches ne sont pas dilatées et touchent la base. Il y à aussi une marque basale à l’arête. Aux 3-6° une bande dor-

sale commençant après la base et se dilatant latéralement avant le bout, où elle est plus noire. Le 7° de même, maïs la bande épaisse dès la base: les 8-10c jaunâtres (peut-être bleuâtre pâle) et le 40° avec une bande dorsale, rétrécie au milieu; son bord un peu concave.

Appendices supérieurs presque aussi longs que le dernier segment, bruns en dessus, plus clairs en dessous. Vus en dessus, ils sont épais, irrégulièrement coniques en dedans; vus de profil, ils sont rétrécis à Ja base, puis élargis, et enfin bifides au bout, de façon à former une patte de crabe à branches presque contiguës, dont l'inférieure, élargie en dessous, se redresse subitement en s’amincissant contre la supérieure.

Appendices inférieurs plus courts, en tubercules aplatis, écartés, ovales, vus en dessus; subeoniques épais, vus de profil.

Pieds jaunâtre terne, avec une ligne externe aux fémurs, et l’intérieur des tibias bruns. Cils forts, assez longs (4 aux tibias postérieurs).

Q Jeune? Aïles, tête, thorax et pieds comme chez le mâle, mais la nuance brune du devant du thorax plus claire, se confondant avec les bandes antéhumérales.

Lobe postérieur du prothorax plus court, droit, redressé, finissant de chaque côté par un prolongement en fuseau mince, livide, complétement renversé et couché sur le disque du prothorax dont il atteint la moitié.

Le fond de la coloration de l'abdomen comme chez le mâle, excepté ce qui suit : au 2e segment une bande dorsale étroite noire d’un bout à l'autre, subitement élargie en angle sur les côtés avant le bout ; au 8e une bande dorsale noire d’un bout à l’autre, mais amiucie en cône dans sa seconde moilié; au 9e deux taches noires basales, coniques, rapprochées aux côtés de l'arête; leurs pointes minces, ne touchant pas le bout du segment; 10e court, fendu au bout, livide, sans taches. Appendices courts, livides.

Patrie : Sierra Léone et le cap Formose (Afrique occidentale); un couple unique. Coll. Selys.

NB. Le mûle, par la répartition de la couleur foncée, ressemble aux Pseudagrion nubicum et torridum, mais sa taille est énormément plus grande. La branche inférieure des appendices supérieurs est plus longue que chez le torridum et plus dilatée en dessous que chez le nubicum; enfin il n’y a pas de raie noirâtre à la suture humérate,

La femelle diffère par la taille, la suture humérale, la tache du 9e segment divisée en deux branches coniques, etc.

ILest superflu de comparer le glaucescens aux espèces voisines, mais qui possèdent une raie noire épaisse et complète aux côtés du thorax.

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