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III. ai

d'après les analyses les plus exactes qui aient été faites jusqu'à présent.

EmERAUDE.

Beril.

Alumine. . . ■ . . .

Glucine

Oxide de chrome. . .

Oxide de fer. ....

Oxide de tantale. .

i 68,5o* i5,75 ia,5o o,3o 1,00

Eau • . • .

ioo,35

II résulte de ces analyses que les parties constituantes de l'émeraude et du béril sont exactement les mêmes et que les seuls composans essentiels sont la silice, l'alumine et la glu* cinc. C'est donc un double silicate paraissant être composé de 1 atome de bisilicate de glucine et de 2 atomes de silicate d'alumine. Le clirome est la matière colorante de 1 emeraude, et celle du béril est le fer.

Espèce 6. — loîite

Dichroite de CoTdicr; Cordierite de Lucas.

Ce minéral fut apporté en France de Grenade en Espagne , où ils se trouve en deux endroits différons, suivant toute apparence, dans des roches de trapp stratiforme. On l'a rencontré dernièrement à Arendal en Norwège dans du trapp primitif. La forme de ces cristaux n'ayant pas été déterminée, nous ne pouvons pas avec certitude le considérer comme étant une espèce particulière. Cependant je l'ai placé ici pro-

■ Vauquelin, Journ. de* Min. N.° XXXVIII, 98.

• Klapro.h, Reitraçe. III, aaS.

* Vauquelin , Journ. des Min. N.° XL111 , 563.

* Klaprotli, Brilrage. III, ato,.

1 TW/.etius, Afhandlingar. IV, 19a.

• Jamcson. I, 78 Lucas. II, 219.

. . LIERRES. o 0

visoirement. Cela n»,,» -t *23 nn«éralogis,es surcKHatr * ^ ,,aUent™ d«

« Je bleu viole,; ml e" e eSt Me' sa

«/«eimueirt eo pris,n„ i [t .eme axe- Jl cris,aU)se L ?rd,nairemen, â pe,,,s v,treui- & cassure est

£ pe-meur spécifique e , de S? T aUgU,aireS aiëus-

Magnésie *4A Chaux . . " 5,8

Protoxide de 'fer'/. *'7 Uxide de manganèse. , °

Espèce 7. - .ScW».

Tourmaline de Haûy.

6Ï«es avec o^o," del;1": *" ^ •« minérale- H. . «"•duit tmurTprel>ff!r ,Ue PeI,ui « &t £ H',,0'"! pour déUer tcK^S "•""•«S* parCroustedt, d'une dure,é cousideŒ e t ^ de for™ colonnairé 3 à 3,4. Cette desenunon £ M Pesameur spécifique de * P-'^res; et quo "J£ J 'T* a UD '^grand nombre du mot schorl einrrestrlT CrTs,edî' .«as^uificatiou 6 restre""e par les minéralogistes, elle

• Cordier. " v

Sci.weigg,r's Journ. XIV, 3i6 I,8o.rWaD* a65- I*l/3,. Brochant. I, «6. Jamcon

4 Jatt,eSOn'5 Mincralo6y. I, Ia4> , tr.

324 minéraux siMplis.

était cependant restée encore assez générale pour coin* prendre la désignation de presque vingt espèces distinctes de minéraux. Werner fut le premier qui donna une définition précise du mot schorl , et qui en borna l'application à une seule espèce de pierres. Ce minéral se rencontre ordinairement dans le granit , dans les gneiss et les autres roches primitives. On le trouve souvent en masse, mais il est trèsfréquemment cristallisé. La forme primitive de ses cristaux est un rhomboïde obtus, dont l'angle solide au sommet est de i^9°, ayant des faces rhombes avec angles de n4° ia' et 65° /j87. Mais le schorl se présente ordinairement sous la forme de prismes à trois, six, huit, neuf ou douze faces, terminés par des sommets à quatre ou cinq faces diversement tronquées *. Souvent les faces des cristaux sont convexes.

Werner divise cette espèce en deux sous-espèces qui se distinguent particulièrement par leur couleur et leur gisseroent. Cette subdivision est convenable en ce qu'elle rend la description plus courte, spécialement dans cette branche de la minéralogie que Werner a distinguée par le nom de géognosie.

Sous-Espace i.w — Schorl commun.

La couleur de ce schorl est toujours le noir parfait ou de velours. On le trouve en masse, disséminé et cristallisé. Ses cristaux sont des prismes à trois faces dont les bords latéraux sont tronqués, et qui se terminent quelquefois par une

Î>yramide. Les cristaux sont le plus ordinairement aciculaires. ./éclat de ce minéral est le peu éclatant ; c'est l'éclat du verre. Sa cassure tient le milieu entre la cassure imparfaitement conchoïde et celle inégale à petits grains. Le schorl commun est ordinairement opaque. Il se présente souvent en concrétions distinctes, prismatiques, uunces. 11 donne une raclure grise. Sa dureté est inférieure à celle du ouartz. Sa pesanteur spécifique varie de 3,o54 à 3,092. Cnaufïé ao rouge, sa couleur devient d'un ronge brunâtre-, et à 1270 de Wedgewood, il se convertit en un émail brunâtre compacte*. Le schorl commun est souvent rendu électrique par la cha.-

« Haiiy, TMin<?r. III, 3j. Bournon, Plût. Trant. i8#af n. 3i3. » Kirwan's Minerai. 1 , 1C6.

pierres. 3a5

leur, précisément de la même manière que la sous-espèce dont nous allons parler. Mais Quelquefois cet effet n'a pas lieu j raison des particules de 1er qu'il coutient

Sous-Esfèck 2. — Tourmaline*,

Cette pierre fut connue pour la première fois en Europe par un échantillon qui y fut apporté de l'île de Ceylan ; mais on la trouve fréquemment aujourd'hui dans la composition des montagnes primitives. Ce minéral se rencontre quelquefois en morceaux amorphes, mais il se présente beaucoup plus fréquemment cristallisé en prismes à trois ou à neuf faces avec sommets tétraèdres.

Les couleurs principales de cette seconde sous-espèce sont le vert et le brun. Ces couleurs passent du vert poireau au vert pistache et au vert olive. Elles passent tantôt aussi au brun de foie, au bruu jaunâtre, au brun rougeâtrej au rouge d'hyacinthe et au cramoisi ; au violet, à l'azur, au bleu de Prusse et au bleu indigo. Ce minéral est ordinairement cris* tallisé. Ses cristaux sont des prismes à trois, six ou neuf faces diversement tronquées. Les faces latérales sont ordinairement striées dans la longueur. Son éclat intérieur est le très-éclatant, c'est celui du verre. Sa cassure en longueur est parfaitement conchoïde. En travers elle tend à la cassure lainelleuse. Il est quelquefois transparent, souvent opaque. Il est dur, aisément frangible. Sa pesanteur spécifique varie de 3,0704* à 3,i55 4.

A la chaleur de 94° centig. , ce minéral devient électrique. Il donne à l'un de ses sommets l'électricité résineuse, et à l'autre l'électricité vitrée8. Il rougit lorsqu'il est chauffé; traité au chalumeau, sans addition, il se fond en bouillonnant, et se convertit en un émail blanc ou gris.

» Haùy. III , 56.

* kirwan. I, 171. Bergman. II, 118; et Y, fai. Gerhard, Mé*m. Bcrl. 1777, P* '4' Haiiy, Mcm. Par. 178$, p. 570. WiUon , PhiJ. Trans. XLI, 3o8. AFpuiii*, Recueil aur ht tourmaline, forez aussi la Poterie, le saphir, l'œil de chat et la tourmaline de Ceylan (1rma«rjHe'ft. Brochant. I, 2a8. William Walson a fait voir que le Ivnourium de« anciens , tel que le décrit Théophraslc, détail Être la tourmaline. Phil. fraas. ^fy, p. 3g4-

* Hatiy.

* Werncr.

? AEpinu»,

326 minéraux simples.

Le minéral trouvé en Sibérie , auquel Lermina a donné le nom de sibérite, et Lamétlierie celui de daourite, peut être considéré comme n'étant qu'une simple variété du sckorl. La rubellite aussi est uu schorl rouge.

La table qui suit présente les résultats des expériences les plus exactes qui aient été faites jusqua préseut pour déterminer la composition de ce minéral.

Il paraîtrait, d'après ers analyses, qu'il existe une distinction marquée entre la composition de la rubellite et les autres variétés de schorl. La rubellite ne contient pas de fer, mais une quantité notable de manganèse et de soude , qui , l'un et l'autre manquent dans le schorl. La grande perte queBurholz éprouva dans ses analyses, quoique faites avec grand soin , et après les analyses de Klaprotli et Vauquelin , rend la composition du schorl douteuse. Si la perte était attribuée à la potasse, il ne serait pas invraisemblable que le symbole

{)our le schorl fut y ■ S -H 2 /? • S -4- J A / • S , tandis que e symbole pour la rubellite est m gS -f-2 Sod. S 1 2 A /S. Mais ces conclusions ne sont guères que conjecturales.

Espèce 8. — La Fibrolite ' \

Ce minéral fut observé pour la première fois par Bonrnon dans la matrice du corindon imparfait. Sa couleur est le blanc ou le gris sale. Sa dureté surpasse celle du quartz. Sa pesanteur spécifique est 3,2 1 4- H est à tenture libreuse. Sa cassure en travers est compacte; les fragraens sont ordinaire* ment indéterminés. À l'intérieur il est lustré. Il est infusible au chalumeau. Bournon remarqua un échantillon de ce minéral cristallisé en un prisme rhomboidal, dont les angles des faces étaient de 8o° et de ioo°. La tibroh'te est composée, suivant Chenevix, de

58,a5 Alumine.

38, 00 Silice.

3,75 Trace de fer et perte.

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