‹ Syphilis et mariageChapitre 80 sur 82 · PAPE PURE · texte numérisé non relu

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\ Statistiques. — Le résultat le plus commun, le danger par excellence de l’hérédité paternelle, c'est la mort de l’enfant, . : 8:

X. — En outre, un sujet syphilitique est dangereux pour ses enfants par la syphilis qu'il court risque de communiquer à sa femme. — Conséquences néfastes pour l'enfant d’une contagion transmise à la mère. — Dangers considérables de l’hérédité mixte. — Dans ce cas, sort de Penfant habituellement compris dans les trois alternatives suivantes :

1° Mort in utero. — Avortement, accouchement avant terme. — Avortements multiples.

2° Syphilis héréditaire.

3° Hérédité syphilitique à formes morbides dissemblables. — Débilité native. — Mort subite, inexplicable. — Aptitudes morbides héréditaires. — Prédisposition aux affections du système nerveux. — Convulsions. — Méningites — Enfants arriérés, imbéciles ou idiots. — Hydrocéphalie. — Lymphatisme, scrofule. —— La scrofule n'est pas, comme on l’a dit, une dégénérescence de la syphilis; mais, à coup sûr, la syphilis est un des affluents ln soudiule, = Radhitiqnme. A. in ae fe Det RE

XI — Parallèle entre la syphilis paternelle et la syphilis maternelle au point de vue de leur influence héréditaire. — Nocivité intense de l’hérédité maternelle. — L'influence syphilitique de la mère est véritablement pernicieuse pour le fœtus. — Deux statistiques personnelles. -— Autres statistiques à résultats concordants.

Hérédité maternelle exclusive. — Rareté des cas où elle peut étre appréciée. —, Statistique, : :} 54! 400 à nue e culs 5409

XII. — Parallèle des trois hérédités syphilitiques (hérédité paternelle, hérédité maternelle, hérédité mixte). — L'hérédité mixte est celle qui atteint le maximum tout à la fois comme éndice de nocivité et comme indice de mortalité.

Conclusion : Le pire danger que puisse courir lenfant à naître de l'union d’un sujet syphilitique avec une femme saine, c’est que cette femme vienne à contracter la syphilis de son mari, 12

NIIL, — Dangers dérivant des risques personnels du mari. — Comment les intérêts de la communauté constituée par le mariage peuvent se trouver gravement compromis par les risques personnels du mari. — Catastrophes, calamités sociales résultant, dans le mariage, de la syphilis du mari, — Exemples divers! —

Un homme a-t-il le droit d’associer autrui, c’est-à-dire une femme et des enfants, aux dangers d’avenir d’une syphilis insuffisamment traitée? — Le mariage en de telles conditions constitue une action coupable que réprouve la morale.

Devoir pour le médecin de renseigner les gens du monde sur les dangers que comporte à longue échéance, par rapport au mariage, la syphilis non traitée.

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I. — À quelles conditions un malade affecté de syphilis devient-il médicalement admissible au mariage? -— Programme de l’auteur. — Cinq conditions majeures... + D. . à: … 149

I. — Première condition : Absence d'accidents spécifiques actuels. — Incroyable audace de’‘certains sujets qui se présentent au mariage avec des accidents actuels de syphilis. — Mobiles variés présidant

à cet acte révoltant du mariage en pleine vérole, . ENT AD IL — Mariage en état d’incubation de syphilis. . . . . . . . 150 IV. — Seconde condition : 4ge avancé de la diathèse. — Principe

général : Plus jeune est la syphilis de l'époux, plus nombreux et plus menaçants sont les dangers qu’elle apporte dans le mariage. — Corollaire : À tous égards, l’âge avancé de la diathèse constitue une sécurité pour le mariage. Ainsi :

1° Au point de vue des risques de contagion, c’est la syphilis jeune qui est surtout dangereuse, et cela par le caractère de ses accidents, leur multiplicité habituelle, leurs récidives fréquentes, leurs localisations communes vers la bouche et les organes génitaux, leur bénignité apparente, etc. 2° Influence atténuante et corrective du temps par rapport à l’'hérédité. — Décroissance graduelle, puis extinction finale de la réaction syphilitique des parents sur les enfants. Dangers de tout mariage contracté dans les premiers temps de - la syphilis. — Lamentables résultats de vingt mariages contrac-

tés dans les deux premières années de l'infection : dix-neuf fem- | mes contaminées ; 19 morts sur 28 naissances. k 3° Garantie résultant de l’ancienneté de la diathèse par rapport aux'risques/pérsonneb-dutart 4.7, ci, our tu a54 V. — Toutefois, l'âge d’une syphilis n’est pas la seule donnée d’après laquelle on puisse déterminer l’admissibilité ou la non-— admissibilité au mariage. — Autres facteurs à consulter. Difficultés pour préciser l’époque exacte où un sujet affecté de syphilis devient admissible au mariage.— Durée minima à exiger

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de lui : TROIS À QUATRE ANNÉES, utilement consacrées à un traitement méthodique. — Garanties plus sérieuses offertes par une échéance plus reculée.. . .

En Se De pet LL VI. — Troisième condition : Stade d’immunité au dela des dernières ma. nifestations spécifiques. — Signification pronostique de cette période d’immunité. — Sécurité plus grande dérivant d’une immunité prolongée en dehors de toute intervention thérapeutique. — Quelle durée assigner à cette période d’immunité ? — Minimum strictement exigible en vue du mariage.

VIL.— Quatrième condition : Caractère non menaçant de la diathèse. — La bénignité originelle d’une syphilis constitue indubitablement une condition favorable pour le mariage. — Mais elle ne supplée pas par elle seule aux autres exigences du programme. — Pourquoi? — Cas de syphilis originairement bénignes aboutissant plus tard à des accidents graves et devenant dangereuses pour le mariage en raison des risques personnels du mari.

Groupe de syphilis particulièrement redoutables pour le ma-

| riage. — Syphilis à poussées secondaires récidivantes. — Syphilis graves de diverses formes. — Syphilis faisant élection sur quelque organe de premier ordre, œil, cerveau, moelle. — Contre-

indication formelle au mariage résultant de certaines formes d'accidents cérébraux. — Contre-indication non moins absolue, résultant de symptômes prodromiques du tabes.

Appréciation nécessaire du pronostic intrinsèque de chaque cas

us à 60 ne T VIIL — Cinquième condition : Traitement spécifique suffisant. — Condition majeure par excellence. — C’est le traitement qui

confère la garantie la plus valable, la plus sérieuse, par rapport à

l'aptitude au mariage, et cela pour trois raisons : 1° en consti-

tuant la meilleure sauvegarde contre les: risques personnels qu'apporte lépoux dans la communauté du mariage: — °°.en diminuant et supprimant les chances de contagion; — 3° en diminuant et supprimant les dangers d’hérédité: — [nfluence du traitement spécifique sur l’hérédité paternelle, sur l’hérédité maternelle, sur l’hérédité mixte. — Une influence, même provisoire, du traitement peut suffire à conjurer provisoirement les effets de l’hérédité syphilitique.

La condition essentielle, capitale, à remplir pour tout sujet syphilitique aspirant au mariage, réside dans un traitement spécifique sérieux, dans un traitement suffisant à conférer une im munité complète relativement aux dangers multiples et divers quimporte.lasyphilis.dans lefmariage ER CIN TO

IX. — Quel traitement offre en l’espèce, sinon une sécurité absolue, du moins des garanties sérieuses? — Déplorables résultats des

traitements écourtés. A maladie chronique traitement chronique. — Plan général d’un traitement suffisamment protecteur pour le présentiét l'aveniriteue ele 8 0 OC O0 OR 22 X.— Les eaux sulfureuses.— Prétendu critérium de guérison offert par les thermes sulfureux. —- Cures dites révélatrices. — Quel degré de confiance accorder à ce « jugement des eaux »?. 216 XI Conclusions: CR PR XII. — Retour sur le programme précédent. — Réflexions et critiques. — Impossibilité de constituer un programme qui réponde à toutes les éventualités possibles. — Simple caleul de probabilités à établir sur des données d'appréciation essentiellement difficile et délicate. — Pourquoi néanmoins l'intervention médicale offre-t-elle aux malades et à la société les garanties les plus sérieuses? — Comment se pose pour le médecin la question d'aptitude ou de non-aptitude au mariage. — Règle de conduite à strictement observer. — Confirmation empirique des

données précédentes, . . LUE NS OT TROT

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TABLE DES MATIÈRES. 497 ; nr NES « r. + DEUXIEME PARTIE APRÈS LE MARIAGE Cas divers, — Syphilis antérieure au mariage. — Syphilis pos- Lérieure au mariage. — Cas exceptionnels où la syphilis con-

tractée avant le mariage ne fait invasion qu'après le mariage . — Danger résultant de lPintroduction de la syphilis dans un jeune

menage ’ Quatre ordres de situations possibles. — Division du sujet. L. — Mari syphilitique et femme saine. — Indications particulières se

présentant à remplir : supprimer hâtivement les foyers de contagion ; — couper court, par une médication d’une intensité particulière, aux accidents contagieux de la période secondaire; — conjurer les dangers pouvant résulter d’une grossesse; ete. — Double lecon à faire au mari.

Deux propositions vérifiées par l'expérience : 1° Pour l'énorme majorité des cas, les contagions syphilitiques qui se transmettent dans le mariage, du mari à la femme, dérivent d’accidents de forme secondaire. — »° Presque invariablement, ces contagions dérivent d'accidents secondaires de forme superficielle, érosive, c'est-à-dire d'accidents essentiellement béxnins, éminemment susceptibles où bien d’être méconnus comme nature ou bien même D DEC AN ERQNS, A 'A . . mnotie est ant

LL — Mari syphilitique; femme saine, mais enceinte. — Dangers

encourus, en pareille situation, par Penfant et la mère. — Discussion sur l'opportunité d’une intervention préventive. — Opinions divergentes. — Comment doit être envisagée la question. — Pas de loi générale à formuler. — Doctrine de lintervention rationnelle et motivée. — Cas où l'intervention préventive est absolument indiquée par les résultats malheureux de grossesses antérieures. — Cas inverses où l’expectation est de règle. — Cas plus difficiles où il s’agit d’une première grossesse. — Indications ne pouvant plus alors dériver que des conditions propres à la syphi-

lis du mari. - Cas douteux à indications équivoques.

Situation singulière faite à la femme dans les circonstances de cé genre ne Leds ue ns De DO NE Er TN EE LIT. — Mari syphilitique et femme récemment contaminée. — Difficul- L tés spéciales de pratique dans cet ordre de cas. — Rôle du médecin vis-à-vis du mari. — Interdiction absolue de la paternité. — Rôle du médecin vis-à-vis de la femme. — Mission de traiter cette femme avec obligation de lui dissimuler la maladie dont elle est atteinte. — Lutte engagée avec la perspicacité féminine. — Les femmes sont-elles toujours dupes du stratagème?

Difficultés pour faire accepter à une femme inconsciente de sa maladie le long traitement de la syphilis; — d’autant qu'après un certain temps le mari devient pour le médecin un auxiliaire moins qu'empressé. — Conséquence lamentable : la plupart des femmes mariées, ayant recu la syphilis de leur mari, ne subissent en général qu’un traitement très incomplet et restent par cela même exposées à des dangers d’avenir des plus graves. — Fréquence des accidents de syphilis tertiaire chez ces malades. — Pourquoi ces accidents courent-ils risque en pareille occurrence de rester méconnus’ — Exemples cliniques.

Quel devoir moral s'impose ici au médecin? — Faire en sorte que la femme mariée soit traitée, bien que mariée, comme une autre malade, et bénéficie, à l’égal de toute autre, d’une médication sérieuse, prolongée, véritablement préservatrice. — Embarras multiples d’une telle situation. — Habiletés nécessaires de RENE professionnelle. . , , . . ee D Te OR

IV. Mari syphilitique; — femme D inyte et enceinte. — Situation la plus grave entre toutes. — Sort probable de l'enfant procréé dans ces conditions. — Il n’est pas impossible cependant que le traitement conjure un désastre complet. — Cas où la grossesse à pu être menée à terme. — Cas exceptionnels où l’enfant à pu échapper à la syphilis.

Indication capitale à remplir iei : Traiter la mère. — Objections. — Prétendus dangers du traitement mercuriel pendant la grossesse. — Discussion. — Préjugés populaires, voire médicaux, attribuant au mercure ce qui est un résultat de la syphilis. — Urgence absolue de soumettre au traitement de la diathèse les femmes syphilitiques en état de gestation. — Résultats confirmatifs de l’expérience clinique. . . . . re NE OR O0

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