‹ Syphilis. Poème en trois chantsChapitre 18 sur 34 · C. d’Argoüt · texte numérisé non relu

C. d’Argoüt

A Monsieur Boy veau— La f facteur, 12, rue de Eurennes, faubourg Saint- Germain.

NOTES

Ministère de l’agriculture et du commerce. — Directiondu commerce intérieur , des manufactures et des établissements sanitaires. — Bureau sanitaire. — N° 33,951. — Remèdes secrets.

Taris, le 17scplembre 1846.

Monsieur,

On n'a pas retrouvé dans mes bureaux la lettre du 51 mai 1825, à laquelle vous faites allusion dans celle que vous m’avez adressée en date du 8 de ce mois : au reste, des expressions à peu près semblables à celles que vous citez se trouvent dans plusieurs autres lettres qui ont été écrites, soit par mes prédécesseurs, soit par moi-même, à plusieurs préfets, relativement au remède secret connu sous le nom de Rob de Boyveau-Laffecteur.

L’administration s’était crue dans la nécessité de suspendre, provisoirement, à l’égard de ce remède, l’application des dispositions du décret du 18 août 1810; elle a pensé, en effet, qu’on pouvait tolérer la vente du Rob de Lallècteur sous les conditions prescrites par le décret du 25 prairial an xm; or, d’après l'art. 5 de ce décret, il fallait que le dépositaire d’un remède secret autorisé fût agréé par le préfet du département ou par le maire de la ville dans laquelle le dépôt devait être établi. C’est donc à M. le préfet de la Seine-Inférieure, ou à M. le maire de Rouen, que vous devez vous adresser directement, pour faire agréer le sieur Esprit, pharmacien à Rouen, comme dépositaire

NOTES

du Rob de Laffecteur, dont vous êtes devenu propriétaire.

J’ai, monsieur, l’honneur de vous saluer.

Le Ministre de V Agriculture et du, Commerce , Cunin-Gridaine.

A AI. Giraudeau de Saint-Gervais,rue Richer,Q, Paris.

Note 18.)

En ce moment surtout que de nouvelles mains A son antique essor ouvrent d'autres chemins.

Par acte passé en l’étude de M* Dessaignes, notaire à Paris, place des Petits-Pères, n° 9, le Rob de Bovveau -Laffecteur est devenu la propriété du docteur Giraudeau de Saint Gervais, qui, depuis plus de vingt ans, s’occupe exclusivement du traitement des affections syphilitiques et des maladies de la peau.

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