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deuxième uléération survenue au dre droit sur une cicatrice de brûlure.
A l’interrogatoire la malade n’a aucun souvenir d'accident spécifique.
A l'examen sotoatique on ne retrouve pas de lésion vulvaire, pas de leuco-mélañodermie du cou. Mais la paupière supérieure droite est tombante et la cornée du même côté présente de nombreuses taches opaques, vestiges d'une kératite intersticielle datant de l’âge de dix-huit mois. D'autre part les dents sont très irrégulièrement implantées, les incisives inférieures sont en retrait des canines, les deux incisives
médianes supérieures sont bien développées, mais les laté-
rales sont atrophiques. La voûte palatine est très profonde.
La malade a eu deux enfants dont l’un est mort à FA 8e de deux mois, d'une méningite, l’autre est mort-né.
En raison de sa kératite et des dystrophies dentaires P... paraît bien être hérédo-syphilitique, mais il est impossible d'affirmer qu'elle ait une syphilis acquise.
Actuellement elle présente une ulcération linguale datant de quinze jours et ayant débuté par une fissure qui s’est agrandie peu à peu. Elle occupe la partie médiane, longue d'environ trois centimètres, profonde de près d'un centimètre, les bords sont nets, taillés à pic.
Elle présente en outre sur le coude droit, au niveau de la cicatrice d'une brûlure remontant au mois de juillet une ul-
- cération qui présente tous les caractères d’une syphilis tar-
dive.
La malade est mise au traitement ordinaire, injections de benzoate de mercure et iodure de potassium.
Elle sort sur sa demande le 19 novembre 1912 après avoir reçu treize injections.
Les lésions sont améliorées mais non guéries. La malade doit d'ailleurs continuer le traitement.
MANISSOLLE
OBSERVATION IV (Inédite)
L. E… 31 ans, charretier, entre dans le service de M.'le professeur Gaucher le 5 janvier 1514 pour une ulcération ‘du creux proplité. À
Le malade n’à pas souvenir d'accident spécifique antérieur. Il y a trois ans, à la suite d'un coup, plaie sur la face interne de la jambe droite et ulcère variqueux qui a duré deux mois.
Le ? janvier 1913, le malade a eu un phlegmon de la région poplitée gauche, qui a été incisée le 16 du même mois à Necker. Mais la cicatrisation n’a été que partielle et une ulcération a persisté depuis cette époque. Traité seulement par des pansements, le malade n'a pas cessé de travailler.
Actuellement on voit au centre de la région poplitée une ulcération régulièrement arrondie, ayant les dimensions d’une pièce de un franc. Les bords sont légèrement surélevés, le fond est rouge jaunâtre. Tout autour il existe un tissu sclérosé cicatriciel rouge, au dessous lésions d’eczéma squameux qui existent depuis un mois. Sur la face interne de la jambe droite au tiers inférieur, large placard pigmenté et squameux.
Tous les caractères de l'ulcération font porter le diagnostic de syphilide. D'ailleurs la réaction de Wassermann, qui a été faite, vient par son caractère nettement positif confirmer le diagnostic,
On institue le traitement et le 17 janvier 1914 le malade sort sur sa demande très amélioré et promettant de continuer son traitement par des pilules et de l'iodure chez lui.
Le 15 février il revient dans le service, la syphilide est guérie.
Luis ts
OBSERVATION V (inédite)
C. EL... 38 ans, employé au chemin de fer, entre le 17 janvier 1914 pour troubles cérébraux et oculaires survenus à la suite d'un traumatisme. F
Le malade déclare n'avoir jamais eu la syphilis ni aucune éruption suspecte.
I1 a subi le 31 novembre 1913 un traumatisme sur le front à la suite d'une chute. Le traumatisme n’entraîna d’ailleurs ni plaie ni contusion apparente. Mais depuis cette époque, le malade accuse des troubles de la vue ; il déclare avoir une sorte de brouillard devant l'œil droit. Pas de troubles de l’audition, pas de troubles intellectuels bien marqués sauf une légère diminution de la mémoire. Le malade est sujet à la mélancolie.
L'examen oculaire, fait par Monsieur de Lapersonne, n’a montré aucun signe de commotion, ni de subluxation du cristallin du côté droit. Reflexes à la lumière et à l’accommodation conservés. L’acuité visuelle est de 2/10 seulement. Les refiexes tendineux sont normaux.
Il existe une certaine difficulté de la parole que le malade déclare avoir toujours eue mais qui s’est accentuée depuis quelque temps. -
Le Wassermann est nettement positif, On institue le traitement sous forme d’injections de benzoate de mercure à la date du 21 janv. 1914. Le malade sort sur sa demande le 10 février après avoir reçu vingt injections et avec promesse de se soigner chez lui.
OBSERVATION VI (inédite)
F. J.., 25 ans, sans profession, entre le 13 janvier 1914 dans le service de Monsieur le professeur Gaucher pour des
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rongeurs survenues à l'extrémité d'un moignon damputation | |
êe la œuisse droite,
antévédents Réréditaires. — Père bien portant, mère bien
portante saui queiques maladies aiguës. La mère à eu quatre enfants : pas de fausses couches. Les frères et Sœurs sont bien porianis ainsi que leurs enfants. La malade prétend que son père aurait contracté la syphils ; Sa eme était alors en-.
caînte de la malade. |
Antécédents personnels. — Vaccinée avec du vaccin pris Sur
un enfant qui avait, paraît-il, des croûtes sur la figure. La malate à gardé elle-mème des croûtes sur le visage pendant 3 ans Depuis cette époque, pas de maladie. Mariée à vingt-trois ans la malnde à été en bonne santé. A cette époque à la suite
d'un accident elle présente une synovite du genou, avec gon- :
flement considérale de la région. Transportée à Bordeaux on lui fait des ponetions et des pointes de feu, Guérison au bout de deux mois. \ RE
Pendant deux ans le genou la fit un peu souffrir au moment des changements de température. Dans l'intervalle la malade se portait bien. C ”
La troisième année, on lui fait mettre encore de la teinture d'iode mais le genou est plus douloureux et moins souple, pas de gonflement,.
En octobre 191° apparaît une grosseur dans le mollet droit.
Aux Dames Françaises à Boulogne on lui dit que c'est une boule de meris et on lui donne des médicaments dont elle ne
peut pas préciser la nature. La tuméfaction augmente et perce
soule un soir. 11 s'écoule un peu de pus. La lésion est toujours restée indolore. Soignée par des pansements humides pendant un mois, ceux-ci sont remplacés au hout de peu de temps par
une pommade. Trois jours après apparaît une douleur dans toute la jambe @roite. La malade entre à Laennee le 5-mai INR. On la garde pendant un mois en lui faisant des panse- …
ments à la teinture d'iode puis on décide de faire une inter-
vention. Le diagnostic qui à 4 fait est celui de tumeur sYan- SRE rt | |
La malade est anputée une première fois au tiers supé-
rieur de la cuisse droite le 6 juin 172, puis le lamibeau n'é-
tant pas suffisant et le férmur dépassant la cicatrice on décide
“à FE une deuxième intervention qui est pratiquée le 91 juillet 1913
- Elle sort de Laennec le 15 août, le 22 on retire les fils, Elle re-
9e vient #6 faire panser pendant quelques témps, Survient alors 24 une fistule qui s'obture au bont d'un mois, À cette époque, AT .. Ja plaie n'étant pas tout à fañl cicatrisée 6n fait quelques pan- © - -wements au bismuth qui déterminent l'apparition de rou- Mer, geurs sur tout le mofgnon ét qui n'ont pas disparu depuis, a : je C'est pour ces rougeurs, qui ont un peu changé d'aspect de- ET puis le début, que la malade entre dans le service, À Yexa- | — men oh observe à l'extrémité méme du moignon des rou- (J | 7 geurs, urmiontées de croûtes par endroits, Elles ont, sur le * Te pourtour de la cicatrice, «À surtout à 14 partie antérieure, un
LE __ aspech siratifié concentrique tout à fait caractérisque qui
fe #ait porter iromédiatement ledisgnostic de syphilides ectyh- © La malade ne présente pas de stigmates d'hérédo-spéci- RER ficité, Pas de signes de toberculose ni aux poumons ni ail- FH Jeurs, Le Wassermenn est \égérewent positif, Pas d'albu- 7 | mine Pas d'engorgement ganglionnaire.
PRE Dés son entrle, on souinet la 1n6l6de sux injections de FR benzoste de mercure ét 4 Viodure de potassium.
£ ro Le D janvier 1 y 4 une | sméloration considérable, les | Crobtes sont tombées, la desquamation continue sur la partie “terminale du moignon, Au-dessous 13 peau est rose rouge.
Le 7 février 194 ls r05lade s61rt sur 54 demande complé- © z lement guérie, On lui donne ordonnance suivante :
1° Piles de sublimé, * 2° Iodwre de potassium.
en Jui recommandent de suivre ce traitement pendant un
On AN
an à raison de 15 jours de pilules et quinze jours d’iodure de potassium sans repos. L'année suivante prendre les pilules pendant dix jours, l’iodure pendant dix jours, se reposer dix jours. a
Le. 30 ‘avril 1914, la malade vient se faire voir. Elle a suivi exactement le traitement depuis sa sortie, c'est-à-dire quinze jours de pilules et quinze jours d’iodure chaque mois. Elle le continue et le tolère parfaitement. Elle a engraissé d’une façon étonnante, prétend avoir presque doublé de poids. On ne voit plus sur le oignon, dans le fond des plis, que de petites érosions ronge chair et un petit suintement sur la
face externe. de la. cuisse. |
OBSERVATION VII (Inédite)
L. L... 15 ans, rempailleuse, entre dans le service de Monsieur le professeur Gaucher le 17 décembre 1912, pour des lésions datant d'un mois environ et qui seraient survenues après une nuit passée auprès d'une femme qui en présentait de semblables.
Elles sont caractérisées par des placards violacés et recouverts de quelques croûtes siégeant surtout à la face externe de la cuisse et de la fesse gauche. Ces placards auraient débuté par un bouton qui aurait suppuré et les lésions se seraient constituées peu à peu: Leur couleur fait penser à la syphilis, mais elles sont beaucoup trop étendues par rapport à leur date d'apparition. D'autre part la malade dit n'avoir jamais eu d'amant, elle à quinze ans.
On ’observe en outre sur: les mains, les doigts, les poignéts, les coudes, les aisselles, les seins et les genoux de la malade des lésions qui ressemblent tout à fait à de la gale (globes perlés, sillons eczémas). La jeune fille n’accuse pourtant pas de prurit même nocturne. On se demande si les lésions ne seraient pas dues à de la gale infectée.
MIRE T ve
Cependant en examinant la malade de plus près, on, observe un strabisme convergent de l'œil: droit, des taies cornéennes aux deux yeux, restes d’une Kkératite intersticielle qu'elle à eue à l'âge de quatre ans, une voûte très profonde, enfin la fillette ferait, partie d'une famille de seize enfants dont sept vivent encore, les autres étant morts jeunes, tous stigmates d'une hérédo-spécifité non douteuse.
Le Wassermann est totalement positif, Malgré le Wassermann, les lésions d'hérédo-syphilis et en raison de la netteté des lésions de la gäle on se borne à envoyer la malade à
la frotte sans donner de traitements spécifique.
Le. 3. janvier les lésions sont améliorées mais non encore
Le 21 janvier rechute de kératite à l'œil droit (gomme ponctuée antérieure avec vascularisation). Atropine, compresses chaudes, traitement mercuriel.
Le 14 février, à la suite de quinze injections, la kératite est en voie d’amélicration ; les lésions de la fesse sont entièrement guéries.
OBSERVATION VIII (SCHWEICH)
Chez une jeune fille entrée à la salle Sainte-Foy de YHôpital Saint-Louis, service de M. Bazin pour des plaques muqueuses et de la gale, toutes les lésions de la peau provoquées
par l’acare ont pris un cachet spécial nettement syphilitique,
tout à fait curieux.
Les éruptions ordinaires, les écorchures, etc, s'entourent dun liseré rouge cuivre tout à fait caractéristique et la dé-
-IMAangeaison qui pouvait exister auparavant disparaît com-
pléternent, OBSERVATION IX (THOMANN)
Uz individu de 26 ans, fortement constitué, exerçant la profession d’ouvrier cordonnier, était atteint d’ulcères <yphili-
tiques secondaires Des désordres locaux graves obligèrent le se docteur Urich à pratiquer la trachéotomie sur ce malade À Quelques jours après l'opération la plaie prit dans sa partie inférieure un mauvais aspect. Les bords devinrent rugueux, RES irréguliers et, assez semblables à un ulcère chancreux, tan- di. dis que la partie supérieure avait conservé une apparence sa- < tisfaisante, | Mrs Ke
Une différence aussi marquée dans les deux moitiés de la S + mème plaie appela tout l'attention de l'opérateur, qui fut longtemps à en chercher l'explication. Et cependant elle était toute simple ; elle consistait dans ce fait, que par suite des mouvements Incessants de l’opéré, l'appareil descendait fréquemment sur la partie inférieure de la plaie y déterminant CARRE à &es frotiements, et par suite une forte irritation. D'autre part e comme le malade était syphilitique, cette partie avait pris le
caractère syphilitique. SE
OBSERVATION X (CARLO AMBROSOLI)
Une jeune fille de dix-sept ans, bien constituée, eut un {Fier chancre de la petite lèvre droite avec adénite multiple et indolente de l'aîne correspondante. On ne fit qu'un traitement local et le chancre était guéri au bout de quinze jours .
Deux mois après, la malade, restée à l'Hôpital à cause d'une affection utérine, présenta une syphilide papuleuse très confluente, étendue à tout le corps ; les frictions mercurielles furent aussitôt employées, Le quarantième jour de ce traitement l’éruption avait presque disparu, cette femme se fit alors une blessure à l'extrémité de Findex droit. On soigns la petite plaie avec du cérat, mais ce fut en vain ; elle Se recouvrait de fausses membranes et le périoste de la première phalange commençait à s'effolier. L'a désarticulation de la phalangette fut faite alors. La plaie nouvelle ne tarda Pas à prendre comme la première tous les caractères :
d'une plaie syphilitique (bords saillants de couleur rouge sombre, etc...) Tous les moyens ordinaires ayant échoué on soumit la malade à l'iodure de potassium et trente cinq jours
après elle sortait guérie. ;
OBSERVATION XI (PEriT HENRI)
DEN Jean-Baptiste, 28 ans, garçon de café, entre à Lariboisière, salle Saint-Louis le 4 juin 1870.
Antécédents personnels. — Chancre induré traité localement par la pommade au calomel, avec engorgement ganglionnaire‘remontant à dix-huit mois environ.
Il y a quatre mois, traumatisme consistant en une morsure au mollet, sans plaie, mais avec ecchymose qui disparaît peu à peu. Bientôt apparition au point où avait porté la morsure . d’un petit bouton qui s’ulcère ; puis autres ulcérations autour de la première.
Elles ont la grandeur d’une pièce de un franc, sont taillées ‘à pic, contours polycycliques, indurées à la base. IL y a six semaines à la suite d'une altercation avec une femme le malade est griffé au niveau de la région dorsale des mains. Chacune des petites plaies ainsi formées prend l'aspect des ulcérations décrites au niveau du mollet. Enfin il y à un mois rapport sexuel suivi d'une écorchure de la verge. La petite plaie prend alors également les caractères des syphilides.
A son arrivée à l'Hôpital le malade présente toutes ces ulcérations en pleine évolution. On le soumet au traitement mixte un gramme d'iodure de potassium le soir. Dix jours après les lésions sont notablement améliorées. Vingt-deux jours après elles sont totalement cicatrisées.