‹ Systême de chimieChapitre 15 sur 260 · A • 1 II · texte numérisé non relu

A • 1 II

chlore Acide chionque.

Acide sulfureux . Acide sulfurique.

oxide nilreux. . . Acide nitrique.

^chlore Acide Iiydrocblonque.

Hydrogène avec < iode AciJe hydriodique.

/cyanogène. • . . Acide liydrocyanique.

Chlore avec oxide de carboue. Acide cldoroxi-carboni-

que.

i . Ces gaz peuvent , ainsi que les précédens , se combiner soit à volumes égaux, soit dans des volumes multiples de chacun , comme Gay-Lussac 1 observa pour la première fois, et comme le présente la table qui suit.

Volamt». Prodait*.

Oxigène. . ioo -+• aoo hydrogène Eau.

Oxigène. . />o -+■ ioo oxide de carbone. . . . Acide carbonique»

Oxigène. . a5o ioo azote Acide nitrique.

Oxi^cne. . a5o -f. ioo chlore Acide chlorique.

Oxigène. . 5o -j- ioo acide sulfureux Acide sulfurique.

Oxigène. . 200 -f- 100 protoxide d'azote. . . . Acide nitrique.

Chlore. . . 100 -H 100 hydrogène Acide hydrochlorique.

Iode. . . . 100 -4- 100 hydrogène Acide hydriodique.

Cyanogène 100 + 100 hydrogène Acide hydrocyanîque,

a. La plupart de ces produits sont des fluides élastiques u» prodnîu permanens appartenant à la classe de ceux qui jouissent moins ™ mïnïdiT" complètement des propriétés gazeuses , ou qui se rappro- J^JVi d«ïfchent de l'état de vapeurs. Tous les antres sont liquides; ««««le», ainsi il paraît que ces corps gazeux ,en se combinant, perdent une partie de leur élasticité.

3. L'oxigène se combine avec l'hydrogène et avec l'oxide CombîoiUo« de carbone par combustion, tandis qu'il s'unit à l'azote parp™ch.ïeïîr " le moyen de l'électricité , ou à la température à laquelle l'hy" ™«elrici* drogène brûle. Ainsi quoique ces corps ne s'unissent pas spontanément , ils peuvent se combiner, tandis que les deux cotnposans qui entrent dans cette union sont l'un et l'autre à l'état gazeux. Il est extrêmement probable que dans ces cas

la chaleur et l'électricité agissent précisément dé la même manière.

Or s'il est vrai , comme c'est l'opinion commune , que les gaz sont des composés de bases avec le calorique, et que dans l'acte de leur combinaison ils perdent une grande quantité de ce principe, il peut paraître , au premier aperçu, difficile de concevoir comment la chaleur peut opérer l'union de ces corps. On peut en effet considérer comme fait contradictoire qu'un corps qui augmente la force de répulsion dans les gaz , puisse , lorsqu'il y est accumulé , être l'agent de leur combinaison ou la cause de la destruction de cette CJdfocJîe répulsion. Monge a présenté, il y a long-temps, une solution "e e u' très-ingénieuse de cette difficulté, qui a été généralement admise comme la véritable. La répulsion est une force qui occasionne mouvement. Si par un moyen quelconque la force répulsive d'un atôme d'un gaz est accrue, cet atome agira avec une énercie d'autant plus graude sur tous les atomes environnans, et les mettra en mouvement. Ceux-ci agiront de même à leur tour sur les atomes qui les avoisinent, et de cette manière le mouvement se propagera à travers tout le fluide. Si nous supposons, par exemple, que dans un mélange des gaz oxigène et hydrogène un atôme d'oxigène soit soudainement échauffé , cet atome agira avec une augmentation d'énergie sur celui qui est près de lui, et le poussera, de proche en proche, sur les autres atômes jusqu'au plus éloigné. La rapidité de mouvement de l'atome repoussé augmentera avec la température de l atôme repoussant. Or, on peut concevoir que la température de cet atôme repoussant soit élevée à un assez haut aegré pour chasser les atomes environnans avec une vélocité telle qu'ils s'approchent indéfiniment près des autres atomes avant qu'ils aient le temps de se reculer. Mais quand un atome d'oxigène se trouve être indéfiniment rapproché d'un atôme d'hydrogène, les deux atômes se combinent, et forment l'eau. Cette combinaison est accompagnée de dégagement de calorique , qui repousse de la même manière les atomes environnans , et ainsi la combinaison se propage. D'après cette explication, ce n'est pas en les dilatant que le calorique opère l'union de deux gaz, mais bien en comprimant leurs atômes, en les forçaut de s'approcher indéfiniment les uns des autres; et il faut convenir que l'électricité agit de la même manière.

COMBINAISON" D ES CAZ. 4g

Ainsi donc ce ne serait qu'indirectement que le calorique occasionne la combinaison des corps gazeux. En forçant une portion du gaza se dilater, il donne lieu à une compression soudaine sur la portion environnante, cette compression amène les .atomes au point de se combiner ; et si la Combinaison est accompagnée de dégagement de calorique en quantité suffisante, la même chose se renouvelle constamment jusqu'à ce que le mélange gazeux se soit combiné en totalité. Il s'ensuit que, des gaz qu'on allume, il n'y a que ceux qui , comme l'oxigène et l'hydrogène , loxi^ène et foxide de carbone , dégagent uue très-grande quantité de calorique dans l'acte de leur union, qui se combinent. D'autres, comme les gaz oxigéne et azote, dont la combinaison ne produit pas beaucoup de chaleur, exigent le renouvellement constant de l'agent extérieur ; et, au surplus , il est très-difficile de produirè l'union du mélange total de ces gaz; il en échappe ordinairement une grande partie à l'effet de Faction. C'est par cette raison que la combinaison des gaz oxigène et azote n'a lieu qu'en exposant ces gaz à des commotions électriques répétées, ou à l'aide du calorique constamment fourni par combustion d'hydrogène. Les expériences de Biot ont prouvé que par la compression on opère la combinaison des gaz oxigéne et hydrogène,

Humpbry Davy a fait dernièrement sur ce sujet une suite d'expériences intéressantes, d'où il résulte que la combustion et explosion de mélanges gazeux dépend entièrement de la température; que chaque gaz a une température particulière à laquelle il tait explosion *. 11 conclut de ce fait, que l'explication hypothétique de Monge est inexacte. Je n'y trouve cependant pas d'incompatibilité. Si, en effet , nous considérons que des mélanges gazeux ne font explosion que lorsqu'ils ont lieu dans des proportions déterminées , cela ne peut que nous porter à adopter l'opinion que la combinaison est l'effet de la pression produite par le grand dégagement de calorique.

4. 11 est probable que les gaz acide sulfureux et oxigène, c»« acide lorsqu'ils sont mêlés ensemble, se combinent et forment ,ui^i.rt l'acide sulfurique; mais, comme l'expérience n'a pas été faite

* Annal* of Philofopbj. IX, i5i.

d'une manière décisive, et que par le mélange des deux gaz il ne se manifeste aucune apparence remarquable, je n'ai pas cru devoir hasarder de ranger ces deux gaz au nombre de ceux qui se combinent spontanément. Le docteur Priestley laissa pendant deux jours un mélange de gaz acide sulfureux et d'air atmosphérique dans une cloche sur du mercure. En absorbant alors le gaz pour examiner l'air, il trouva que cet air avait perdu une portion de son oxigène *. On sait que les deux gaz entrent en corabiuaison lorsqu'ils sont chauffés au rouge, mais on ne s'est pas assuré si dans ce cas une portion du soufre n'est pas d'abord séparée et n'entre pas alors en combustion.

06 • Tous c01^ gazeux dont nous avons donné la liste dâUâV u« .^"e dans la table précédente, ne peuvent s'unir, par quelque proportion moyen que ce soit de ceux que nous connaissons, que dans une seule proportion. En appliquant aux composés qui en résultent l'hypothèse de Dalton, on trouvera que les gaz-s'unis- 1 sent, soit atome à atome, soit par deux atomes de l'un avec un atome de l'autre. Toutes les fois que les gaz oxigène et hydrogène se combinent, le produit est de l'eau; les gaz oxigène et oxide de carbone forment l'acide carbonique , et l'acide nitreux résulte toujours de l'union des gaz oxigène et azote. Ce produit est le plus remarquable ; car daos le dernier cas , les bases peuvent s'unir en proportions diverses. Comment sont elles fixées dans ce composé particulier , l'acide nitreux, lorsque l'un et l'autre de ces corps sont à l'état gazeux ?

6. Plusieurs de ces gaz éprouvent , lorsqu'ils se combinent, rtaiua?* e°u une condensation sensible. On en peut reconnaître plus exac- «ombMaûou. temcnt (e degré daos les gaz que comprend la dernière liste que dans ceux de la première, parce qu'il en est peu d'entre eux qui changent de forme. On trouvera ces diiïérens degrés de condensation établis dans la table ci-jointe. La première colonne indique les parties constituantes qui entrent dans la combinaison ; la seconde, les volumes de ces parties qui se combinent . la troisième, les produits, la quatrième, le volume du composé formé; la cinquième et dernière colonne, dont les nombres sont des complémens de ceux de la colonue qui précède, donue la condensation.

* Priestlcjj on Air. II , 3i6.

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