IL DE CHAT
94^oJ
Alumine. . . .
Oxide de fer. .
Trace.
Oxide de man-
ganèse . . .
Eau
Espèce 2. — Caillou ferrugineux
Ce minéral se rencontre en filons de mine de fer, et on le suppose être un mélange intime de quartz et d'ocre de fer.
On le trouve ordinairement en masse ; et quelquefois cristallisé en prisme à 6 faces, portant à chaque extrémité un pointeraient à 3 faces. Sa couleur est le brun jaunâtre, quelquefois elle tient le milieu entre le rouge de sang et le rouge brunâtre. La surface extérieure est éclatante, à l'intérieur peu éclatante. Cet éclat est à-peu près celui du verre. Sa cassure est imparfaitement conchoïde. Les fragmens sont à bords peu aigus. On trouve le caillou ferrugineux en petites concrétions distinctes, grenues. Il est opaque, dur , et se rompant difficilement. Sa pesanteur spécifique est de 2,576 à 3,838. 11 est infusible au chalumeau saus addition.
• Rose, Karstcn's tabclkn , p. a5.
» Buchoh, Gehlcn's Journal, second séries. VI , 1^7.
• Klaprolh , Beitragc. 1 , 9$ et 96.
4 Jameson. I, 178.
35o MINÉRAUX SIMPLES.
Ses parties constituantes sont :
Alumine
Oxide de manganèse.
ESPÈCE 3. — Pierre de corne , hornstein*.
On trouve ce minéral en masse, et quelquefois en boules arrondies. Sa cassure est écailleuse et conchoïde. Il est mat, translucide, dur , mais rayé par le quartz. Sa pesanteur spécifique est de 2,699 à 2,708. Sa couleur la plus ordinaire est le gris,
Werner partage cette espèce en trois sous-espèces qu'il distingue principalement par la cassure et par la conteiture.
Sous-Espîce 1". — Hornstein écailleux.
On trouve ce minéral en filons dans la pierre calcaire. 11 forme aussi la base d'une roche appelée hornstein por-
phr-
Ses couleurs sont le gris bleuâtre, le gris verdatre, le gris jaunâtre , le gris de perle et le gris de fumée , le rouge de chair, le rouge brunâtre; le vert olive, et le vert de montagne. Sa cassure est écailleuse à petites écailles. II est mat à l'intérieur. Les fragments sont à bords aigus. Cette pierre se rencontre quelquefois, quoique rarement , en concrétions distinctes qui sont lamellaires et concentriques. Il est translucide sur les bords, dur, aigre, >se rompaut difficilement. Traité au chalumeau, il est infusible sans addition.
Sous-EspicE 2. — Hornstein conchoïde.
Ce minéral se rencontre en couches et aussi en filons. S^s couleurs sont le blanc grisâtre et le blanc jaunâtre , le gris verdâlre et le gris de perle , le rouge de chair, le rouge de cerise et le vert montagne. 11 est quelquefois tacheté
— h JU 1 - 1 1 i . — ■
1 Rnchoh , Gchlen's Journal, second séries. VI, i53. Le premier échantillon <ctah ronce, le second jaune, et le troisième brun.
a Kirwan\ Min. I, 3o3 Baumer, Journ. de Phvs. 11, »54; « Monnet , ibtd. , 33. YViegleb ; Crell's, Ann. 1788, p. 46 et i35; Jomro. de Pbys. LUI, 33$. Brochant. I, *54* Jamesoa. 1, 181.
PIERRES. 35l
et rayé. On le trouve toujours en masse. A l'intérieur, son éclat est à peine le peu éclatant. Sa caj>sun. est parfaitement concboide. Les fragmeus sont à bords assez aigus. Ct Ue sous-espèce ne se présente jamais en concrétions distinctes. Elle est translucide sur les bords. Elle est dure et aisément frangible.
Sous-Esrécx 3. — TVoodstone. Bois pétrifié.
On trouve ce miuéral isolé dans les terrains gras sablo- Deux. 11 semble être du bois converti en hornstein par la pétrification. Ses couleurs sont le gris de cendres, le gris jaunàlre , le gris de perle ; le rouge de cbair , le rouge de sang, le rouge brunâtre et le jaune d'ocre. Plusieurs de ces codeurs se trouvent ordinairement réunies dans le même morceau. La forme de ce miuéral se rapporte à ceHe de son premier état de bois. Sa surface extérieure est rude. A l'intérieur, il est mat. Sa cassure en travers est imparfaitement coiichoïJe. Ed longueur elle est esqni lieuse et fibreuse. Les fragmeus ne sont pas à bords très aigus. Il est translucide sur les bords, et moins dur que le bornstein écailleux. Il est aisément frangible.
Espèce 4* — Schiste siliceux *.
Ce minéral se rencontre en couches et en masses amorphes, principalement dans les montagnes de transition. Sa couleur varie dans différentes nuances de gris; sa structure est schisteuse. Il est ordinairement opaque. Il est quelquefois translucide sur les bords. 11 est plus mou que le quartz. Il est dur, aigre. Sa pesanteur spécifique est de 275g6 à 2,629. Il est infusible au chalumeau sans addition. Cette espèce se subdivise en deux Sous-espèces.
Socs-EspicE ir*. — Schiste siliceux commun.
Les couleurs de ce schiste siliceux sont le gris de cendre , Je gris bleuâtre , le çris de perle et le rouge de cbair inclinant au rouge de sang. Il est souvent tacheté et souvent aussi traversé de veines de quartz. A l'intérieur, il est à peine brillant. Sa cassure, cousidérée dans une grosse masse, ou sa cassure en grand , ainsi qu'on l'appelle, est schisteuse Sa
Kinran. I, 3o5. Brochant. I, 28a. Jamcson. I, 189.
cassure en petit tient le milieu entre la cassure esquilleuse et la cassure inégale. Les fragmeus sont à bords aigus. Quelquefois ce schiste siliceux se rencontre en concrétions distinctes lamellaires. 11 est translucide , dur, aigre, se rompant difficilement.
Sous-Espece 2. — La pierre de Lydie*
La couleur de cette pierre est le noir grisâtre passant au noir de velours. On la trouve en masse et en morceaux roulés de forme trapézoïdale , qui souvent soot traversés de veines de quartz. A l'extérieur, sa surface est lisse et éclatante. A l'intérieur , son éclat est le brillant. Sa cassure est unie. Les fragmens sont à bords aigus, se rapprochant quelquefois de la forme cubique. Cette pierre est opaque. Elle est dure , aisément frangible.
C'est de cette pierre, ou d'une pierre semblable, que les anciens se servaient comme de pierre de touche. Ils faisaient une trace sur la pierre avec le métal à éprouver, et ils jugeaient de sa pureté par la couleur de la raie métallique. Ils donnaient en conséquence à cette pierre le nom de pmH» l'essayeur; ils l'appelèrent aussi pierre de Lydie parce que c'était, ainsi que nous l'apprend Théophraste, dans le fleuve Tmolus, en Lydie, quelle se trouvait le plus abondamment «.
Espèce 5. — La pierre à fusil *.
Pyromaquc ( qui fait jeu pour le combat ).
Ce minéral, dont l'usage est devenu si nécessaire clans lait moderne de la guerre, se trouve en morceaux de différentes dimensions, et ordinairement en masses plus ou moins globuleuses, dans les roches calcaires et dans les bancs de craie ou de marne, avec lesquels on le voit souvent alterner par couches parallèles.
La couleur est le gris de nuances diverses, telles que le gris de cendres , le gris jaunâtre et le gris de fumée. Le gris passe quelquefois au noir grisâtre, puis au jaune
• lîill's Tconhraslus, *ffi >tt*t , p. 190.
• Kirwan's Min. I, 3oi. Kroclwnt. 1 , a63. Hftuy, II, fa. Jaroevson. 1 ,195. Dolomicu, Journ. des Min. N.° XXXill, Go3; et
Vlr ' P- Ces dernier» ont donne un exposé de U mélbo«l« «Je faire les pierres à fusil.
£ ï E K ft E St 3&J
ÔWe, au brun jaunâtre, au brun rougeâtf e , se rapprochant quelquefois du rouge de sang. Le mélange de plusieurs ae ces couleurs présente quelquefois des dessins ruha oés. On rencontre cette pierre en masse , eu grains , eu plaques et sous diverses formes particulières A l'intérieur elle est brillante. Sa cassure est parfaitement concboïde. Les fragtnens sont à bords très-aigus ; quelquefois en tables. On a trouvé quoique rarement la pierre à fusil en concrétions distinctes lamellaires. Elle est translucide, dure, plus que le quarts ; très-aisément frangible. Sa pesanteur spécifique Tarie de 2,58 à ?,63. Elle est infusible au chalumeau.
Cest principalement en Angleterre et dans deux ou trois départemens de la France que se fabriquent les pierres à fusil. Le procédé est extrêmement simple. Un bon ouvrier peut en faire mille dans un jour. Tout l'art consiste à bien fendre la pierre , c'est-à-dire à la frapper à petits coups répétés avec une espèce de masse, de manière à lui enlever à chaque coup un éclat aigu à une extrémité, et plus épais à l'autre. On donne ensuite à volonté la forme à ces éclats en les a pouvant , dans le sens de la ligne suivant laquelle on désire qu elfes soient rompues , sur le tranchant d'un ciseau de fer, et en les frappant alors à petits coups, au dessous du point d'appui que présente le ciseau avec un petit instrument qu'on nomme roulette. Pendant toute l'opération, l'ouvrier tient la pierre dans sa main gauche , ou il la posé simplement sur son genou «. Les parties constituantes de là pierre à fusil sont :
Trace.
1 oo,oo
h où
Espèce 6. — Calcédoine *.
On trouve ce minéral en abondance dans beaucoup dé pays, particulièrement en Islande et dans les lies Faro. Il est
« Jour, de* Mio. N.° XXXIII, 702. • KUproth, Beitragc. I, 46.
* Vauquclio , Journ. des Mio. N.o XXXIII,
« Brochant* J, 268. KirwaD. I, 398, Haùy. II, 425. Jameson. I, 20N
Digitiz
le plus ordinairement amorphe ; mais il se présente aussi en masses arrondies, stalactiforme , et en pseudo-cristaux. Sa surface est rude. Sa cassure est unie ou conchoïde. Son éclat extérieur est le brillant ; son éclat intérieur le peu éclatant. La calcédoine est en quelque sorte tranparente. Sa dureté est à-peu-près la même que celle du quartz , et sa pesanteur spécifique de 2,479 à 2,700. Elle est aigre. Traitée au chalumeau , elle est infusible sans addition.
Cette espèce se subdivise en quatre sous-espèces, savoir: la calcédoine commune , la chrysoprase , le plasma , et la cornaline. Ces quatre variétés se distinguent principalement par la couleur, la cassure et l'éclat.
Sous-Espkci î". — Calcédoine commune.
Sa couleur est le gris de plusieurs nuances, savoir: le gris de fumée, le gris bleuâtre, le gris de perle, le gris verdàtre et le gris jaunâtre. Le gris bleuâtre passe à une couleur intermédiaire entre le blanc de lait et le bleu de s mal t. Le gris verdàtre entre le vert pré et le vert pomme. Le gris jaunâtre tourne au jaune de miel, au jaune de cire, au jaune d ocre. La couleur est encore le brun jaunâtre et le brun noirâtre. Cette dernière couleur , lorsqu'on tient le minéral entre l'oeil et la lumière, paraît être le rouge de sang. Cette pierre est à-peu-près sans éclat à l'intérieur. Sa cassure est unie, passant quelquefois à la cassure à écailles nûu< es. La cassure écailleuse passe aussi à la cassure inégale, approchant de celle conchoïde applatie. Les fragmens sont à bords aigus. La calcédoine commune se présente généralement en concrétions distinctes réniformes, lamellaires, concentriques. Elle est demi-transparente. Elle est dure, un peu plus que la pierre à fusil. Elle est aigre, se rompant difficilement. Sa pesanteur spécifique varie de ^583 à a,665.
Sous-EsricB 2. — Chrysoprase*
Ce minéral , qui n'a encore été trouvé qu'à Kosemuth en Silésie, est toujours amorphe. Sa cassure est unie, inclinant quelquefois à la cassure écailleuse. Elle est presque sacs éclat. Sa dureté égale à peine cette de la calcédoine ; elle est translucide. Sa pesanteur spéciGqite est de 2,479- couleur est le vert pomme. Elle se rompt difficilement ; à uue cha-
pierres. 353
feux de i3o°. de Wedgewood, elle blanchit et devient opaque.
Sous-Espécs 3. — Plasma.
Ce minéral n'a encore été trouvé, jusqu'à présent, que parmi les ruines de Rome. Sa couleur varie entre le vert poireau et le vert pré. Elle est souvent marquée de points jaunes et de taches blanches. On la trouve en fragmens anguleux souvent enveloppés d'une croûte de matière terreuse. Il est peu éclatant à l'intérieur. Sa cassure est parfaitement conchoïde applatie. Les fragmens sont à bords très-aigus. Il est translucide. Sa dureté est éeale à celle de la calcédoine. Il est aigre , se rompant ditBcilement. Sa pesanteur spécifique est de 2,553.
Sous-Esp4ce 4- — Cornaline.
La couleur de cette pierre est le rouge de sang. Cette çouleur passe au rouge de chair, au blanc rougeâtre, au blanc de lait, au jaune et au brun rougeâtre. La surface extérieure de la cornaline est rude et inégale. L'éclat est le peu éclatant. La cassure est parfaitement conchoïde. Les fragmens sont à bords très-aigus. On la trouve très-rarement en concrétions distinctes. Elle est demi-transparente. Sa pesanteur spécifique est de 2,55 1 à 14,624.
Les parties constituantes de ces minéraux sont ainsi qu'il suit, savoir: ,
Calcédoine Chryioprate. Plaira*. Cornaline.
Silice 99 1 96,1g1 96,75* 94,00*
Alumine — — 0,08 o,a5 3,5o
Chaux o,83 —
Oxidedefer ■ 0,08 o,5o 0,75
Oxide de nickel. 1,00
Eau . ~- — 2,5o ■
Perte i i,85 1,75
La pierre à fusil et la calcédoiue se composent essciticllement de silice. La pierre à fusil paraît contenir un peu
■ Tromrosdorf , Oeil"» Annalt-o. 1800. I, io5.
• KJanroth , Beitrage. II , i33.
» Ibià. IV, 3a6.
* Bindheim, schriften der Berliner gcsdlschaft. H, -»45.
d'eau; mais il est difficile de concevoir d'où provient la différence spécifique entre le cristal de roche et la calcédoine..
Espèce y. — Héliotrope x.
Ce minéral , qui nous vient originairement de l'Asie, et qu'on a trouvé depuis dans diverses contrées de l'Europe , àpeu-près dans la même situation que la calcédoine, est coq» sidéré par quelques minéralogistes, comme étant une corn* binaisou intime de calcédoiue et de terre verte.
Sa couleur tient le milieu entre le vert de pré et le vert poireau. Cette pierre est souvent parsemée de taches ou de stries d'un vert olive, de jaune et de rouge. On la trouve en masse et en morceaux anguleux; à l'intérieur elle est peu éclatante, c'est un éclat résineux; sa cassure est imparfaitement conchoïde. Elle est translucide sur les bords et moins dure que la calcédoine. Sa pesanteur spécifique est de 2,633. Elle est aisément frangible. Elle est infusible au chalumeau sans addition. Ses parties constituantes sont ,
Silice. 84
Alumine 7,5
Oxide de fer, 5,o
Perte 3,5
Espèce 8. — Stalactite siliceuse
Cette espèce comprend plusieurs concrétions siliceuses qui se rencontrent dans différentes parties du monde, et on ) a subdivisée en trois sous-espèces.
Sotis-EspÈcE ire. — Commune.
Ses couleurs sont des nuances différentes de gris, comme le blanc grisâtre, le gris de fumée, et le gris jaunâtre avec rouge clair , et des taches et des pointillemens d'un brun de cheveu. Elle est ordinairement sous la forme de stalactites. Elle est matte à l'extérieur; elle l'est également à l'intérieur, quelquefois un peu éclatante d'un éclat perlé. Sa cassure est
« Kirwan. 1 , 3i^. Brorhaot. 1, 176, Jameson. 1 , 319. • Tromtusdorf , Karsieu'a TabcUcu , p.
» Jamesoo. I, aaa.
eonchoïde, inégale à gros grains , ou fibreuse à fibres entremêlées. Elle est translucide sur les bords, demi-dure, aigre. Sa pesanteur spécifique est de 1,807. ^° D a tr<>llvé jusqu'à présent ce minéral que dans les sources du Geyzer en Islande, où il est déposé par l'eau.
Sous - Espace 2. — Opaline.
Ce minéral se rencontre daus les sources du Geyzer, avec la sous-espèce qui précède. Sa couleur est le blanc jaunâtre et de lait, avec des taches brunâtres, noirâtres ou bleuâtres* Sa cassure est imparfaitement conchoïde, avec éclat peu éclatant ; les fragmens sont anguleux à bords aigus. Il est translucide sur les bords, demi-dur, aigre, aisément fraugible; il happe à la langue.
Sows- Espèce 3. — Stalactite perlée.
On la trouve sur la surface du granit altéré, dans l'île d'Iscbia , et ou la considère comme un produit de volcan.
Les couleurs de cette pierre sont le blanc de lait , le blanc jaunâtre, le blanc grisâtre. Elle est ordinairement sous la forme de stalactite. Son éclat est quelquefois le peu éclatant, quelquefois elle est matte. Sa cassure est inécale à petits grains. Les fragmens auguleux ne sont pas à bords aigus. Elle se présente en concrétions distinctes lamellaires concentriques. Elle est translucide , au-moins sur les bords. Elle raie le verre, mais elle est moins dure que le quartz* Elle est aigre et aisément frangible.
Les parties constituantes de ces minéraux, autant'qu'on a pu les reconnaître, sont :
Commune, ferlée.
Silice ? 98,0' 94*
Alumine 1,5 a
Chaux — 4
Oxide de fer o,5 —
Espèce 9. — L'Hy alite K Ce minéral se présente dans la wacke en masses réni-
1 Klaproth, Bciiraee. I, m.
> Sanli, cilé par Pfaff, CreJl's Annaleo. 1796. II, 59r. f Kirwan. I, 296. Brochant. I, 272. Jaxneson. I, 327.
formes. À la première vue , il a un aspect analogue à celui de la gomme. Les masses sont ordinairement très -éclatées. Sa couleur est le blanc jaunâtre ou le blanc grisâtre. Son éclat est réel a tan t. C'est celui du verre. La cassure est imparfaitement Concboïde. Les fragmens sont à bords aigus. Ce minéral est translucide. Sa dureté est moindre que celle du quartz. 11 est aigre et très-aisément frangible. Sa pesanteur spécifique est de 2,1 5o '. L'hyalite est infusible à la chaleur de i5o* de Wedgewood, mais elle fond avec la soude *.
Espèce io- — Opale 3.
On trouve ce minéral dans plusieurs contrées deTEurone, spécialement dans la Haute-Hongrie , dans les monts Crapacks, près le village de Czennizka. Lorsqu'il est nouvellement tiré de la terre, il est mou; mais il se durcit, en diminuant de volume, par son exposition à l'air.
L opale est toujours amorphe. Sa cassure est parfaitement conchoïde. Elle est ordinairement translucide. Sa dureté varie considérablement. Sa pesanteur spécifique est de i,q58 à 2,54o. On attribue le peu de pesanteur spécifique de cette pierre, dans quelques cas, aux cavités qu'elle contient accidentellement. Ces cavités sont quelquefois remplies de gouttes d'eau. Quelques échantillons d'opale ont la propriété d'émettre divers rayons colorés avec un resplendissement particulier, lorsqu'on les place entre l'œil et la lumière. Les lapidaires appellent opales orientales celles qui ont cette propriété, et les minéralogistes les désignent souvent par lépithète de nobles. Cette propriété rendait la pierre d un beaucoup plus grand prix chez les anciens. Les opales l'acquièrent par leur exposition au soleil. Werner a divisé cette espèce en 4 sous espèces.
Sous-Esrics 1". Opale précieuse.
Ce minéral se trouve dans la Haute -Hongrie, disséminé, dit-on, dans un porphyre argileux. Il se rencontre en masse, en plaques et en petits filons. Ses couleurs sont le blanc de
■ ^PJP» GehWs Journ. Second séries. VIII , 179.
* Kirwan's Min. I, 189. Haûy, Journ. d'Hist. nat. II, 9. Delios, Jonrn. de Pbys. XUV, rç5. Brochant. 1 , 341. Haoy. Il, 434. Jameson. I, 338.
PlEItrtlS. 359
lait et le blanc jaunâtre ; mais lorsqu'on le place entre l'œil et la lumière , ces couleurs passent au rose pâle et au jaune de vin. L'opale précieuse présente un jeu de couleurs très-vives et très- agréables. À l'intérieur, elle est très-éclalanie. C'est l'éclat du verre. Sa cassure est parfaitement conchoïde. Les fragmens sont à bords aigus. Elle est translucide, demi-dure, aigre et très-frangible. Sa pesanteur spécifique est de a,i i4« L'opale précieuse, traitée au chalumeau, ne se fond pas. Lorsqu'elle est chauffée, elle devient opaque, et quelquefois elle est décomposée par l'action de l'atmosphère; d'où il semble qu'on peut conclure qu'il entre essentiellement de l'eau dans sa composition.
Sous-Esp£ce 2. — Opale commune.
Cette pierre se rencontre dans beaucoup de pays , spécialement en Islande , aux îles Faro , en Irlande et en Allemagne. On la trouve tantôt en filons, tantôt disséminée, et le plus souvent dans des porphyres.
Sa couleur principale est le blanc avec diversité de nuances; telles que le blanc grisâtre, le blanc vernâirc, le blanc jaunâtre et le blanc de lait. Du blanc verdàtre la coupleur passe au vert pomme ; du jaunâtre, elle tourne au jaune de miel et au jauue de cire, et quelquefois à une nuance intermédiaire entre le rouge de chair et le rouge de brique. Les variétés du blanc paraissent, entre l'œil et la lumière, d'un jaune de vin. A l'intérieur, cette opale est trés-éclatante. C'est un éclat vitreux. Sa cassure est parfaitement conchoïde. Les fragmens sont à bords aigus. Elle est demitransparente, demi-dure, aigre, et très-aisément frangible. Sa pesanteur spécifique est de 1,958 à 2,144*
Il se présente quelquefois des échantillons de cette variété avec des fentes. Ils s'imbibent facilement d'eau et adhèrent à la langue. Quelques opales perdent peu-à-peu leur transparence, mais elles la recouvrent lorsqu'on les trempe dans l'eau, et qu'on les imbibe de ce fluide. On les appelle alors hrdrophanes ou oculi mnndi.
Sous-Esp£ce 3. — Demi-opale.
Ce minéral , qui a été classé avec les peehsteins, est trèscommun dans différentes parties du monde. Il se rencontre eu morceaux anguleux et en filons dans le porphyre et dans les amygdaloïdes.