‹ Synopsis des Hémiptères-Hétéroptères de FranceChapitre 17 sur 47 · Nabini · texte numérisé non relu

Nabini

Tri b. f. EMESINI.

TABLEAU DES GENRES

1 (2) Pronotum à peine de moitié plus long que large. Écusson avec une

longue épine. Tarse antérieur biarticulé et biongulé (Fémur antérieur épineux sur toute sa longueur. Des ailes etéljtres. Trochanter antérieur nautique. Tête courte , partie postoculaire tuméfiée , rétrécie seulement et subitement à son bord postérieur).

Ploiaria Scop.

2 (4) Pronotum trois fois au moins aussi long que large. Écusson mutique.

Insectes souvent aptères. Tarse antérieur paraissant uniarticulé et uniongulé.

3 (4) Fémur antérieur épineux sur toute sa longueur. Trochanter anté-

rieur avec un fort éperon dirigé en avant (Tibia et tarse antérieur réunis égaux en longueur au fémur. Corps aptère. Abdomen élargi chez la femelle. Tête arrondie dilatée derrière les jeux.

Gerascopus Heinck.

4 (3) Fémur antérieur inerme sur une partie notable de sa longueur à la

base. Trochanter antérieur mutique. Tibia et tarse antérieurs réunis bien plus courts que le fémur. (Tête non graduellement rétrécie derrière les jeux. Fémur postérieur atteignant ou atteignant presque l’extrémité de l’abdomen), f1).

5 (6) Partie antérieure de la tête terminée par un font tubercule et en

dessous de ce tubercule l’epistome est avancé en pointe aiguë en avant. Partie postérieure de la tête subtransverse . Insecte souvent ailé.

Metapterüs Costa.

(1) Le genre Emesa F., qui est exotique, diffère d’après M. Stâl, des Metapterüs et Ischnonyctes par la partie postoculaire de la tête graduellement rétrécie en arrière , les fémurs postérieurs dépassant très notablement l’extrémité de l’abdomen.

L 'Emesa mantiformis Mis. est très probablement un insecte exotique.

6 (5) Partie antérieure de la tête terminée par une longue pointe aiguë en avant ; en dessous de cette pointe on voit l’epistome terminé en pointe plus courte et inclinée. Partie postoculaire de la tête plus longue que large. Forme aptère seule connue.

ISCHNONYCTES Stâl (1)

PLOIARIA Scop.

(4) Antennes et cuisses avec de nombreux anneaux alternativement noirs et blancs.

2 3) Antennes et cuisses blanches à anneaux noirs (les anneaux noirs beaucoup plus étroits que les anneaux blancs). Connexivum uniformément flave.

1 P. Vagabunda. Lin. D’un flave blanchâtre varié et marbré de brun ; abdomen et poitrine bruns ; connexivum entièrement flave ; pattes et antennes plus ou moins poilues. Prono tum avec un sillon longitudinal s’effaçant en arrière ; élytres à corie peu distincte de la membrane , les nervures formant un réseau blanchâtre ; une série de taches noires au bord de la membrane. Écusson et postécusson ayant chacun une épine blanche assez longue (2) Antennes à premier et deuxième articles très longs , le premier un peu plus grand que le deuxième , le troisième égal à la moitié du deuxième, le quatrième égal au quart du troisième. Long. 7.

Var. pilosa Fiel. Poils des cuisses et du premier article plus longs, plus nombreux et plus dressés. — Le type a ces poils rares, couchés , presque nuis. Les différences signalées par Fieber dans la forme du bord postérieur du pronotum et. par Mulsant dans la nervation de la membrane ne sont pas appréciables pour moi. J’ai toujours trouvé réunis les exemplaires à poils nombreux ,

( 1 ) Les autres caractères donnés par Stâl , longueur des articles du bec , position de la plus grande épine des fémurs, me paraissent inexacts.

(2) En réalité, il y a trois épines dans cette espèce et la suivante : la première sur l’écusson, la deuxième sur le postécusson : ces deux épines blanches et les seules visibles quand les élytres ne sont pas enlevées ; la troisième , noire , sur le scutum du metathorax est visible seulement quand les élytres sont soulevées.

rares ou nuis et je ne puis les considérer que comme ne faisant qu’une seule espèce- Il ne faut pas oublier d’ailleurs que les espèces de ce genre ont les larves très poilues.

Toute la France ; assez commune sur les conifères.

3 (2) Antennes et cuisses brunes à anneaux blancs (les anneaux blancs beaucoup plus étroits que les anneaux bruns). Connexivum brun , la moitié basilaire de chaque segment occupée par une grande tache flave.

2 P. Culiciformis de G. (erratica Fall.). Très voisine de la précédente , en diffère , outre les caractères sus-indiqués , par sa taille plus faible , sa teinte plus foncée , l’épine de l’écusson un peu plus longue. Les antennes ont le deuxième article de un quart plus court que le premier , le troisième égal à la moitié du deuxième , le quatrième égal à la moitié du troisième. Les pattes et antennes sont généralement glabres , cependant on les voit quelquefois avec des poils couchés. Long. 4 */*•

Probablement toute la France: Nord, Paris, Vosges, Le Choisie , Avignon, Toulouse, Landes , Hautes-Pyrénées, etc.

Obs. La P. Baerensprungi Dohrn , 1863, d’Allemagne, que je ne connais pas , est très remarquable par la présence d’une épine noire, dressée à la partie postérieure du disque du pronotum. Elle a les pattes et antennes annelées , le connexivum maculé et les élytres longues. Long. 3 3/4.

4 (i) Cuisses et premier article des antennes avec un anneau brun avant l’extrémité. Connexivum débordant beaucoup les élytres, brun avec la moitié basilaire de chaque segment flave. Elytres laissant à découvert les trois derniers segments de l’abdomen.

3 P. Uniannulata. Sign. 1852. Bien différente des espèces précédentes par sa teinte plus foncée , sa taille plus petite , son abdomen bien plus large et ses élytres courtes. Le premier article des antennes et les cuisses intermédiaires et postérieures sont plus renflés près de l’extrémité et ont cette partie renflée plus noire que le reste ; les cuisses antérieures sont brunes avec la base et l’extrême sommet pâles. Les pattes et antennes paraissent glabres.

Le premier article des antennes est très long, le deuxième à peine plus long que la moitié du premier , le troisième est aussi long que le deuxième , le quatrième égal au tiers du troisième. Epine de l’écusson très longue mais très fine. Long. 4.

Deux exemplaires seulement connus : le type de Yincennes dans la collection Signoret, l’autre dont je n’ai pu savoir la provenance dans la collection Fallou.

CERASCOPU S. Heinck.

(emesodema. Spin.)

1 G. Domesticus. Scop. Allongé, sans aucune apparence d’ailes ni d’élytres , d’un jaune pâle, brillant et un peu transparent ; deux lignes brunes sur le dos de l’abdomen , ainsi que les angles postérieurs des segments du connexivum , les côtés de la poitrine , trois anneaux aux cuisses antérieures et deux aux tibias. Pattes intermédiaires et postérieures filiformes , très-longues , brunes , les genoux blanchâtres. Abdomen un peu élargi à bords relevés. £ Les quatre derniers segments dorsaux de l’abdomen avec une épine obtuse à leur bord postérieur, le 1er segment génital avec une pointe dirigée en arrière. — ^ Abdomen inerme en dessus, le dernier segment triangulaire à bords relevés. Long. 8.

" France méridionale , dans les maisons , quelquefois sous les pierres, rare. Landes , Carcassonne , Nîmes , Pyrénées-Orientales, Hyères, remonte jusqu’à Lyon (Rey) et même Paris (Bellier de la Chavignerie, 1849).

Obs. La nymphe est plus commune dans les collections qu l’insecte parfait et elle est confondue avec lui. Elle en diffère par les épines des fémurs antérieurs égales comme les dents d’un peigne , les tarses intermédiaires et postérieurs à deux articles seulement , les segments thoraciques à peine rebordés latéralement en dessus. Le mâle a l’abdomen inerme en dessus et son extrémité porte trois longs appendices linéaires, deux latéraux formant pince et un médian en dessous relevé dans la pince.

METAPTERUS. Costa.

(emesa. Dohrn. mantisoma. Jakow.)

1 M. Linearis. Costa. [Caspicus Dohrn, DohrniDgl. Sc. Ajpterus Jak.) Très allongé, linéaire, d’ un jaune pâle, grisâtre, opaque; dessus de l’abdomen et dessous du corps brunâtres ; une bande brune sur les côtés de la tête , prolongée sur les côtés du pronotum et deux autres moins foncées au dessus de la tête ; quatre lignes brunes longitudinales très fines sur le lobe postérieur du pronotum. Antennes et pattes plus ou moins vaguement annelées de brun. Pronotum extrêmement long , divisé en deux lobes d’égale longueur par un fort sillon transverse ; le lobe postérieur plus large , ponctué , finement caréné au milieu échancré en arrière , recouvre tout le mesonotum. Élytres flaves , semi-transparentes , laissant à découvert les quatre derniers segments de l’abdomen qui est parallèle. Mâle : dernier segment dorsal très-irrégulier , terminé par un lobe semi-ovalaire vu en dessus , gibbeux , sinué , angulé et relevé vu de côté ; dernier segment ventral beaucoup plus court que le dorsal , échancré en angle au milieu et laissant voiries segments génitaux. — Femelle : dernier segment dorsal en triangle à pointe émoussée , sa surface non gibbeuse, mais un peu excavée , dernier segment ventral entier , légèrement arqué en arrière. — Les exemplaires brachyptères n’ont ni ailes , ni élytres , et le pronotum n’a pas de lobe postérieur. Long. 13-14.

Très-rare : Corse , midi de la France : Camargue (dans une touffe de jonc des marais) , Hyères , Fréjus , Bordeaux (Samie).

ISCHNONYCTES. Stâl.

1 I. Corsicensis. Scott. 1874. Très allongé , filiforme , tout-à-fait aptère , d’un flave testacé avec les côtés de la tête , du thorax et de l’abdomen noirs ; hanches et cuisses antérieures entièrement flaves , tibias antérieurs annelés de brun ; fémurs intermédiaires et postérieurs avec un anneau plus foncé vers le sommet , un anneau semblable à la base des tibias. Long. 18 , larg. 1.

Corse, extrêmement rare ; on n’en connait que quelques exemplaires récoltés par le Rév. Marshall.

Obs. Cette espèce ne m’a paru différer de 1’/. barbarus Luc d’Algérie que par un sillon longitudinal sur le lobe postérieur de la tête , qui n’existe pas dans 1’ I. barbarus et par la denticulation des fémurs antérieurs : la première dent est plus grande et les autres sont égales entre elles dans l’espèce de Corse.

Trib. 2. REDVVIMI

TABLEAU DES DIVISIONS

1 (2) Pas d’ocelles. Premier article des antennes plus long que le deuxième.

Pas de cellule devant la base de la cellule intermédiaire de la membrane. Deuxième article du bec renflé à la base. Angle latéral postérieur du pronotum et base de l’écusson avec une forte pointe. Trochanter antérieur avec deux épines.

SAIC4RIA.

2 (i) Des ocelles.

3 (6) Premier article des antennes plus court que le deuxième. Ongles

simples.

4 (5) Une grande cellule discoïdale à l’extrémité de la corie, contiguë

à la base des cellules interne et externe de la membrane. Cuisses antérieures et partie postérieure de la tête épineuses. Un fort éperon dirigé en avant au bord antérieur de chaque hanche antérieure. Pronotum sans bourrelet antérieur.

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