‹ Synopsis des agrioninesChapitre 45 sur 264 · PAIE · texte numérisé non relu

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( 378 ) basale postcostale. Un certain nombre de cellules doubles vers le bout de l’aile.

Antennes à 1°" article court, épais; le 2‘, à peine plus long; le 5°, mince, plus long que les déux premiers réunis.

Pieds longs à cils longs (la longueur étant environ du double de Ja distance d’un eil à l’autre).

Lèvre inférieure à peu près aussi longue que large, amincie au bout; le quart apical échancré, les deux pointes peu aiguës, renflées. à

os. Bord final du 10° segment formant une échancrure en général cordiforme avec un tubercule de chaque côté; la membrane tapissant l'échancrure se développe en bas en lobe triangulaire, avec le bout recourbé et le plus souvent bifide.

Appendices anals supérieurs courts, horizontaux, bifides; les inférieurs presque toujours plus longs, verticaux et bifides. (Voir À. optata et O. atrocyana).

Q.10° Segment très-fendu. L'angle externe de l’échancrure mésothoracique développé en lame formant en avant du thorax deux lobes élevés (ou constituant deux excavations).

Patrie : Amérique chaude et tempérée.

Quatre espèces se trouvent exceptionnellement et respectivement aux êles Kuriles, aux Molluques, en Malaisie et au cap de Bonne-Espérance.

NB. Différent du G,. Agrion par la grande longueur des cils des pieds, et des

T'elebasis (de Selys) par les ailes cessant d’être pétiolées avant la premièrenervule basale postcostale.

Remarque sur le nom d’Argia, Ramb.

Ce n’est qu'après mûres réflexions que je me suis décidé à appliquer le nom ‘d’Argia (Ramb.) au grand genre d’Agrionines que je décris aujourd’hui.

Le docteur Rambur, qui a créé le genre et proposé le nom en 1842 (His. nat. des Insectes Névroptères), donne (pag. 117) un tableau synoptique des Agrionides, Nos Caloptérygines s'y

trouvent d’abord caractérisées dans la division A, par les nervules antécubitales nombreuses; la division B comprend, nos Agrionines vraies, avec deux nervules antécubitales. Dans cette division, il sépare les Platycnemis par les tibias dilatés, les Lestes par le ptérostigma long et les cellules pentagones. Les autres genres ontle ptérostigma court et la plupart des cellules quadrangulaires. Quatre des cinq genres qui figurent dans cette section ont les cils des pieds courts. Un seul, Argia, a les pieds longuement ciliés.

II n’y a donc aucun doute que toutes nos Argia font partie du genre tel que Rambur l’a compris.

Mais les Agrions à ptérostigma court et à cils des pieds longs comprennent des genres très-différents, et les cinq espèces que Rambur a connues, appartenant à quatre de mes genres, je tiens à expliquer pourquoi c’est aux espèces analogues à ses Argia impura n° À et obscura n° 5, que j'ai réservé le nom d’Argia,

Le principal motif, c’est que dans la caractéristique détaillée du genre donnée, p.254, de l'ouvrage cité, l’auteur dit que les ailes sont un peu moins longuement pédicellées que dans le genre Agrion, un peu moins simples, et que les appendices anals lui sont inconnus. Cela suffit pour écarter l’Argia quadrimaculata n° 2 et l’Argia gomphoides n° 5, dont les ailes pédicellées jusqu’à la première nervule postcostale n’ont qu'un rudiment de secteur inférieur du triangle, et font ainsi partie de notre légion des Protonevra comme types des genres Disparonevra et Allonevra. Pour la dernière, d’ailleurs, l’auteur décrit les appendices anals, ce qui prouve qu'il ne la connaissait pas lorsqu'il a caractérisé le genre.

Quant à l'espècen® 5, Argia australis, elle doit également être écartée, puisque l’auteur reconnait que les ailes sont longuement pédicellées. C’est le type de mon genre Argiolestes, décrit dans la légion des Podagrion. I faut ajouter que la citation de Guérin (Voyage de la coquille, Ixsecres, pl. 10), donnée par

( 380 ) Rambur, est inexacte, Guérin a nommé l'espèce Agrion australis, mais ne l’a pas figurée.

Pour confirmer davantage encore le choix que j'ai fait des Argia impura et obscura comme type, je mentionnerai que la première se trouve placée en tête du genre, et que la seconde est la seule figurée dans l'Atlas (pl. 8, fig 1):

Enfin, comme pour corroborer complétement ma manière de voir, le docteur Rambur convient (p. 233) que les cinq espèces qu’il a connues pourraient bien ne pas appartenir toutes au genre Argia. -

M. Hagen et moi nous connaissons cinquante espèces d’Argia, que je divise en trois sous-genres, d’après la forme des onglets des tarses, et le nombre de rangées de cellules dans l’espace postcostal.

Burmeister n’a connu qu'une espèce, qu'il plaçait parmi les Agrion (A. fumipenne); Say en a décrit auparavant une autre (apicalis) également parmi les Agrion; Rambur qui a créé le genre Argia (tout en y admettant des espèces qui n'en font pas partie), a décrit les A. obscura (fumipennis) et impura, mais il a méconnu la place des À. concinna et tibialis qu'il à décrites dans les genres Agrion et Platyenemis. — Les quaante-quatre autres espèces que nous faisons connaitre sont nouvelles. Mon fidèle collaborateur, le docteur Hagen, en a déterminé vingt-neuf ; j'ai nommé les quinze autres espèces.

Sous le rapport del’habitat, on peut dire que le genre Argia est de l'Amérique chaude : vingt-sept espèces sont de l’'Amérique méridionale et dix-neuf des parties tempérées et chaudes de l'Amérique septentrionale.

Par une exception très-singulière, quatre espèces font défaut à cette patrie américaine : une espèce vient des iles Kuriles, une autre des Molluques, une troisième (formant sous-genre) de la Malaisie, enfin une quatrième du cap de Bonne-Espérance, si l'indication de cette dernière contrée est exacle, î

De grandes difficultés se présentent pour donner les diagnoses des quarante-six espèces américaines, dont plusieurs sont très-voisinesles unes des autres. Lesappendices anals des mâles et les lames du devant du thorax des femelles fournissent, il est vrai, pour la plupart, des caractères positifs; mais ils eussent rendu les diagnoses très-longues, et ces organes ne pouvant être bien vus qu'avec un certain grossissement, j'ai cherché dans les diagnoses de ce synopsis, à me passer de ces caractères, qui seront réservés pour une monographie spéciale.

Sous-Genre 1. — HYPONEVRA, DE SELys.

Monogr. des Caloptérygines, p. 275.

Espace postcostal de deux rangs de cellules pentagones, tout au moins dans sa partie médiane. Les deux secteurs du triangle aboutissant au bord, rapprochés l’un de l’autre plus loin que le niveau de la naissance de l’ultranodal, sous le ptérosligma qui est en losange et surmonte deux cellules. Le bout des ailes assez étroit, elliptique. 6-7 cellules discoïdales entre le triangle et la veine descendant du nodus.

Taille très-forte. Derrière de la tête jaune. Pieds à cils longs, forts. La branche interne des onglets des tarses beaucoup plus courte que l’externe.

Patrie : Amérique tropicale.

NB. Ne différent que fort peu des Argia (sensu sinicliori) , quoique au premier abord leur apparence soit fort tranchée à cause de la grande taille et des deux rangs de cellules postcostules, — Ce dernier caractère et le ptérostigma grand

pourraient les faire confondre avec la légion des Podagrions, mais le quadrilatère en trapèze tres-inégal les en éloigne immédiatement.

1. Hyvonevna Funcki, de Selys. — Monogr. des Caloptérygqines, p. 275. — Hagen. Amer., p. 508.

Abdomen 45-44, Aile inférieure 0° 56; & 59.

Ailes-peu salies ; ptérostigma brun roussàtre (0°) ou jaunatre (Q) épais,

en losange, surmontant un peu plus de deux cellules; 6-7 cellules discoïdales; 16 posteubitales.

o". Tête brune; prothorax noirâtre avec une tache arrondie. latérale brune. Thorax noirâtre avec une bande antéhumérale cunéiforme et vestiges de trois latérales marron obseur. Abdomen noir; les articulations marron. (Les trois derniers segments manquent.) Pieds brun noirâtre.

Q. Tête, brun jaunâtre avec trois raies transversales noires et l'espace des ocilles noirâtre, 4er article des antennes livide ; le 2 noir. Les dessins du prothorax olivätres; ceux du thorax, mal arrêtés, olivätres, plus étendus; une raie noire courte posthumérale (non confluente au milieu avec l'humérale) une arête olivâtre étroite aux premiers segments de l'abdomen, avec un anneau basal ; les trois derniers olivätres, les 7e, 8e, 9e avec une tache basale latérale noire. Le 10° très-fendu, très-court.

Appendices anals coniques, très-courts.

Patrie : Cumana en Colombie, par M. Funck. (Collect. Selys.)

2. HyronEvraA LUGENS, Hagen. Amer., p. 95, n° 42, Q. Abdomen 58 ; aile inférieure 54.

a. Inconnu. |

Q. Ptérostigma brun foncé, plus clair au milieu, 16 posteubitales aux supérieures, 13 aux inférieures ; 5 2 à 6 cellules discoïdales.

Tète, brun jaunâtre avec une raie uoire transverse, passant sur les ocelles postérieurs, {er et 2e articles des antennes livides Raie latérale noire du devant du thorax courte, distincte; l'humérale communiquant par une branche médiane avec la première latérale. Abdomen ayant aux 2e-7€ segments un anneau basal brun clair, réuni à une bande dorsale large qui finit aux trois quarts des segments; celle du 2° finissant en tête isolée.

Patrie : le Mexique (Collect. Hagen).

NB. Trèes-semblable à l'H. Funcki, mais plus petite. Les lignes noires sur la tête moins développées, la première rudimentaire, la seconde presque nulle; les lames élevées du thorax plus longues ,non triangulaires; une bande noire de. chaque côté de l’arête mésothoracique; la bande cunéiforme des côtés réunie en un point avec la suture humérale; une ligne noire entière sur la seconde suture latérale ; la couleur claire sur l'abdomen partout plus étendue ; les bandes dorsales formant des taches allongées; les bandes latérales réunies en partie avec les bords clairs ; les taches noires sur les 8° et 9° segments plus allongées en bandes; les appendices anals pâles (5 1/2 à6 cellules discoïdales, tandis qu'il y en a en général 7 chez l'H. Funcki.)

Sous-Genre 2. — ARGIA , Rams. (Pars) ARGIA, PLATYCNEMIS, AGRION (pars) Ramb.

Espace postcostal d'un seul rang de cellules (parfois quelques

cellules doubles). Ptérostigma surmontant généralement une cellule (souvent une et demie, plus rarement deux cellules).

Taille médiocre ou petite. Pieds à cils longs, minces. La branche interne des onglets des tarses beaucoup plus courte que l’externe.

Patrie : Amérique chaude et tempérée (excepté trois espèces observées respéctivement aux îles Kuriles, aux Molluques et au cap de Bonnc-Espérance).

NB. Différent du Hyponevra par l'espace postcostal d'un seul rang de cellules. Se séparent du genre Agrion par la longueur des cils des pieds ; du genre Telebasis par la base des ailes moins pétiolée ; de la légion des Lestes par le lieu de naissance des secteurs médian et sous-nodal et le ptérostigma court; des autres légions par la forme irrégulière du quadrilatère,

Le sous-genre Argia est fort difficile à répartir en groupes naturels. M. le docteur Hagen a cherché à faire usage pour une subdivision, de divers caractères, savoir : le point du bord postérieur où finit le secteur supérieur du triangle, le ptérostigma surmontant une ou deux cellules, le nombre de cellules discoïdales entre le quadrilatère et le niveau du nodus, — le derrière de la tête noir ou jaune.— Le devant du thorax, métallique ou non.

Ces différents caractères, abstraction faite de leur valeur, passent malheureusement de l’un à l’autre, et séparent parfois des espèces évidemment très-voisines. C’est ce qui me décide, pour le moment, à ne pas subdiviser le sous-genre en groupes.

Voici, d’ailleurs, l’arrangement tenté par M. Hagen, qui est celui que j’adopte provisoirement pour la série des espèces décrites plus bas.

Secteur supérieur du triangle finissant sous le plérostigma, plus loin que le niveau du secteur ultranodal. Aïles étroites, à bout elliptique. Ptérosligma surmontant plus d'une cellule. Quelques cellules doubles dans l'espace postcostal; quatre cellules discoïdales. Derrière de la Lète noir.

À. meæsta-pulrida.

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