‹ Systême de chimieChapitre 180 sur 260 · MI NE · texte numérisé non relu

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dente; sa couleur est un vert -de-gris , passant quelquefois au vert émeraude , et quelquefois au vert poireau. Ce cuivre se rencontre en masse, disséminé et uviforme : à l'intérieur il est éclatant , c'est l'éclat gras ; sa cassure est concboïde , à petites cavités : les fragmens sont indéterminés, à bords plus ou moins aigus. 11 ne se présente jamais en concrétions distinctes ; cette espèce est translucide , tendre, aigre, aisément frangible. Sa pesanteur spécifique est de 3,371 . Traité au chalumeau il noircit sans se fondre : il se dissout dans les acides presque sans effervescence.

Espèce 5. — Vert montagne ferrugineux *.

Cette espèce est ordinairement accompagnée des deux précédentes ; elle est partagée en deux sous-espèces,

Sous-Espèce iM. — Vert de cuivreferrugineux terreux.

Sa couleur est un vert olive, passant quelquefois au vert pistache. Il se trouve en masse ou disséminé ; il est mat. Sa cassure est terreuse : il est un peu tachant ; ses fragmens sont indéterminés, à bords obtus; il est opaque, ne change presque pas par sa raclure. Il est très-tendre, aisément frangible , médiocrement pesant.

Sous-Espèce 2. — Vert de cuivreferrugineux scoriacé.

Sa couleur est un vert olive foncé ou vert pistache , qui passe au vert noirâtre foncé ; ce cuivre se trouve ou en masse ou disséminé: à l'intérieur il est éclatant, c'est un éclat vitreux ; sa cassure est conchoïde à petites cavités ; les fragmens sont indéterminés à bords plus ou moins aigus ; il est opaque. Il devient plus pâle par la raclure ; il est tendre , aisément frangible , médiocrement pesaut.

Espèce 6. — Silicate de cuivre Dioptase , mine de cuivre émeraude.

Ce minéral, qui fut confondu d'abord avec l'émeraude , se trouve dans le nord de l'Asie. Sa couleur est le vert émeraude. Il cristallise en prismes hexaèdres terminés par des pyramides trièdres. La forme primitive des cristaux est un

« Rirwan, 11, i5i. Brochant, II, a*5. Jamcson, II, aÎ7. » Jamcson , III, 174.

rhomboïde obtus Cette espèce est éclatante, d'un éclat vitreux. La cassure est lamelleuse, à triple clivage. Les fragmeos sont indéterminés, à bords obtus. H est translucide, rayant difficilement le verre. U est aigre. Sa pesanteur spécifique est de 3,3 '. Au chalumeau, il devient d'un brun châtain ; mais il est infusible. 11 teint la flamme en vert Cest un trisilicate de cuivre.

Espèce 7. — Carbo-silicate *.

Ce minéral se rencoutre au Mexique , mais j'ignore dans quelle situation. Les seuls échantillons que j'ai vus de cette espèce appartenaient à M. Mawe, qui les avait reçus de Veracruz.

La couleur de ce carbo-silicate est le vert vert-de-gris ; il -est uviforme. Son éclat, vitreux, varie beaucoup en intensité. A l'extérieur le miuéral est souvent mat , à l'intérieur il est éclatant. La cassure est compacte et conchoïde. Les fragmens sont arrondis à bords obtus. U se présente en concrétions distinctes grenues. U est translucide sur les bords. Sa dureté est presque égale à celle du spath calcaire. Il est aisément raye par le couteau, aigre. Les concrétions distinctes se séparent aisément l'une de l'autre. Sa pesanteur spécifique est de î&,a38. Il ne fait point effervescence avec 1 acide nitrique, lorsqu'il est en morceaux ; mais lorsqu'il est en poudre, l'effervescence a lieu, et il se dissont dans l'acide , en laissant une poudre blanche siliceuse.

Espèce 8. — Arseniate de cuivre.

On n'a trouvé jusqu'ici cette espèce que dans \e Cornouailles. On la découvrit il y a plus de 3o ans dans la mine de Carrarach ; maïs ce minéral était devenu excessivement rare, lorsque dernièrement on Fa rencontré en grande quantité dans la mine Huel-Garland. On en envoya une grande variété d'échantillons à Londres , où le comte de Bournon et Chenevix les analysèrent et les décrivirent avec beaucoup de précision a. On a partagé cette espèce en trois sousespèces, qui se distinguent principalement par la forme de leurs cristaux.

» lUiiy. • AonaU of Pbilofophy, VII , 3ai.

« Phil. Trans. iSoi , p. 1G9.

MINES. 545 Sous-EspicE 1". — Cuivre arseniaté lamelleux \

Cuivre micacé.

Sa couleur est un vert émeraude. On le trouve ou en masse, ou dissémine ; quelquefois il est cristallisé : ses cristaux sont des lames hexaèdres minces ; les six faces s'inclinent alternativement vers les côtés opposés des lames de sorte que 3 sont inclinées d'un côté et 3 de l'autre. Deux de ces trois faces forment des angles de i35°, et la troisième un angle de 1 15<>. Ce minéral est divisible en lames minces comme le mica; il est très-éclatant, c'est l'éclat nacré - ses Iragraehs sont indéterminés et en tables ; il se présente en concrétions distinctes grenues ; les variétés en masse sont translucides ; les cristaux sont transparens ; il raie le gypse mais il n attaque par le spath calcaire. Il se laisse couper ail décripiïe ^ pCSameUr sPéci%ue est d« 2,548. Au feu il

Sous-Esnci a. — Cuivre arseniaté lenticulaire \

Sa couleur est le bleu de ciel, passant quelquefois au vertde-gris; il est cristallisé eu o«aèdres obtus , composés do deux pyramides tétraèdres avec faces iriangulaires isocèles , dont deux sont plus inefinées que les deux autres. Les deux plus inclinées se rencontrent au sommet sous un angle de 1 3oo , et forment à la base des angles de 5o* ; les deux autres laces inebnees se rencontrent au sommet sous un angle de 1 15% et forment à la base des angles de 65° ; quelquefois le sommet se convertit en faîte, l'octaèdre s'alongeant parallèlement aux plans les moins inclinés. Ce cuivre à fexténeur est éclatant, ba cassure est lamelleuse. II est translucide- il raie le spath calcaire, mais non pas le spath fluor; il est un peu aigre, tres-aisement frangible , et sa pesanteur spécifique est de

Sous-Espict 3. —

On a distingué deux variétés de cette sous-espéce.

i. Lamelleux. Sa couleur est d'un vert olive, qui passe

• Bournon , Pbil. Trans. 1801. Jameson.III, .81

* oournon, iùid. < 1

C^^' j&j!^^^ =75. Bo„rn„„ .«

quelquefois au vert d'huile et au vert poireau. On trouve rarement cette variété eu masse : elle est plus communément en croûtes druses, et cristallisée en rhomboïdes très-aigus, ayant quelquefois leurs angles tronqués. Les faces des cristaux sont lisses; à l'intérieur cette variété est peu éclatante, c'est l'éclat du diamant ; sa cassure est imparfaitement lame!* leuse ; les fragmens sont indéterminés. Les variétés en masse se rencontrent en concrétions distinctes grenues. Elle est translucide. Elle prend par la raclure une couleur jaune de pille ; elle est très-tendre, se laissant couper au couteau ; sa pesanteur spécifique est de 4^809.

2. Fibreux. Sa couleur est d'un vert olive. Ses variétés en masse passent au brun de foie et au blanc verdâtre ; il se rencontre en masse, réniforme, et cristallisé en prismes aciculaires à quatre faces: cette sous-espece, à l'intérieur, est peu éclatante , c'est l'éclat du diamant ; sa cassure est à fibres très-déliées scapiformes. Ses fragmens sont cunéiformes. Cette variété se présente quelquefois en concrétions distinctes à gros grains, et à lames courbes : elle est translucide sur les bords. Quelquefois elle raie le spath fluor, elle est un peu aigre -, sa pesanteur spécifique est de 4,281.

Espèce 9. — Cuivre arseniaté martial *.

On a trouvé cette espèce dans plusieurs mines du Cornouailles. Sa couleur est le bleu de ciel pâle. Elle est en masse et cristallisée en prismes obliques rhomboïdaux à quatre pans*, à l'intérieur elle est peu éclatante, d'un éclat nacré. La cassure est rayonuée en rayous scapiformes. Elle est translucide.* Elle raie le spath calcaire , mais non pas le spath fluor. Sa pesanteur spécifique est 0,4.

ESPECE 10. — Hydrochlorate de cuivre Sable vert du Pérou. »

Ce minéral fut apporté du Pérou par Dombey; c'est 00e' poudre verte mêlée Je grains de quartz ; jetée sur la flamme de charbons ardens, elle lui communique une couleur verte; le minéral se dissout sans effervescence daus les acides ni-

■ Jameson, III, 19}.

* Kirwan, II, îjg. Brochant, II, 5j5. Haûy, III, 56*. JanxsoB. 111, 176.

irique et hydrochloriqne. La dissolution est verte. Berthollet prouva le premier que ce minéral contient de l'acide hydrochlorique Il fut ensuite analysé par Proust * ; mais Vauquelin annonça qu'il le considérât simplement comme un oxide de cuivre mêlé avec de lhydrocblorate de soude 3. Cepen-

l'avaient avancé 4. Klaproth a confirmé cette conclusion.

La couleur de ce minéral varie quelquefois entre le vert de poireau et le vert émeraude ; et quelquefois entre le vert éuieraude et le vert olive. On le trouve ou en masse, ou cristallisé en prismes hexaèdres comprimés, terminés en biseau , et en prismes obliques à quatre faces. La surface des cristaux est Usse. Elle est très-étlatante, de l'éclat du diamant; à l'intérieur le minéral est éclatant, c'est un éclat gras : sa cassure est lamelleuse. Il est opaque ; les cristaux sont trans- . parens. Il est tendre* ; il prend par la raclure une couleur vert pomme pâle; il n'est pas très-diflicile à se laisser couper au couteau; il est aisément frangible : sa pesanteur spécifique est de 3,570*.

Espèce I i. — Phosphate de cuivre6.

On a trouvé ce minéral à Rheinbreiderbacb près de Cologne. On le considéra comme une variété de malachite , jusqu'à ce que Klaproth en eût reconnu la composition. On le trouve ou en masse, ou disséminé, et cristallisé en petits hexaèdres obliquangles. Ces cristaux se rencontrent en groupes, et sont souvent si petits qu'ils ressemblent à de la mousse. La couleur de ce minéral à l'extérieur est d'un noir grisâtre ; mais à l'intérieur c'est un vert-de-gris passant au vert émeraude. A l'extérieur, ce minéral est très-éclatant, de l'éclat du verre', à l'intérieur il est brillant , c'est Ieclat soyeux. Sa cassure est fibreuse, à fibres divergentes. Ce minéral est opaque. II prend par la raclure une couleur vert pommr.

1 Me'm. Par. 1786, p. i et 62.

* Aoo. tîe Chim. XxXlI, if>.

» Journ. des Min. XXXI , 519.

4 Haûy, lil, 56?.

* Lamélheric.

« Klaproih, III, 101. Brochant, II, 544* J«meson , III, 179.

Il se laisse couper au couteau , il est tendre. Sa pesanteur

spécifique est de 3, 5i4*.

Espèce ta. — Sulfate de cuivre.

Ce sel se rencontre quelquefois dans le voisinage des mines de cuivre : on le trouve ou en masse, ou en formes imitatives, ou en cristaux capillaires et cubiques. On a déjà donné des détails sur ses propriétés dans la première par* tie de cet ouvrage.

La table suivante indique les parties constituantes de celles des espèces précédentes qui ont été analysées.

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