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IV. 3i

4^9 SUBSTAIfCKSrAirilCAIiSS.

M donné le nom de cocheiiiUne. Après avoir exftttiné cette matière colorante, il rétablit comme étant un principe animd. particulier.

Suivant lui, les parties constituantes de Tinsecte cocbeoiUe sont^ savoir:

Cocbeniline 5o,o

Gelée io,5

Cire grasse • . . . . 10,0

Mtious gélatineux 149O

Maiiére éclatante . » • • • . • i4)0

Phosphate alcalin "^

H vdrochlorate alcalin* ••• I

Phosphate de chaux >.. . 1^5

Phosphate de fer I

Phosphate d'ammoniac[ue. )

Propriéiét. La cocbeniline est d'un beau rouge carmin. Cette couleur est permanente à Tair sec ; mais elle se convertit en une ma* tière glutineuse, lorsqu'elle est gardée dans un lieu humide. EHe est soluble dans Teàu , dans Talcool et dans Tétber. Lorsqu'on évapore à l'air sa dissolution dans l'eau , elle subit la même altération que celle qu'éprouve l'extractif dans des circonstances semblables. Elle se dissout dans les alcalis caustiques, et aussi dans les acides. Elle n'est pas prédpitée par l'infusion de noix de salle. La force d'affinité de la cocbeniline pour l'alumine, l'oxide d'étain et quelques autres oxides, est bien connue.

SECTION XH.

Des Huiles.

Les substances oléagineuses trouvées dans les animaux appartiennent toutes à la classe des huiles fixes. Elles diffèrent beaucoup entre elles dans leur consistance, puisqu'on les obtient dans tous les états intermédiaires , depuis le spermaceti, qui est parfaitement solide, jusqu'à l'huile de poisson, qui est complètement liquide. Les plus importantes de ces huiles sont celles qui suivent :

* John*ft TabeUen der Tbier reichs > p. 117.

HI7II.es. 4^3

I. Graine. On trouve c?tte ^ubstancç on grande quantité Gr«itM. dans différentes parties des animaux. Lorsqu'elle est pure, ^ a les propriétés des huiles fixes. Sa consistance varie depuis celle du suifoiai est cassant^ jusqu'à celle de la graissa de porc o\kaxong9^^ est molle et demi fluide. Pour obtenir la graisse

Î)ure , on la coupe en petits morceaux , on la lave bien daos 'eau , et l'on en sépare les parties membraneuses et les vaisseaux. On la fait fondre alors dans un vase de peu de profondeur avec de Teftu, et on la tient à létal de fusion jusqu'à ce que l'eau soit complètement évaporée. Ainsi purifiée,. la graisse est blanche et presqu'insipide.

Les diverses espèces de graisse se liquéfient à des tempe- Propriétés. ratures différentes. Le lard fond à 36ocentig. , mais la graisse qu'on extrait de la viande, exige, suivant Nicbolson, une chaleur de 5ao centig. Lorsqu'on la chauffe jusqu'à 204** centig. , elle commence à répandre une fumée blanche, qui devient plus abondante et plus désagréable à mesure que la chaleur augmente ; elle prend en même-temps une couleur noirâtre, ce qui est dû sans doute à ce qu'elle est en partie décomposée, et à ce qu'il se développe du charboa. Sialorsonla laisserefroidir,elle devient plus cassante et frfus solide qu auparavant^AladbtiUation dans unecomue, te sain doux, ou axonge, fournit d'abord une certaine quantité d eau, puis une buile blanche, qui se solidifie dans le récipient en petits ^obules arrondis; et il reste dans la cornue une masse noire. Pendaat toute l'opération , il passe en abondance du gaz hydrogène carboné et du gaz acide carbonique , qui ont une odeur extrêmement fétide. Lorsqu'on délute l'appareil , il se répand une odeur si forte et si désagréable qu'il est impos* sible de la supporter. On supposait autrefois que cette odeur était due à de l'acide sébacique formé pendant la distillation ; mais Thénard a prouvé que c'est une erreur. On doit donc l'attribuera de l'huile empyreumatique ; l'odeur ne disparait paâ tout de suite. Pendant la distillation, il se dégage de l'acide aeétioue, ainsi qu'un peu d'acide sébaeique, qu'on trouve en dissolution dans le récipient, mêlés avec llmile*

Ces produits démontrent quelle est la nature particulière N«tor«. de la graisse ; et en même-temps son analogie avec Thuile fixe est si frappante, qu'on ne peut se dispenser de h regarder comme appartenant au même genre de corps. Ses principes constituans sont indubitablement l'oxigène, l'hydrogène

484 SUBSTANCES AKIMALCS.

et le carbone 9 mais dans des proportions encore inconnnes^ On a suppose aussi qu'elle contient un acide. Cette opinion dérivait de celle des anciens chimistes^ qui considéraient tous les corps huileux solides comme devant leur solidité à un acide. Les expériences de Crell semblèrent prouver la vérité de cette opinion ; mais Tbénard a démontré depuis aue ces expériences étaient erronées , et qu'il fallait attribuer les résultats obtenus , à l'impureté des substances employées. L'acide sébacique se développe par Faction de la chaleur sur )a graisse.

La graisse est insoluble dans l'eau, dans l'alcool et dans Pétber. Les acides forts la dissolvent et la décomposent peuà-peu. Elle se combine avec les alcalis, et cette combinaison forme un savon.

Lorsqu'on verse un peu d'acide nitrique sur de la graisse, et qu'on l'expose ainsi à une douce chaleur , l'acide aban* donne son oxigène et convertit la graisse en un onguent jaune, que Fourcroy regarde comme un oxide de graisse,

Îu'on assure avoir été employé avec un grand succès en rance dans les affections vénériennes externes. Il se forme une portion d'acide saccbolactique par l'action de l'acide nitrique. La graisse dissout un peu de soufre et de phosphore, le phosphore est promptement converti en acide phosphoreux. Dans les préparations pharmaceutiques mercurielies , qui se font en triturant le mercure avec la graisse, ce métal est, selon Vogel, à l'état métallique *.

Il faut attribuer la rancidité de la graisse à la même cause qui produit la rancidité des hm'les fixes. ^^^ a. Huile de poisson. On extrait ce liqm'de de la baleine, et

d« poMJon. d'autres espèces de poissons. C'est un objet de commerce trèsimportant; on s'en sert pour l'éclairage, ainsique pour d'autres usages. Elle est épaisse d'abord; mais lorsqu'on 1 abandonne à eUe-tnème, il se dépose une matière blanche mucilagineuse, et l'huile devient transparente. Elle est alors d'une couleur inrune rougeâtre , et d'une odeur désagréable. Si on l'agite avec un peu d'acide sulfuriqoe, et quon y mêle de l'eau, l'huile, par le repos, vient nager à la surface, et sa couleur est plus claire qu'auparavant; l'eau continue d'être laiteuse, et l'on voit une matière caseuse flotter entre l'huile et l'eau.

' ♦ Ann. de Cbim. LVIII, î5f

BUTIrSS. 4^

On a employé cette méthode poor purifier Ilurile , afin de la rendre plus propre à brtler dans les lampes. On s'eat servi, k cet effet y de plusieurs autres moyens , dont les pins importans sont ceux recommandés par M. Dossie ' .

3. Httik de spermacett, C*e8t liraile qui se sépare du Uanc "'"*«^. de baleine pendant sa purification. Elle est beaucoup phis * *^"" pnre que i'nnile de poisson , et par conséquent elle est plus propre k la combustion dans les lampes.

4* Le beurre a tous les caractères d'une huile fixe; maïs Bmirn, comme on nele trouve tout formé dans aucune substance animale, la description de ses propriétés appartient au chapitre, suivant.

5. Margraff obtint Vhnite de fourmis en faisant macérer Ho»». dans Feau la formica rufa^ et en distillant le liquide jusqu'à moitié. On aperçut f huile qui nageait à la surface de Teau

dans le récipient. Elle est liquide, et se dissout complètement dans Talcool. Sa saveur n'est pas. chaude, mais elle a une edeur particuUère. Elle parait tenir le milieu, par ses propriétés, entre les huiles nxes et les huiles volatiles '.

6, Huile animale de DdppeL Quoique tous les corps hui-Hmie Mîmau leux trouvés dans les substances animales appartienueol à la . * '^^ classe des huiles fixes , il existe cependant une huile volatile particulière qui manifeste sou. apparence et se' forme; sans

doute , pendant la distillation ae différens corps animaux. Quoique cette huile ait maintenant perdu cette espècede celé* brité dont elle jouissait parmi les anciens chimistes, cependant comme elle a des propriétés qui lui ^oot particulières, un court exposé de la nature ae cette substance, ne sera pas déplacé. On l'appelle ordinairement kutfe Mimale de Dippel^da nom de celui quil'obtint le premier. On là retire communéànent des parties gélatineuse et albumineuse des animajix ; et ce sont, • dit-on , les cornes qui conviennent le mieux pour se procurer cette huile. On mêle le produit de la première distillation avec de l'eau , et on distille eiisuite le tout à une douce température. L'huilequi s'obtient ainsi d'abord est rhuile animale deDippel.

Cette huile est sans couleur et transparente; son odeur est

■ PhU. Mag. XV. io5; et Transnoliotis of (lie Society tôt the ça- €ooragemeot<i of the arU^ vol. XX.

? MargraEF. Opusc. 1 , 291 .

486 SUBSTAKCES AlflMALES.

forte et on peu aromatique ; elle est presque attsti légère eC aussi volatile quelether : f eau eo dissout une portion, et la dissolution rerdit le sirop de violette, ce qu'on suppose être dû à un peu d'aminouiaque qu'elle contient* Tous les acides la dissolvent , et forinenC avec eUe une espèce de sa-

' Von imparfait. L'acide nitreux Tenflaoïme. Elle forme un savoa avec les alcalis, et s'unit à Talcool, l'éthër et aux huiles. Exposée à l'air, elle brunit, et perd sa transparence.

. On* s en. sertait autrefois comme d'un spécifique dans les fièvres *•

SECTION XIII

Des Rësinçs^ animales

Oir trouve dans différens corps animaux des substances qui ressemblent aux résines, et qu'on peut, par cette raison, appeler résines animales. Leurs propriétés dîfïèrent , sous certains rappons , de celles des résines végétales ; mais elles n ont pas été toutics examinées avec précision. Les plus rei marquables de ces substàïicos $oot les suivantes.

Ambre grii. ' î. Ambré gris, Gii f wwvé cette substance flottant sur la sui'factt dé la mer, près "des côtes de l'Inde, de l'Afrique, et du Brésil. Slhe est ordinairement en petits morceaux, mais quelquefois aussi en masses, du poids de )5 à 5o ktiogr. Il a été émis des opinions très-dîffërèntes sur forigîne de Tambre gris» Les uns soutenaient' <{ué citait le suc concret d'un arbre * ; d'autres pensaient qrt^ c'était un bitume ; mais on considère aujourd'hui y comrne assee bien établi , que c'est une concrétion qui se forme dansTestomac ou dans les bitestins du physeter macrocèphâlus\, bu baleine spermaceti '.

rropaéiés» L^mbfe gris pur est léger et mou , il surnage Peau. Sa pesameur spécifique varie, selon Brisson, de 0,78 'à 0,93. Bmiilloh-Lagrange, qui eh à publié dernièrement une analyse, a tirouvé cette pesanteur spécifiaue de 0^84^ ao,ô44 *• Sa couleur est le gris cendré , rrtyé ae ^âune nrunâtre et de blanc. Son odeur est agréable, et le devient encore daVanUge avec le temps. Il est insipide.

" Kxperîmenls of Model and Dehoc.

* NomTcl Abr^é des Pfail. Traw. XI^ 8g. > Phil. Tran*. XXXÏII , XXXVIH rt XU « Ano. d«ChiiB.XLVU,73.

AÉStVBS liriXAIflS. 4^7

Chauffe à So^' ceDligr. , il se fond sans écofiaer . Si ron pousse lachaleurJQsqa'à ioo<>ceDt ,il se volatUise complècemeot sous kfomiede fumée blanche, et m kissaolqu'uue trace de charbon. A la distillatioD, il doooe uu liquide blancb&tre acide ^ une huile volatile lé^e^et il reste uo charbon volumiDeux '•

L'ambre gris est insoluble dans l'eau. Les acides n'ont sur lui que peu d'action* L'acide sulfurique affaibli ne lui fait éprouver aucuu changement ; mais lorsqu'il est concentré , il développe un peu de charbon. L'acide nitrique le dissout , et d^age en même-temps du deutoxide d'azote, de ladde carbonique et du gaz asote» Il se fprme un liquide brunâtre , qui laisse ^ par l'évaporation à siccité , une substance brune cassante , ayant les propriétés d'une résine. Les alcab's dissolvent l'ambre à l'aide de la «Valeur ^ et forment avec cette substance un savon soluble dans l'eau. L'ambre gris est ^oluble dans les huiles fixes et volatiles ; il l'est aussi dans Péther et dans l'alcool •.

Lorsqu'on fait macérer pendant ^4 heures, dans 16 par- A«ai>^. ties d'alcool, 100 parties d'ambre gris, le liquide acquiert une cotJeur jaune foncée. En répétant l'opération , l'alcool se charge de tout ce qui est solubie ; et si Von diauffe légê' rement , le reste se dissoiK à l'exception d'une petite portion de matière charbonneuse du poids de 5,4 parties, qu'on en sépare facilement par la fihration. En évaporant a siccité les infusions froides d'alcool , il reste une substance brune brfllante , qui se fond aisément par la chaleur , et aiii se volatilise complètement lorsqu'on la met sur des charbons ardens. Celte substance a les propriétés d'une résine. La quan» tité s'en élève à 3o,8 parties. L'eau la précipite de l'alcool , eb laissant une certaine portion d'acide oenzoïque équivalant à I f.r parties , qn'on peut également séparer de l'ambre gris pr la chaleur et par le procédé ordinaire i l'aide duquel oa i'obtiept du benjoin. Lorsque l'infusion alcoolique étant chaude on'fe laisse refroidir, elle dépose une partie de l'ambre -gris qu'elle tenait en dissolution. Cette matière est de couleur jaune p&le, et ette se ramollit facilement parla chaleur. Lorsipi'on la laisse refroidir lentement , elle prend la forme lamelleuse. Elle a^les propriétés de la matière adipeuse dans laquelle les muscles sont transformés lorsqu'on les traite

BouiUon-Lagrange y Aon. deChim. XLYII/tS*

488 SUBSTANCES AKIMALKS.

par Tacide nttrioae , et qui se oMoifeste lorsqu'on laisse putréfier des cadavres entassés en grand nombre. On a donné à cette substance le nom Sadipocire , à raison de sa ressemblance et avec la f^raisse et avec la cire. La quantité qu'on en trouve dans Fambre gris s*élève à 5a,8 parties. Telle est l'analyse de l'ambre gris, faite par Bouillon - Lagrange« Ainsi, cette substance est composée y suivant lui, de,

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