‹ Synthèses de pharmacie et de chimieChapitre 7 sur 8 · SOLUTION OFFICINALE DE PERCHLORURE DE FER · texte numérisé non relu

SOLUTION OFFICINALE DE PERCHLORURE DE FER

CHLOKURIÎTUM FERRICUM AQÜA. SOLUTIM.

Pf. Tournure de fer.1000

Acide chlorhydrique à 1,17. . . Q. S.

Étendez Tacide de trois fois son poids d’eau et versez-le sur la tournure de fer. Agitez de temps à autre de manière à renouveler les surfaces de contact entre le métal et le liquide ; lorsque la solution^] en présence d’un excès de tournure, ne donne plus lieu à aucun dégagement de gaz, le fer dissous est tout entier à, l’état de protochlorure. Essayez la densité de la solution de protochlorure de fer et ramenez-la au degré densimétrique 1,10. Laissez reposer pendant quelque temps cette solution de protochlorure de fer; dès qu’elle est éclaircie, introduisez-la dans une série de flacons d'un appareil de Woulf disposé pour recevoir un dégagement de chlore : ce gaz sera successivement absorbé par le contenu des flacons.

La durée du courant du gaz doit varier selon la quantité de dissolution sur laquelle on agit ; l’opération est assez longue, mais elle va pour ainsi dire seule et sans surveillance. On reconnaît que le fer de chaque flacon est complètement perchloruré en essayant la solution au moyen du cyanure ferrico-potassique, qui ne do t plus donner trace de bleu de Prusse.

Lorsque le fer est entièrement à l’état de perchlorure, la solution est versée dans une capsule de porcelaine que l’on chauffe au bainmarie à une température qui ne doit pas dépasser 50° centigrades. On agite vivement le liquide tant qu’il y a le moindre dégagement de chlore. En général, la solution de perchlorure de fer ainsi obtenue marque plus de 1,26 au densimètre (30° Baumé) ; on la ramène à

celte densité per l'addition d’une suffisante quantité d'eau distillée; sa composition est alors représentée en centièmes par ;

Pr. Perchlorure de fer anhydre. ... 26

Eau.74

Pour arriver à obtenir rapidement des solutions à des degrés de concentration inférieurs, on peut se servir des indications suivantes:

Solution officinale + Eau distillée donnent. . Solution marquant: 20 gr.5 gr.1,21 dens. (25® B.).

20 gr.10 gr.1.16 (20®B).

20 gr.20 gr.1,11 (15®B).

20 gr.40 gr.1,07 (10®B).

VÉRATRINÉ.

C64hS2Az2 o‘g= 592.

VERATRINA.

Pr. Cévadille.. . 500

Alcool.. . 50ü0

Chaux caustique'

Acide sulfurique) Q. S.

Ammoniaque. J

Pulvérisez la cévadille; traitez-la à plusieurs reprises, dans un alambic, par l’alcool à 80» centésimaux, additionné J’une petite quantité d’aride sulfurique. Exprimez le résidu après chaque traitement, réunissez les liqueurs alcooliques et ajoutez-y la chaux éteinte; filtrez, séparez l'alcool par distillation.

Ajoutez au résidu de l’eau et une petite quantité d’acide sulfurique dilué, jusqu’à réaction acide. Décolorez la solution par le charbon

animal lavé, filtrez, et ajoutez à la liqueur de l’ammoniaque jusqu’à réaction alcaline. Recueillez le précipité sur un filtre, lavez-le avec une petite quantité d’eau ; séchez-le, faites-le dissoudre dans l’alcool; chassez l’alcool par l’évaporation, et traitez de nouveau le résidu, comme il vient d’étre dit, par l’acide sulfurique, le charbon animal cU’ammoniaque. Après avoir recueilli, lavé et séché le précipité blanc de vératrine, dissolvez-le dans l’éther, et faites cristalliser.

La vératrine se présente ordinairement sous forme d’une poudre cristalline blanche. Elle est fort soluble dans l’alcool et surtout dans l’éther. Elle possède une saveur âcre et brûlante. La plus petite trace de vératrine provoque l’éternuement L’acide sulfurique concentré colore cet alcaloïde et ses sels d’abord en jaune, puis en rouge de sang et en violet.

ANTIMOINE PURIFIÉ ANTIMOINU S b = 129

STIBlüM REPURGATUM.

Pr. Antimoine du commerce.500

Réduisez le métal en poudre fine, étendez le en couches minces sur un plat de terre vernissé, large et peu profond; faites-le chauffer graduellement, jusqu’à ce qu’il se manifeste des taches noires à sa surface; bouchez alors l’ouvertureinférieure du fourneau pour diminuer lachaleur: les taches s’agrandiront peu à peu, et finiront par se confondre de manière à ne former qu’un tout homogène et d’une nuanceuniforme; puis, toute la masse deviendra incandescente, malgré l’abaissement de température, brassez la matière avec une spatiale de fer, afin de faire participer toutes les particules métalliques à l’oxydation L’opération sera terminée lorsque l’incandescence cessera.

Le métal acquiert par cette calcination environ 12,5 pour 100.

d’oxygène; il forme, en cel état, une espèce dé sous-oxytlé qui peut être considéré comme un mélange de protoxyde d’antimoine et d’antimoine métallique.

Pour obtenir le métal pur, on met ce pfoduit dans un creuset couvert, et on le fait fondre à la plus basse température possible. On laisse refroidir, et lorsqu’on casse le creuset, on voit que la partie supérieure est occupée par une masse grisâtre, formée d’aiguilles parallèles assez brillantes. C’est de l’oxyde d’antimoine altéré par les oxydes des métaux étrangers que pouvait contenir le métal brut; au-dessous, se trouve un culot de métal pur, formant à peu près le quart du poids primitif de l’antimoine employé. Le métal pur est trèséclatant, d'un blanc argentin; sa cassure est grenue ou â petites lamelles.

On peut tirer parti, pour diverses préparations, de l’oxyde d’antimoine qu’on obtient dans cette opération.

PERSULFURE D’ÉTAIN.

OR MUSSIF.

SULFURCTUM STANNICÜM.

Pr. Étain pur. ..120

Mercure.60

Fleur de soufre.70

Sel ammoniac.. . 60

Faites fondre l’étain dans un creuset ; ajoutez-y le mercure.

Triturez l’almalgame ainsi préparé avec la fleur de soufre et le sel ammoniac, de façon à obtenir un mélange bien homogène que vous introduirez dans un matras de verre.

Disposez celui-ci sur un bain de sable que vous chaufferez graduellement jusqu’à ce qu’il se manifeste une odeur d’hydrogène sulfuré et qu’il se dégage des vapeurs blanches.

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