‹ Syphilis et ictèreChapitre 3 sur 27 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Notre ami d'enfance, M. Charles Laubry, interne de M. le docteur Achard nous a indiqué le sujet de ce travail et nous a quidé dans la rédaction. Nous l’en remercions bien cordialement.

Que M. le docteur Hirtz nous permette de lui exprimer notre reconnaissance pour la peine qu'il s’est donnée de nous enseigner les éléments de la Clinique et de l’auscultation. Egalement nous garderons un souvenir ému de la bienveillance que nous a témoignée M. le docteur du Castel pendant l’année passée dans son service à l’hôpital Saint- Louis.

Nous n’oublierons pas que M. le docteur Brocq nous a accueilli avec obligeance dans son service; que M. le docteur Reynier nous a donné le premier les notions indispensables de l’antisepsie ; et que M. le docteur Doléris nous a initié à la pratique difficile des accouchements, Nous les remercions bien sincèrement, ainsi que les médecins des hôpitaux ou professeurs à la Faculté desquels notre éclectisme nous a fait suivre les leçons.

M. le Professeur Debove a bien voulu accepter la présidence de cette thèse : nous nous permettons de lui ex-

primer noire respectueuse reconnaissance,

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Nous nous proposons d'établir les rapports entre la syphilis, maladie infectieuse, à manifestations multiples, cutanées ou viscérales et l'ictère, symptôme objectif qui peut relever de causes diverses.

C’est pourquoi nous avons écrit, en tête de ce travail. « Syphilis et Ictère » non que nous nous refusions à l’existence d’un ictère syphilitique, observé el démontré avant nous, et que, au surplus nous étudierons, après ceux qui en ont écrit ; mais parce qu'il nous a semblé ainsi ne rien préjuger dès l’abord, l'ictère pouvant être une coïncidence au cours de la vérole et non la démonstration que la glande hépatique est en état de mal syphilitique.

Nous aurons d’ailleurs à propos de l’ictère secondaire, à rappeler que des auteurs : Miuriac, Lacombe, font de cetictère un ictère catarrhal ordinaire, la syphilis étant simplement une cause occasionnelle et non déterminante.

Les travaux sont nombreux qui traitent, ou spéciale-

ment de l’ictère syphilitique ou qui le signalent, en étu-

diant les manifestations hépatiques de la syphilis. Nous en

abrègerons l’énumération au cours de l’historique, déjà nourri dans la thèse — relativement éloignée — de Lacombe (1874) et dans celle de Schroder (18 87). Nous nous

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efforcerons de dégager la marche des idées vers les conceptions actuelles. Puis nous en arriverons à notre but qui est d'étudier l’ictère, à toutes les périodes de la syphilis : période primaire, période secondaire et période tertiaire ; nous exposerons les différentes hypothèses pathogéniques et, s’il nous est possible, nous ferons, nous aussi, un essai de pathogénie que nous appuierons sur les plus récentes données cliniques etanatomo-pathologiques.

Notre travail portera donc sur :

1° Ictère au cours de la période primaire.

a, — Emotif. — Nous citerons deux observations. b. — À polu immoderalo :

processus gastro-intestinal.

2° Ictère au cours de la période secondaire.

Cest le plus fréquemment observé.

3 Ictère au cours de la période tertiaire.

Rare.

Mais avant de commencer l’étude d’un des principaux symptômes, par quoi se traduit la souffrance du Foie; nous estimons qu’il serait à la fois injuste et incomplet de ne pas rappeler les travaux antérieurs, puisque les uns nous ont fourni des théories, des documents, et que les autres, par cela seulement qu'ils traitaient de loin ou de

près de la syphilis hépatique, ont forcément sollicité notre attention,

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