‹ Syphilis congénitale: La syphilis contractée par le fœtus dans l'utérusChapitre 34 sur 51 · PE · texte numérisé non relu

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MANN qui la mit immédiatement au protoiodure de mercure.

Elle entra à la Maternité le 4 décembre 1882, où elle accoucha le même jour, c’est-à-dire à 8 mois 1/2, d’un enfant vivant pesant 3.140/600.

Le liquide amniotique était épais, verdâtre, six jours après elle sort sur sa demande. Elle présentait alors sur les grandes lèvres des syphilides papulo-hypertrophiques et de l’adénopathie bi-inguinale.

Quant à l’enfant nourri par sa mère, il paraissait bien se porter et n’offrait aucune manifestation syphilitique.

Dix jours après sa sortie, l'enfant commence à présenter des boutons à la région ano-génitale ; et le 4 janvier 1883, époque à laquelle 11 est revu, on lui trouve sur les fesses, autour de l’anus, sur les cuisses, sur le sternum et au | pénis, une éruption papulo-érosive de couleur rougeâtre.

Sur le bas-ventre, on remarque de larges plaques érythémateuses, au talon gauche existe une petite macule.

Syphilides érosives des lèvres.

L'enfant a du coryza.

On fait à l’enfant des frictions mercurielles. La mère, quoique ne présentant actuellement aucun accident spécifique, reprend ses pilules de protoiodure.

L'enfant a été revu plusieurs fois et on a successivement constaté chez lui des syphilides cutanées, une augmentation du volume de la tête, des accidents du côté du

larynx.

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