‹ Syphilis congénitale: La syphilis contractée par le fœtus dans l'utérusChapitre 51 sur 51 · XX. — Policlinique de Cochin · texte numérisé non relu

XX. — Policlinique de Cochin

B... Renée, 26 ans, vient consulter le 4 janvier 1939 pour syphilis requise en 1930. Elle a à ce moment reçu un traitement à Broca.

Copie du dossier de Broca : hospitalisée le 9 septembre 1930. En état de grossesse. Dernière règles le 11 janvier

Chancre il y a six semaines qui a guéri en huit jours.

Apparition de roséole, il y a quinze jours, localisée au thorax et généralisée depuis quatre jours.

Pas de traitement avant l'entrée à Broca.

AA NE 7e La

Sérologie positive.

Recoit 3 cyanures de mercure puis du Novar alterné avec du Muthanol. à fi

Le 18 octobre 1930. Accouchement à Baudelocque.

2860/470. Enfant malingre, pas de gros foie ni grosse rate, pas de lésion syphilitique, la sérologie de l'enfant est positive.

Traitement : gouttes de Van Swieten.

Frictions mercurielles.

Puis Sulfar.

Le 4 janvier 1939 l'enfant n’a pas été amené à la consulta

tion, mais la mère le déclare bien portant.

Conclusions.

CazENAVE avait dit, et cette définition avait été admise par le Professeur FouRNIER :

« La syphilis congénitale est la syphilis contractée par un fœtus pendant la vie intra-utérine, mais ce fœtus a été procréé par des parents qui étaient sains à cette époque.

Le syphilitique héréditaire a élé procréé par un ou deux procréateurs atteints de syphilis. » Comme lui, nous conclurons qu’il faut appeler différemment ces deux catégories d’enfants issus de parents syphilitiques.

Le syphilitique héréditaire et le syphilitique congénital sont en effet bien distincts.

I. — Par le moment de leur infection par rapport à la conception.

II. — Par le fait que le syphilitique héréditaire est formé de cellules tarées, que le congénital a été conçu par des cellules saines.

III. — Par leur mode possible de contamination. Si la plupart des auteurs estiment que le syphilitique héréditaire est contaminé par voie transplacentaire, il

R. Pinasseau Ô 7

n’est pas impossible dé penser qu’il puisse parfois recevoir directement son infection du spermazoïde ou de l’ovule.

Le syphilitique congénital est fatalement contaminé

par voie transplacentaire.

IV. — Par la prédominance des dystrophies chez le syphilitique héréditaire, celle des lésions syphilitiques actives chez le congénital.

V.— Par la fréquente absence de sérologie positive chez l’hérédo-syphilitique alors qu’en l'absence de : traitement intra-utérin ou avec traitement insuffisant

elle est toujours positive chez le second.

VI. — Enfin par la moins bonne action de la thérapeutique sur le syphilitique héréditaire, son effica-

cité sur le congénital.

Vu : le Président de la thèse,

GOUGEROT.

Vu : le Doyen, ;

TIFFENEAU.

Vu et permis d’imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris,

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