‹ Syphilis et mariageChapitre 12 sur 82 · ND D · texte numérisé non relu

ND D

leur jeunesse, se sont mariés plus tard, puis qui, d’une part, r'ont jamais communiqué quoi que ce soit de syphilitique à leur femme, et, d'autre part, ont eu des enfants sains, bien portants, florissants, aussi vivaces et aussi bien doués qu'ils pouvaient les souhaiter ?

Les cas de ce genre abondent et surabondent.

Je mets au défi tout médecin ayant une pratique de quelques années de ne pouvoir apporter son contingent d'exemples personnels à l'appui de la proposition si consolante que je viens d'émettre.

Pour ma seule part, J'ai en mains (à ne parler que des faits écrits) 87 observations relatives à des sujets syphilitiques, dûment syphilitiques, qui, s'étant mariés, n'ont jamais communiqué à leur femme le moindre phénomène suspect, et, de plus, ont ensendré, à eux 87, un total de 156 enfants absolument sains”.

Ces observations, que j'ai choisies entre beaucoup d’autres, sont des plus probantes pour moi, et elles deviendront telles pour vous aussi, Messieurs, j'en ai l'espérance, quand je vous aurai dit que

1. Voy. Pièces justificatives, note 1.— Ce qu’on vient de lire était écrit en 1879. Dix années d’expérience en plus n’ont fait que confirmer pour moi le résultat sus-énoncé, résultat consolant par excellence en l’espèce.

Oui, certainement oui, un sujet syphilitique, dont la syphilis a subi la double influence corrective du traitement et du temps, rentre dans les conditions communes et cesse d’être préjudiciable soit pour sa femme, soit pour ses enfants.

J'aurais aujourd’hui à ajouter aux faits précités plus de deux

cents observations déposant dans le même sens, Je crois inutile de les produire, la démonstration me semblant acquise sur ce point.

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