‹ Syrie, Liban et Palestine, géographie administrative, statistique, descriptive et raisonnéeChapitre 111 sur 190 · MO · texte numérisé non relu

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A reporlef

Mines et minières. — 11 existe dans le caza d'Hâshèyà des mines de fer jadis exploitées, mais depuis longtemps abandonnées; ce même caza possède des puits de bitume nombreux fructueusement exploités. Ce bitume est réputé le meilleur de Syrie. On exploite aussi, à èl-Mezzèh, dans le caza de Doumâ^ des carrières de beau marbre rouge et de pierre noire.

Forêts. — Les forêts du mèrkèz-sandjaq de Châm (Damas) sont peu connues. Les principales sont situées dans les cazas de Ba*albèk, de Ouâdî ul-'Adjèm et de Ilâsbèyâ. Leur peuplement se compose surtout de chênes et de peupliers. Celte dernière essence est exploitée avec profit, dans la plupart des cazas, en petits bois et en plantations, dont Tentretien laisse peu à désirer.

. — Il n'y a rien à ajouter ici à la description de la saline de Djèroud, situé dans le caza deNabk. Cette description a été donnée déjà page 326.

Tabacs. — Tout ce qui concerne les tabacs cultivés dans la plaine de Damas, l'un des principaux centres de cette culture en Syrie, se trouve également plus haut, page 329.

Eaux minérales. — On ne connaît pas d'eaux minérales dans le mèrkèz-sandjaq de Châm.

Agriculture. — Cette importante question a déjà été traitée, page 332, avec la plupart des développements qu'elle exige, et d'après des documents locaux empruntés aux autorités les plus compétentes en pareille matière. Il ne semble pas qu'il y ait lieu de rien ajouter atout ce qui a été dit concernant l'état actuel des principales branches de l'agriculture dans les plaines de Damas, de la Béqâ^a, de Ba'albèk^ dans les cazas de Hâsbèyâ et de Râchèyâ, etc., etc. Si quelques nouveaux détails peuvent servir d'utile complément en ce qui touche certai-

nés localités, od les trouvera plus loin, aux divers chapitres des cazas du mèrkèz-sandjaq.

Bétail. — On estime, d'une façon aussi approximative que possible, le produit annuel moyen de Télevage dans le mèrkèzsandjaq de Châm, comme suit :

NOMBRE DE TÊTES

Bœufs et vaches 17.300

BufOes 11.352

Chevaux 11.670

Chevaux de race 5.377

Anes 18.315

Mulets 11.220

Chameaux 5.240

Moutons et chèvres 348.750

Total. . . 429.224 têtes

Volaille

Poules 209.100

Canards i0.600

Dindons 12.961

Total. . . 232.660 têtes

Œufs 65 millions, valant 650.000 fr.

Aliel et cire

Miel du cazade Ba'albèk. 24.000 kilos, valeur 16.000 fr. Cire 6.000 — — 24.000

Total. . . 40.000 fr.

Sériciculture Cocons et soie grège 600,000 kg., valant 14.000.000 fr.

Fleuves; rivières. — Les principaux cours d'eaux du mèrkèit-sandjaq de Châm sont : VOronte ou nahr èl-'Asi, le Litâni, le Jourdain ou Chéri'at èl-Kébir^ le Bârnda et leurs affluents, déjà décrits plus haut, pages 351 et suivantes.

Lacs et marais. — On trouvera également page 335 la description des trois lacs bahr èl-^Atabèh, bahr èl-Hijddnèh {bahr èl-Mèrdj)^ et bahr Bâld^ situés à Test de la plaine de Damas (en arabe èl-Mèrdj)^ dans le voisinage du grand désert de Syrie [bâdiyèt èch-Châm),

Routes; chemins. — L'unique route du mèrkèz-sandjaq de Châm est celle de Beyrouth à Damas, aujourd'hui remplacée par un chemin de fer qui suit à peu près le môme parcours et se prolonge de Damas jusqu'à Mzèrîb (Cheikh-Sa'ad), chef-lieu du sandjaq du Haourân, en suivant le même tracé que le chemin de caravane des pèlerins de La Mekke. Tout ce qui concerne ce chemin de fera déjà été dit au vilayet de Beyrouth, page 42. Quelques observations au sujet des transports de céréales ont été faites pins haut à propos de ce chemin de fer.

Moatagnes. — Les montagnes principales du mèrkèzsandjaq de Châm (Damas) sont le djèbèl Libndn ou mont Liban (voir page 232) et Y Anti-Liban, divisé en deux sommets très remarquables qui sont le djèbèl (kh-Charqi (Anti-Liban proprement dit; 2.670 m. au dessus du niveau de la Méditerranée), et le djèbèl èch-Chêikh (ancien mont Hermon : 2860 m. au dessus du niveau de la Méditerranée) où le Jourdain prend ses sources. Cette chaîne s'étend du nord-est au sud-ouest, parallèlement au Liban, en circonscrivant, à l'est, les cazas de Ba'albèk, de Béqâ*a ul-*Azîz, de Râchèyâ et de Hâsbèyâ, et, à l'ouest, le caza de Nabk et la plaine de Damas, d'oti elle se prolonge en plusieurs autres sommets ou chaînons du nord au sud, à l'est du Ghôr ou vallée du Jourdain, à travers les sandjaq du Haourân et de Maàn, jusqu'à la péninsule du Sinaï.

Production industrielle. — Très belle et très variée, la

production industrielle du sandjaq de Châm, dont le centre principal est la ville de Damas. Elle a été déjà énumérée el trop brièvement décrite dans ses ouvrages les plus remarquables, page 363 el suiv. Une description plus complète, digne de sa haut importance au point de vue des arts industriels et même bien souvent du grand art, ne serait pas à sa place ici ; elle remplirait, d'ailleurs, des volumes.

etmesures. — On trouve plus haut, page 371 Ténuméralion des poids, des mesures de capacité, des mesures linéaires, itinéraires et de superficie, des mesures agraires en usage h Damas et dans le Haourân, avec leur valeur en poids et mesures du système métrique, ainsi que celle des diverses monnaies admises en Syrie dans les transactions commerciales, leur valeur en piastres turques et le cours moyen du change sur les places de Turquie, de France et d'Angleterre.

Commerce. — En 1895, le mouvement commercial du mèrkèz-sandjaq de Chàm (Damas) s'est résumé comme suit :

EXPORTATION

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