‹ Syrie, Liban et Palestine, géographie administrative, statistique, descriptive et raisonnéeChapitre 62 sur 190 · S OD · texte numérisé non relu

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Bestiaux. — On estime le produit de l'élevage du bétail dans cesandjak à 226.475 têtes, en moyenne annuelle, comme suit:

TÊTES DE BÉTAIL

Bœufs et vaches 5.610

Buffles 25

Chevaux 1.955

Anes et mulets 3.000

Moutons 28.835

Chèvres 186.800

Chameaux 250

Total 226.475 têtes.

La recette moyenne de la taxe sur les buffles, moutons, chèvres etchameauXy monte en tout à 757.472 piastres, soit env. 174.218 fr. par an.

Mines et Minières. — On trouve sur les montagnes de Lataqiyèh de nombreux affleurements de fer, de plomb argentifère, de cuivre, de lignites,et de nickel. Une mine de chrome y a été exploitée pendant cinq ans dans les nahiés de Bâïr et de Boudjaq, dépendances directes du cazacentral ou merkez-liva de Lataqiyèh, mais après avoir fourni un rendement moyen annuel de 2.500 tonnes environ, les gisements concédés se sont trouvés épuisés.

Forêts. — Il existait encore naguère des forêts de pins et de chênes assez considérables sur toute l'étendue des monts Ansariyè, à l'est et au nord du sandjak; mais l'exploitation abusive qui en a été faite dans ces derniers temps, pour satisfaire aux fortes demandes des négociants d*Égypte, les a ruinées. Aujourd'hui, l'on n'y voit plus que des bois sans importance et clairsemés. Toutefois le déboisement n'est pas tellement complet qu'on ne rencontre encore plus d'un canton forestier passablement bien peuplé des mêmes essences et contenant de beaux arbres.

154 VIIAYET DE BEYROUTH

Tabacs. — Il a été enregistré en 1893, par la régie coinléressée des tabacs, une récolte de 200.000 kilos de feuilles des meilleurs crus, évaluée, d'après le prix moyen d'achal offert par cette administration, à la valeur totale de 207.000 fr. Cette estimation est évidemment faible et justifie jusqu'à un certain point les plaintes des producteurs.

Les tabacs connus en Europe sous le nom de a tabacs de Lataqiyèh > sont nommés dans le sandjak abou-riha ou « le père du parfum ». La préparation que les producteurs leur font subir leur donne une couleur noire. On les exporte surtout en Angleterre et en Egypte. Cette sorte n'est cultivée dans aucune autre contrée de l'empire. Une autre sorte, préférée par les habitants, est nommée ché^ikh el-bént. Sa couleur est d'un beau blond doré. Sa production annuellement enregistrée est d'environ 100.000 kilos. La régie l'achète et en alimente ses fabriques de Damas, d'Alep et de Jaffa. Il se fait, en outre, tant en Syrie, à Homs et Hamah, qu'à l'étranger, une active contrebande des diverses sortes de tabacs de Lataqiyèh qu'on peut estimer pour le moins à 100.000 kilos de tabac abou-riha et au double de ché'ikh el-bént^ ce qui donne lieu d'évaluer au minimum la production réelle des tabacs de Lataqiyèh à 600.000 kilos, dont la moitié seulement sont enregistrés par la régie.

Fleuves; rivières. — L'unique cours d'eau de quelque importance relative est le nahr el-Kébir, qui prend sa source dans le vilayet d'Alep et va se jeter dans la Méditerranée au sud-est de Lataqiyèh, après un parcours total d'environ 56 kil. du nord-est au sud-ouest à travers les cazas de Sahioun et de Lataqiyèh. Une grande multitude de sources permanentes et de torrents à sec pendant l'été suppléent à ce manque de grands cours d'eau et suffisent largement aux besoins du pays^ sauf quelques cas très rares auxquels on remédie au moyen de puits à « noria » .

Routes. — Une seule route carrossable dessert le sandjak de Lataqiyèh en traversant ses quatre cazas et en passant par le

Djèbèl Ansariyè, d*où elle sort près de Qadmous^ nahié centrai des ismaélites, pour entrer en Syrie et aller aboutir à Hamah, d'où part une autre route passant par Homs et aboutissant à Tripoli. La route de Lalaqiyëh à Hamah n'est pas encore terminée; mais son achèvement est poursuivi avec la plus grande activité pour obéir aux ordres pressants venus de Constant inople.

Montagnes. — Le Djèbèl Ansariyè part du nord-est du sandjak de Lataqiyèh qu'il limite à Test, ainsi que celui de Tripoli, au sud-est duquel il se rattache au Djèbèl Libndn près d'Akkar, à 2.090 m. d'altitude.

Industrie. — Les principales industries du sandjak de Lataqiyèh sont : les huileries (à presses hydrauliques); la meunerie (moulins à eau^ moulins à vent et moulins à manège); les filatures de soie et de coton (les cotons de Lataqiyèh sont cités parmi les plus estimés); la fabrication des étoffes de soie dites aladja et des tissus de coton dits sima^ eic, etc.

Ports. — Les ports du sandjak de Lataqiyèh sont au nombre de trois : celui de Lataqiyèh, par lequel se font les deux tiers des exportations et qui reçoit toutes les importations, et ceux de Djèbèlèh et de Baniâs (caza de Marqab), par lesquels se fait un tiers des exportations.

Le projet d'un nouveau port d'une superficie de 12 hectares, dont les plans sont dressés par Sanis efendi, inspecteur du gouvernement local, est en ce moment à Tétude. La Compagnie indigène qui présente ce projet est constituée au capital de 25.000 livres turques.

Phares. — Il n'y a qu'un seul phare sur ce littoral; il est situé à gauche de l'entrée du port de Lataqiyèh, sur la partie nord de l'ancien château. C'est un feu fixe rouge ; portée, 6 milles.

Navigation. — Mouvement maritime du port de Lata-

QIYÈH :

pavillons

NOMBRE DE NAVIRES

TONNAGE

VAPEURS

VOILIERS

TOTAL

VAPEURS

VOILIERS

TOTAL

Anglais . . . .

Français. . . .

Hellène ....

Italien . . . .

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Totaux . . .

Commerce — Le mouvement commercial du port de Lataqiyèh est en moyenne annuelle, comme suit :

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