‹ Systême de chimieChapitre 17 sur 260 · Gnx qni s · texte numérisé non relu

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III. Outre les deux séries de gaz que nous avons exposées ^n^îJ^0*'1" précédemment dans cette section, il en est deux autres qui méritent attention ; car si les gaz dont elles sont formées ne se combinent pas ensemble, ils ont cependant une action marquée I un sur l'autre. La première de ces deux séries comprend lés gaz qui se décomposent réciproquement de quelque manière qu'ils soient mèiés,en produisant des composes nouveaux de nature différente; dans la seconde suite, les gaz n'agissent point entre eux spontanément; mais ils peuvent se décomposes uns les autres dans des circonstances particulières.

i. La table qui suit présente l'indication des principaux

Sa gaz.

gaz qui se décomposent mutuellement lorsqu'ils sont mêlés.

Oxigène avec hydrogène phosphore,

ammoniac.

hydrogène phosphore.

011 A . ) hydrogène carboné.

CUore avec < hydrogène percarbooé.

acide hydro-sulfurique.

deutoxide d'azote.

Acide hydro-sulfurique a.ec {

:ux.

u a. Les décompositions dans les trois premiers cas indiqués ^compétition dans la table ci -dessus, sont accompagnées de combustion; aecoi^çuéc car le gaz hydrogène phosphoré prend feu , dès qu'il entre qromb<I"roa!< €n mélange avec les gaz oxigène ou le chlore ; et en se mêlant avec ce même dernier gaz, le gaz ammoniac s'allume aussi* Les autres décompositions ont lieu sans aucune combustion sensible ; et cependant il est à remarquer que dans chaque cas , quelques - unes des substances nouvellement formées semblent elre des produits de combustion.

HrWèoe 3. L'hydrogène phosphoré est un composé d'un gaz et ^olfcut'1 ^un S0Ui*c> ou corPs non élastique. On peut le considérer comme du phosphore dissous dans l'hydrogène, et dépouillé

peu-a-peu avec ce principe a la température de l'atmosphère, précisément de la même manière que cela a lieu , lorsque le phosphore est dissous dans le gaz azote. Mais lorsque la proportion du phosphore dans les deux gaz venant en contact est considérable, la température produite est suffisante pour enflammer l'hydrogène ou pour en opérer la combinaison avec loxigèue. Ceci rend raison de l'éclat de la combustion de l'hydrogène phosphoré, et de même aussi du dépôt de phosphore qui se remarque quelquefois lorsque le gaz oxigène n'est pas en quantité suffisante. L'hydrogène a plus d'aftiuité pour Poxigène que le phosphore; mais son élasticité s'oppose à la combinaison. L'action du phosphore n'étant restreinte ni par élasticité ni par cohésion, elle commence à opérer la combinaison, et fournit la température nécessaire. L hydrogène brûle alors rapidement, ou se combine avec

►re qui, en conséquence f

COMBINAISON OXS GAZ. 53

ne doit rester qu'en partie combiné avec l'oxigène, à moins qu'il n'y ait un supplément convenable de ce pr ncipe. Les

f rodujts de la combustion, lorsqu'elle est complète, sont de eau et de l'acide pbospborique, et lorsqu'elle ne l'est pas, il se forme de l'eau, des acides phosphoreux et bypophospnoreux .

4* La combustion spontanée du gaz ammoniac dans le chlore, est due à la combinaison de l'hydrogène de l'ammoniaque avec le chlore , et à l'union qui s'ensuit de l acide hydrochlorique produit avec l'ammoniaque non décomposée. 11 y a exactement les o,a5 de l'ammoniaque décomposés; et pour obtenir un effet complet, il faut que les gaz soient mêlés dans les proportions de 8 volum. de gaz ammoniac, et de 3 volumes de vapeur de chlore : caries 8 volum. de gaz ammoniac représentent 6 -f-a volumes, et a volum. d'ammoniaque contiennent 3 volumes d'hydrogène î volume azote. Les trois volumes d'hydrogène s'unissent avec les 3 volumes de chlore, qui forment 6 volumes d'acide h ydrochlorique ; et cet acide , en s'unissant avec les 6 volumes d'ammoniaque non décomposée, produisent de l'hydrochlorate d'ammoniaque solide, et il resie 1 volume de gaz azote. Ainsi un mélange de i3i centimètres cubes de gaz ammoniac, et de 49 centime! r. cubes de vapeur de chlore (ce qui est dans le rapport de 8 à 3 ), produira in centigrammes d'hydrocblorate d'ammoniaque, et il restera i6,3g centimètres cubes d'azote sous forme gazeuse. Le produit gazeux d une semblable décomposition s'élève à du volume primitif du mélange des gaz.

5. Comme le phosphore , même à l'état solide, se fond rapidement et brûle avec une flamme blanche pâle dans la vapeur de chlore, on ne doit pas être surpris que le gaz hydrogène phospboré, dans lequel le phosphore se trouve beaucoup plus favorablement disposé pour la combustion, présente le même phénomène. La flamme est plus vive que lorsque le gaz brûle dans l'air atmosphérique. Il faut trois volumes de chlore pour opérer la décomposition d'un volume d'hydrogène phosphore. Deux des volumes se combinent avec le phosphore , et le convertissent en bichlorure de phosphore. L'autre volume, en s'unissant avec l'hydrogène, devient acide hydrochlorique.

6. Lorsqu'on mêle des gaz hydrogène carboné et hydrogène percarboné avec le chlore, chacun de ces gaz ayant éi« préalablement desséché autant que possible , il se produit

d'abord peu d'effet; mais le chlore s'unit par degrés à Phydrogèue du gaz combustible; il se transforme en acide hydrochlorîque, et le carbone est précipité. Cet effet est facilité par la chaleur ou par l'électricité.

7. Le chlore s'unit avec l'une et l'autre des parties constituâmes de l'acide hydro-sutfurique , et les produits sont du chlorure de soufre et de Facide bydrochlorique. Il faut deux volumes de chlore pour chaque volume d acide hydro-sulfuriqne.

8. Le chlore n'a point d'action sur le deutoxide d'azote , ainsi que cela a été constaté par les expériences de Hnmphry Davy , et par les miennes. Mais s'd y a admission d'eau , ou que l'expérience se fasse dans des vaisseaux humectés d eau, il se forme de l'acide nitrique ou nitreux, et de l'acide bydrochlorique : ce fait avait été observé par Humboldt *, mais il n'avait pas reconnu la nécessité de la présence d'eau.

i £o°t0??ci îe 9* ^ est ^irwan H"' owserva le premier la décomposition h^d/tSE1- " spontanée produite par le mélange des gaz deutoxide d'azote "iue* et acide bydro-sulfurique. Il faut employer ces gaz secs, autrement leur action mutuelle est de beaucoup retardée. Àustin reconnut aussi a l'action réciproque de ces deux gaz ; elle fat depuis plus particulièrement examinée par Davy *, qui confirma par ses recherches sur ce mélange le fait précédemment avancé que par cette action il ne se produit ni acide sulfureux, ni acide sulfurique; il fit voir que les nouveaux composés formés sont du protoxide d'azote, de l'ammoniaque et de l'eau; et que le deutoxide d'azote éprouve une diminution de volume qui varie des o,55 aux 0,70. Il se dépose du soufre pendant que la décomposition s'opère. Cette décomposition spontanée ne s'accorde pas très - bien avec la théorie atomique. En supposant un mélange de quatre volumes de deutoxide d'azote, et de cinq volumes d'acide bydro-sulfurique, les parties constituantes de ces volumes seront :

Gazoxigène a volumes.

Gaz azote a

Gaz hydrogène 5

Soufre 5

» Ann. de Chim. XXVIII ,143.

• Phil. Trans. 1788, p. 384.

* Davy 's Rcscarche», p. ao3.

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