DE CAZAS
NAIUES(l)
VILLAGES
Beyrouth
(inerkez -sandjak).
Beyrouth. . . .
Sa'ida
Sour
Mèrdj-Ayoùii. .
Beyrouth.
Sa'iida.
Sour (Tyr).
Idéïdiyè.
( Akka
Il ) Haïfa
Sain t* Jean -d* Acre \ Tabariyèh. . . .
(Akka). I Safèd.*
[ Nasra (Sazawtb) . .
St-Jeau-d'Acrc,
Uaifa.
ïibériade.
Safèd.
Nasra.
Tripoli
(Tarabolous).
T&nbolou-i chàv . . .
Satlta
Akkar
HasQ el-Aki'âd.
Tripoli.
Sauta .
Akkar.
Husu el-Akrùd.
Lataqiyèh
(Ladiqiyèh).
Ladiqiyèh.
Djihleh . , Mèr«ièb. .
SahioJtu. .
Lataqiyèh, DjiblèU.
Mèrqèb.
Bâb-Anah.
Balqa
(Naplouse).
Naplouse . . .
DjCDiu. . . .
Béni suab . . .
Ujémàïii. . . .
Naplouse.
Djéutu.
Toul-Kèrèm.
Sèiat.
5 sandjaks.
21 cazas.
49 uahiés.
2Mk villages
Division militaire. — Les troupes en garnison dans les différentes places du vilayet de Beyrouth font partie du 5" corps
1. Les imhiés seront nommément indiqués dans la notice respective à chaque sandjak .
d'armée, dont le quarlier général est h Damas, chef-lieu du vilayel de Syrie, ofi réside le miichir (maréclial), commandant en chef de ce corps d'armée composé de deux divisions, dont la seconde a pour quarlier-général la ville de Beyrouth, où réside un fcriq (général de division) qui la commande.
Autorités civiles. — L'aulorilé civile est exercée par un valî ou gouverneur général, dont la résidence officielle est à Beyrouth, chef-lieu du vilayet. Il administre directement le merkez-sandjak et le merkez-caza de Beyrouth. Les quatre autres sandjaks sont administrés au civil par des mulessarif ou gouverneurs, dont rautorilé, ainsi que celle de tous les autres fonctionnaires civils du vilayet, relève de celle du vali. Les 16 cazas composant, outre les 5 merkez-cazas et à leur exception, les subdivisions principales ou districts des 5 sandjaks, sont administrés par des cdïmakam ou sous-gouverneurs.
Les caïmakam du merkez-sandjak de Beyrouth, au nombre de trois, relèvent directement du vali, et ceux des quatre autres sandjaks de leurs mutessarif respeclifs.
Les nahiés de ce vilayet, par exception, sont administrés par des moxikhlar (chefs de quartiers), élus parles habitants et faisant fonction de maires; ils sont assistés de conseils locaux, dits des « anciens », pour la répartition des impôts et la justice de paix.
Les conseils administratifs qui assistent le vali^ les mutessari/ el les caïmakam sont en tout semblables à ceux des autres vilayets, déjà décrits.
Autorités religieuses. L MUSULMANS. — Les autorités religieuses sont, pour les musulmans sunnites, les cadi et les naïb résidant aux chefs-lieux de toutes les divisions administratives. En matière purement religieuse ou de droit musulman, les cMdi et les nàib relèvent tous directement du chéïkh ul-'islam^ ministre du culte; mais en ce qui concerne les tribunaux du bédàiét ou de droit moderne, qui sont, ainsi que les tribu-
naux du chèri^ présidés par les naïb, ceux-ci relèvent du ministère de la Justice.
Les musulmans chiites ont leurs cheikh particuliers relevant d'autorités diverses.
II. CATHOLIQUES. — LatiiNS. — Un archevêque, qui porte les litres de délégué apostolique de Syrie et vicaire apostolique d'Alep, et dont la juridiction s'étend sur tout le clergé latin d'Alep, de Damas et de Beyrouth, réside dans cette dernière ville.
Le clergé régulier latin du vilayet de Beyrouth comprend plusieurs ordres religieux et un certain nombre d'établissements divers, comme suit :
I" Les Pères Franciscains de Terre-Sainte ont un couvent à Beyrouth et desservent les paroisses de Tripoli et de Lataqiyèh.
2° Les Capucins desservent la paroisse de Beyrouth;
3" Les Pères Jésuites ont à Beyrouth une maison centrale, résidence d'un supérieur général pour la Syrie et TÉgyple; ils ont aussi des écoles h Saïda, chef-lieu du caza de môme nom, et dans les villages voisins;
i"" Les Lazaristes ou Prêtres de la mission de Saint -Vincent de Pa///, ont également II Beyrouth une maison où réside leur supérieur général pour toute la Syrie; ils ont une école à Tripoli et de grands établissements dans le Liban.
5** Les religieuses françaises {^\\\q^ de la Charité), vulgairement appelées Sœurs de charité, outre la maison centrale de Beyrouth, résidence de leur supérieure générale pour le vilayet de Beyrouth et le mutessariflik du Liban (Djèbèl-Libnân), ont dans cette même ville : un hôpital, un dispensaire, deux orphelinats et cinq écoles de filles ou garçons, et, à Tripoli : l'œuvre des « enfants trouvés », un orphelinat et une école.
G*" Les Frères des écoles chrétiennes^ qui relèvent d'un supérieur établi en Egypte et résidant au Caire, sont voués à l'enseignement secondaire et primaire. Us ont des écoles de ces deux degrés à Beyrouth, à Tripoli, à Lataqiyèh et à Haïfa.
V Les sœurs de Saint-Joseph de PApparitiofi relèvent d'une
supérieure générale pour la Syrie, résidant h Saïda. Elles ont dans celle ville, ainsi qu'à Beyrouth et à iNazarelh, des maisons d'éducation.
8' Les sœurs de Nazareth ont leur maison cenlraleà Beyrouth, où réside leur supérieure générale et où elles ont une maison d'éducalion et un dispensaire. Leurs autres établissements de cet ordre, dans le vilayel, sont un pensionnat ei un orphelinat à Beyrouth ; un exlernal h Haïfa el un autre exlernal, ainsi qu'un dispensaire à Chéfa-Amr, dans le caza de SMean-d'Acre.
9* Enfin, /es religieuses indigènes du Sacré-Cœur^ compagnie formée parles Pères Jésuites, dirigent un externat déjeunes filles à Beyrouth.
Jll. GUiXS UNIS ET MELIvlTES. — L'archevêque de Tyr, dont le siège est à Sour. et les prélats melkites, qui sont les évêques de Saïda el de S'-Jean-d'Acre, relèvent, ainsi que tous les Grecs unis et les xMelkiles, du patriarche grec uni, qui porte le titre de « Patriarche » d'Antioche, de Jérusalem, d'Alexandrie et de tout l'Orient, et tantôt réside h Damas, à Beyrouth, tantôt à Alexandrie.
Trois ordres religieux melkites, suivant la règle de Saint Basile, ont leurs couvents dans le Liban, el quelques prêtres séculiers de cette même communauté, relevant des évêques précités, desservent les paroisses du vilayet de Beyrouth.
IV. MAROiNITES. — Les autorités religieuses des Maronites consistent en neuf évêques et un archevêque relevant tous du patriarche de cette communauté, dont la résidence d'hiver est à Bkèrchèh, village libanais situé à 15 kil. environ au nordest de la ville de Beyrouth ; durant l'été, il réside h Dimàn, autre village libanais de la région des cèdres.
Le siège archiépiscopal maronite est h Beyrouth, el deux sièges épiscopaux se trouvent dans les dépendances de ce vilayet, l'un à Saïda, Tantique Sidon, l'autre à Tripoli.