VII. FAMILLE QUARTZ
*\umiie Quaru Cette famille contient 1 2 espèces, dont plusieurs, à raison des variétés nombreuses qu'elles présentent, sont encore susceptibles d'être subdivisées en sous- espèces. Les uoms des espèces sont le quatz, le caillou ferrugineux , la pierre de corne ou hornstein, le schiste siliceux , la pierre à fusil la calcédoine, F héliotrope , la stalactite siliceuse, ïhyalithe, lf opale, la ménilite, et le jaspe. Parmi ces espèces il en est beaucoup qu'il importe de connaître; et cependant comme elles ne se trouvent jamais cristallisées, la méthode de Jlaiïy pour discerner les minéraux, ne peut leur être applicable.
Espèce ire. — Le Quartz1 »
Le quartz est uue des plus abondantes de toutes les espèces de minéraux. On le rencôrttrç presquen tous lieux en grandes quantités. Oa le trouve en masse, en morceaux roulés, et cristallisé. La forme primitive de ses cristaux est, suivant Haïiy, un parallélipipède rb'oinboïdal, dont les angles des rhombes sont de 94° 4' ct de 85° 56', de manière qu'il ne diffère pas beaucoup du cube a. La variété la plus ordinaire du quartz cristallisé est un dodécaèdre formé par deux pyramides hexaèdres appliquées base à base , dont les côtés sont des triangles isocèles ayant l'angle au sommet de 4<>0f et chacun des angles de la base de 70°. L'incidence d'un coté de lune des pyramides sur le côté adjacent de l'autre des pyramides est de io4°. 11 y a souvent uq prisme
* Kirwan. I, 341. Haiiy. II, 406. Brochant. I, 33g. Jamcsou
* Hauy. M. Phillips les trouva de q\q 2& et 85° 36'; Armais ot Fhilosophy. VII, i3<5.
hexaèdre interposé entre les deux pyramides, dont les côtés correspondent toujours à ceux des pyramides \ On trouve dans la cristallographie de Romé de Lisle * , et dans la Minéralogie de Haiiy % la description et la figure des autres variétés des cristaux de quartz, ainsi que la démonstration de la loi de leur formation.
La cassure du quartz est conchoïde ou esquilleuse. Son éclat varie de l'éclatant au brillant. Sa transparence est du transparent au translucide sur les bords , et dans quelques cas il est opaque. 11 produit une réfraction double. Il est dur. Sa pesanteur spécitique est de 2,64 * *fi7 1 et dans une variété de 2,691. Pour faciliter la description de cette espèce compliquée, Werner l'a subdivisée en sept sous-espècesj et cette subdivision présente plusieurs avantages.
Sous-Espèce ire. — Améthyste.
Cette sous-espèce se trouve en masse et en morceaux arrondis , mais le plus fréquemment on la rencontre cristallisée. Ses cristaux sont des pyramides hexaèdres, toujours en druses. Sa couleur est le bleu violet passant tantôt au bleu de prune, au brun de girofle et au noir brunâtre*, et tantôt au gris de perle et de cendres, au blanc grisâtre, au blanc verdâtre, au vert olive, et dans quelques cas très-rares au vert pistache. Les variétés de l'améthyste en masse présentent plusieurs couleurs réunies formant bigarrure. L'éclat de l'améthyste est le très-éclatant ; cet éclat est celui du verre. Sa cassure est parfaitement conchoïJe. Elle tend quelquefois à la cassure imparfaitement conchoïde inégale et à celle esquilleuse ou fibreuse à grosses fibres réunies en faisceaux. Les fragraens sont à bords aigus. Les variétés en masse sont composées de concrétions distinctes prismatiques, épaisses, souvent avec cristaux réunis ensemble à leurs extrémités. La transparence de l'améthyste varie du diaphane au translucide. Elle est ai^re et aisément frangible. Sa pesanteur spécifique est de 3,750. On la trouve formant souvent des filons particuliers et dans des géodes d'agathe.
» Cristallog. II, 73.
» Ihid.
* Mém. Par. 1786, p. 78 j et Minéralogie. II, 4°7« Ferez aussi Lamctlierie, Journ. dePbjs. XLII, 4;o-
Werner distingue l'améthyste commune, que nous venons de décrire, d'une autre variété que, d'après sa cassure, il appelle i am éîhyste fibreuse épaisse. Cette dernière variété ne se renco Ure qu'en masses et en morceaux arrondis. Sou éclat intérieur est l'éclatant : c'est celui du verre. La cassure principale est épaisse, fibreuse. La cassure en travers est imparfaitement conchoïde. Elle est ordinairement translucide.
Sous -Espèce 3. — Cristal de roche.
Le cristal de roclie se trouve quelquefois en morceaux arrondis , mais presque toujours cristallisé sous toutes les variétés de formes qui appartiennent à l'espèce en général. Ses couleurs les plus ordinaires sont le blanc et le brun. La couleur blanche passe du blanc de neige aux blancs, grisâtre ,
I'aunâtre et rougeâtre; du blanc grisâtre au gris de perle ; du >!anc jaunâtre au jaune d'ocre, au jaune de vin, au brun jaunâtre, au brun de girofle, au noir brunâtre ; la couleur brune tourne du brun jaunâtre au jaune d'orange et au rouge d'hyacinthe.
A l'extérieur, l'éclat de ses cristaux est le trés-éclatant. Glu' d * ses morceaux arrondis est peu éclatant. Son éclat à l'intérieur est le trés-éclatant : cet éclat est celui du verre. Sa cassure est parfaitement conchoïde *, dans quelques variétés ou peut reconnaître une cassure lamelleuse. Les fragtnens sont a bords très aigus. Ou rencontre très-raremeut le cristal de roche en concrétions distinctes, grenues et prismatiques. Il est transparent et ^isétneut fraugible. Sa pesanteur spécifique est de 2,600 à 2,888.
Sous -Espace 3. — Quartz laiteux.
Cette sous-espèce ne se rencontre qu'en masse. Sa couleur est quelquefois le blanc laiteux ; mais le plus ordinairement c'est le rouge rose pâle. Cette dernière couleur passe quelquefois au rouge cramoisi, au blanc rougeâtre, au gris de perle, au blanc laiteux. A l'intérieur, il est très éclatant ; c'est l'éclat du verre, inclinant à l'éclat résineux. Sa cassure est parfaitement conchoïde. Les fragmens sont à bords aigus. Ce quartz paraît quelquefois composé de concrétions distinctes, lamelleuses, épaisses. Il est demi-transparent, 11 forme des lits dans les montagnes primitives.