‹ Syphilis et ictèreChapitre 24 sur 27 · OBSERVATION XVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVII

(7n thèse de Gallot).

Ictère malin coïncidant avec un chancre des petites lèvres. Ramollissement aigu hbilieux du foie (Publ. par Ferréol. Soc. Anatom., 1858).

Femme B...,25 ans, bonne constitution, chapelière. Pas dé maladies graves antérieures ayant retenti sur le tube digestif ou ayant atteint l'organisme. Pas d’alcoolisme.

Entre à l’hôpital en juin 1858 pour se faire traiter d’une syphilis contractée au dernier mois de l’année précédente Depuis un certain temps elle remarque une légère teinte jaune du visage. Appétit diminué de plus en plus. Sensation de soif. Faïblesse cons'ante.

Vers Le 10 février, accidents : diarrhée abondante, Vomissements jaunes fréquents. Sensation de froid continuelle, Pas de délire. Pas de démangeaison de la peau.

Vers le 20, la teinte ictérique devient plus foncée, Délire

— à — furieux avec cris, agitation, affaiblissement de la vue et de l’ouïe.

Vers le 1 mars, teinte ictérique, olivâtre, généralisée avec cyanose des extrémités et des lèvres. Demi-coma avec résolution des membres. Délire intense s’accompagnant de stupeur le la face. Ventre ballonné, sonore, indolent. Du côté du foie, matité restreinte qui n’aiteint pas le rebord des fausses côtes.

Pas d'émaciation. Pouls dur et résistant.

Le lendemain, Selles liquides et brunâtres. Urines tachant le linge. Matité hépatique et état général stationnaires,

4 mars. — Pouls dur et résistant.

G mars. — Coma complet avec respiration stertoreuse.

La malade meurt dans la nuit.

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