ARGIOCNEMIS SOLITARIA, de Selys
ARGIOGNEMIS SOLIrAmIA, de Selys; Rev. z00l., mai 1872; id. voyage de é Pollen.
Q Abdomen, 2; aile inférieure, 17 1}.
o Inconnu. ;
Q Aüles hyalinés, réseau brun. Ptérostigma livide, couvrant un peu moins d'une cellule, à côté externe oblique formant une courbe avec l'inférieur, un peu prolongé en haut ; 11 posteubitales.
Tout le corps d’un gris jaunâtre livide, plus pâle en dessous, face jaupâtre pâle, épistome brun clair, Dessus de la tête brun noirâtre, avec un petit Lubercule jaunâtre de chaque côté, entre l'ocelle antérieur et les
antennes, Celles-ci de même couleur à articles basals presque égaux et le
2e SÉRIE, TOME XLIII. 10
3e plus court que les deux premiers réunis. Soie noire. La place où seraient les points postoculaires el la ligne occipitale entre eux confondues avec le jaune du derrière de la tête.
Prothorax jaunälre avec une marque latérale brune et apparence d'une bande dorsale obscure, Lobe postérieur court, un peu avancé et redressé au milieu qui est un peu tronqué, noir.
Devant du thorax brun noirâtre avec l'arête; une bande jnxtahumérale jaunâtre, suivie d’une grisatre de côté jusqu'à la première suture, celle-ci ét la 2e portant un trait supérieur brun, le reste jaunâtre.
Abdomen jaune olivâtre, livide, les articulations finement cerclées de brun, le bout du 10° à peine échancré.
Appendices anals courts, subconiques, jaunâtres, ainsi que les valvules atteignant le bout des appendices,
Pieds jaunàtre päle; cils longs divariqués. (4 aux tibias postérieurs.)
Patrie : Ile Rodrigue (groupe des Mascareignes); une femelle unique par feu Desjardins. (Coll. Selys.)
NB. Espèce de position incertaine tant que le mâle sera inconnu. La réticulation est semblable à celle des Argiocnemis et le grand nombre des nervules postcosteubitales comime la coloration claire du corps et la taille la placent parmi à le groupe de la rubescens ; mais elle s'en distingue par les taches postoculaires peu séparées de la nuance jaune du derrière de la tête et surtout par la lèvre inférieure fendue à peine dans son tiers apical, et à branches encore moins écartées que chez les petites espèces qui sont les types des vrais Agriocnemis.
Enfin le lobe postérieur du prothorax est à peine saillant et moins prolongé que chez aucune autre femelle des deux groupes cités,
Sous-genre 2. — AGRIOCNEMIS, DE SELYS,
AGrioeNEMIs, de Selys. — Voyage de Pollen. et Rev. 001,
Réticulation très-large; 5 à 9 nervules posteubitales; sec-
teur inférieur du triangle finissant avant le niveau de la naissance du nodal; le supérieur du triangle avant la naissance de l'ultra-nodal qui commence 1 ou 2 cellules avant le ptérostigma.
Branches de la lèvre inféricure plus rapprochées.
Taille très-petite. 4 cils aux tibias postérieurs (5 chez la Muc Lachlani).
a Lèvre supérieure métallique (excepté chez la lacteola).
@ Lèvre supérieure non métallique. — Coloration du corps presque semblable — également des femelles dimorphes orangées.
Pulrie : Malaisie, Asie, Australie et Afrique tropicales.
A. Lèvre supérieure du mâle non métallique, son abdomen blanchâtre.
Agr. lacteola.
B. Lèvre supérieure du mâle métallique; son abdomen bronzé en dessus.
a. Appendices inférieurs plus courts que les supérieurs.
A. minima — pPygmea — exsudans.
b. Appendices inférieurs plus long que les supérieurs.
A. incisa (et race? pulverulans) — materna — Mac Lachlant.
1 e. (Appendices inconnus.)
A. exilis — carmelila — australis.
NB. lei se trouvent les plus petites espèces d'Odonates connues. L'une, la lacteola, ressemble en petit aux Platyenemis de race albine; les autres rappellent les Ischnura et Geratura par le lobe postérieur du prothorax redressé au bout et par l'existence de femelles dimorphes à coloration orangée; mais aucune ne porte d'anneau bleu au 8° ou au 92 segment, La forme du quadrilatère ne permet d’ailleurs aucune confusion, même avec les Ceratura qui ont l'arculus placé apres la seconde antécubitale comme les Agriocnemis et les imitent aussi par leur taille exiguë,
Le nombre des cellules des ailes est énormément moindre que chez le premier sous-genre Argiocnemis, où il est d'environ 150 chez la solitaria et atteint 17% chez la rubescens. Ghez les Agriocnemis je n'en trouve que 103 au plus et chez d'autres espèces moins de 80; cette différence se conçoit parce que les nervules posteubitales sont ici moins nombreuses, que les deux secteurs du triangle se terminent plus vite, que le nodal et l'ultra-nodal commencent plus loin et que les petites cellules supplémentaires du bout de l'aile sont moins serrées: or chacun deces éléments se multiplie par plusieurs unités; chaque rang transversal de cellules posteubitales entre autres comprenant 8 cellules.