‹ Syphilis, paludisme, amibiaseChapitre 17 sur 54 · PALUDISME SECONDAIRE · texte numérisé non relu

PALUDISME SECONDAIRE

Alors qu a la péfiode précédente l’hématozoaire vagabonde dans tout l’organisme, touchant la plupart des viscères, mais ne se fixant encore dans aucun, à la période secondaire, au contraire, il pénètre au sein de quelques organes, s y retranche et y végète siiencieusemenl. Puis à certains moments il fait irruption dans la circulation sanguine, s’y développe., manifestant bruyamment àa vitalité par la production de l’accès fébrile. Cette crise passée, tout rentre dans l’ordre, mais le parasite n’en reste pas moins vivant dans la profondeur des tissus qui l’hébergent, guettant 1 occasion favorable pour reprendre ses incursions.

Le premier but thérapeutique est de faire cesser toute manifestation extérieure ; c’est relativement facile, trop même quelquefois, car ce succès fait abandonner la pour- ^ suite du traitement. Il faut, au contraire, à ce moment, penser que la manifestation clinique constatée a,son origine dans un foyer latent profondément caché et que si le médecin ne l’attaque pas de parti pris, tôt ou tard de nouveau.x symptômes morbides viendront lui montrer qu’il avait eu tort de les négliger. Aussi pour éviter ces retours offensifs, le traitement doit être systématiquement appliqué, et, cà défaut du médicament stérilisant la maladie, il doit être aussi systématiquement prolongé.

En matière de paludisme, ces notions n’ont pas toujours été' suffisamment comprises. Le traitement subi par les premiers malades évacués dUrient a été généralement trop superficiel et insuffisamment prolongé. Il en est résulté que pendant plus' d’un an, avant la création des hôpitaux spéciaux, les rapatriés de Macédoine ont erré d hôpital en hôpital ; ils y recevaient, au hasard, des doses infimes de quinine, ou bien ne l’absorbaient même pas.

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