‹ Syrie, Liban et Palestine, géographie administrative, statistique, descriptive et raisonnéeChapitre 108 sur 190 · fr · texte numérisé non relu

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Gomme on le voit excepté à Damas et sans doute aussi à Hamâ, à Homs et autres grandes villes, il n'entre que bien peu d'importations dans le vilayet de Syrie. Le goût, peutêtre même la simple connaissance du confort, n'ont pu encore pénétrer jusqu'au cœur de cette riche contrée. Pourtant un grand amour du luxe s'y fait voir partout, aussi bien dans le costume de fête du fellah le moins aisé que dans ceux des chefs des plus nobles familles et dans leurs somptueuses demeures. Cette situation anormale a pour principale cause le défaut de bonnes routes, qui n'est pas un moindre obstacle aux relations

personnelles qu'aux transports de marchandises et les rend également pénibles, coûteux, souvent impossibles. Mais, ainsi que les concessionnaires des chemins de fer syriens Tont fait eux-mêmes remarquer, rétablissement de ces chemins de fer, en rendant les communications, les transports de voyageurs et de marchandises, prompts, sûrs, faciles et infmiment moins onéreux, en activant ainsi les progrès de Tagriculture et du commerce, ne se bornera pas à augmenter la production et les exploitations. Cet établissement fera nattre aussi le désir, chez les producteurs, à mesure qu'ils auront acquis plus d'aisance, de se procurer les jouissances dont ils sont actuellement privés. Ils connaîtront alors cette privation, et nécessairement ils en souffriront; ils voudront bientôt s'en délivrer, et, comme les riches habitants de Damas, de Hamâ, de Homs, ne se contentant plus du luxe extérieur de rhabillement, ils auront recours, au moyen des importations de l'étranger, à tout ce qui peut rendre la vie douce et agréable, à tout ce qui contribue au bienêtre. De cette façon, en même temps que les exportations augmenteront diiiproraia de l'augmentation de la production locale, les importations augmenteront en proportion de l'intensité des besoins nouveaux et de la facilité d'y satisfaire.

Toutefois, pour obtenir cet ensemble de progrès plus utile encore à la richesse de l'État qu'au bien-être des populations syriennes, il sera indispensable qu'un réseau de bonnes routes carrossables relie tous les centres producteurs aux stations des chemins de fer. Ceux-ci, effectivement, sont justement comparés aux grandes artères qui répandent la vie. dans tout le corps, mais à la condition de la recevoir elles-mêmes d'une multitude de petits canaux auxquels, en retour, elles la rendent avec abondance.

Dîmes et impôts.

Tableau des recettes et dépenses du vilayet de Syrie

(année moyenne)

RECETl'ES

Impôt foncier (rè?'.7 /il) .

Mutations [Ihapoii), . .

Patentes [Ihnèttu) . . .

Exonération du service militaire

Dîme des céréales . . .

Taxe sur les bestiaux [agnâm)

Recensement

Recettes des tribunaux .

Contributions pour travaux publics ....

Recettes diverses . . .

Total. . .

Centimes additionnels pour riustruction et les Travaux publics :

1® sur l'impôt

foncier . . . 22i.720 2° sur id dlmc

des céréales . 875.000 Recettes municipales .

Total des recettes Dépenses . .

Recettes nettes. .

f'iastrcs 22.472.000

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