‹ Systême de chimieChapitre 259 sur 260 · IL · texte numérisé non relu

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ai. Mines de chrême.

chrdoM* i. Lechrômate de plomb fut analysé par Vauquelin, de la 4e piomb. maniArc suivante : en le faisant bouillir avec une quantité suffisante de carbonate de potasse, il se produit une vive effervescence ; l'acide se combine avec la potasse et il se forme du carbonate de plomb qui se précipite ; on peut ensuite déterminer la quantité de plomb que ce carbonate contient, en le faisant dissoudre dans l'acide nitrique, et en décomposant la dissolution au moyen de l'acide sulfurique. On peut encore faire dissoudre lechrômate de plomb dans l'acide bydrochlorique; il se précipite du chlorure de plomb, et l'acide chrômique reste en dissolution dans la liqueur. Il faut répéter ce procédé jusqu'à l'entière décomposition de la mine. La liqueur contient l'acide chrômique et un peu d'acide hydrochloritrae; mais on peut €u séparer ce dernier acide au moyen de l'oxide d'argent.

chromait a. Tassaert employa pour analyser le chrômate de fer la *• méthode qui suit : il le fondit dans un creuset avec huit fois son poids de potasse. La masse fondue fut dissoute dans l'eau à l'exception d'une poudre brune dont la dissolution s opéra en partie dans l'acide bydrochlorique ; le résidu fut encore traité alternativement par la potasse et par l'acide bydrochlorique jusqu'à son entière dissolution. La dissolution alcaline retenait l'acide chrômique, la dissolution bydrochlorique contenait le fer, encore mêlé avec une petite quantité de chrome. On décomposa cette dernière dissolution au moyen de la potasse, et on fit bouillir le précipité avec cet alcali, pourra séparer la totalité de l'acide chrômique.On obtint ainsi lo\ide àe fer pur, qui resta insoluble. Les dissolutions contenant Vacîde chrômique furent saturées par J'acide nitrique, el mêlées avec du nitrate de plomb. Le précipité qui se forma indiquait la quantité d'acide chrômique contenu dans la mine , car i oo parties de ce précipité , qui est du chrômate de plomb artificiel, indiquent environ 35 parties d'acide chrômique.

MÉTHODES POUR OBTENIB LES MÉTAUX PUBS. ?a3

SECTION IV

JDes différentes Méthodes pour obtenir les métaux purs.

Après avoir donné les moyens d'analyser avec précision les différentes espèces de mines, il esr maintenant facile d'indiquer, les procédés à suivre pour obtenir les métaux purs , et tels qu'il est souvent nécessaire de se les procurer pour les recherches chimiques. Nous allons exposer, en peu de mots, dans cette section, les procédés ordinairement employés pour arriver à ce but.

1 . Or. Pour obtenir ce métal à l'état de pureté, il faut faire dissoudre l'or du commerce dans l'acide nydro-chloroni tri que, et décomposer la dissolution en y ajoutant du sulfate de fer; le précipité pulvérulent qui se forme, étant bien lavé et séché , est de l'or pur.

2. Platine. Comme il n'est pas en notre pouvoir de produire un degré de chaleur suffisant pour fondre le platine , on parvient à peine à l'obtenir parfaitement pur à l'état malléable, au moins en grandes quantités. Mais on peut se le procurer en poudre à l'état de pureté, parle moyen de l'hydrochlorate ammoniaco de platine, préparé ainsi qu'il a été iudiqué dans la dernière section; on décompose ce sel par la chaleur, et le résidu, après avoir été'redissous, si cela est nécessaire, dans l'acide bydro-chloro-ni trique, est précipité de nouveau.

3. Argent. On peut préparer l'argent pur de deux manières, soîl en faisant dissoudre l'argent du commerce dans l'acide nitrique, et en précipitant, de la dissolution, l'argent pur,au moyeu du sulfate de fer dissous dans beaucoup d'eau; soit en décomposant le nitrate d'argent par l'hydrochlorate de soude y en mettant le précipité à l'état de pâte avec de la soude, et en introduisant ce mélange dans un creuset enduit de soude que l'on expose à une très - forte chaleur et jusqu'à parfaite fusion. On obtient ainsi un culot d'argent parfaitement pur.

4. Mercure. En distillant, dans une cornue de fer, un mélange de deux parties de cinabre et d'une partie de limaille de fer, on obtient du mercure parfaitement pur, qui passe dans le récipient , tandis que le sulfure de fer reste dans la

cornue ; on peut encore décomposer le perchlorure de mercure par l'ammoniaque, et réduire le précipité à l'état métallique en le chauffant, soit seul, soit après lavoir mêlé avec de l'huile.

5. Cuivre. Le cuivre s'obtient, soit en le faisant dissoudre dans de l'acide hydrochlorique et en le précipitant de cette dissolution au moyen d'une lame de fer pote, soit en décomposant par la chaleur l'animoniure de cuivre, et en réduisant l'oxide noir obtenu après l'avoir mêlé avec parties égales de verre en poudre et de résine.

6. Fer. 11 est très- difficile de séparer entièrement du fer le carbone qui s'y trouve toujours uni ; les procédés qui ont été décrits dans une précédente partie de cet ouvrage , donnent les moyens de l'obtenir aussi pur qu'il est possibie de se le procurer.

7. Etain. Pour préparer l'étain pur, ou traite ce métal par l'acide nitrique concentré; il se forme du peroiide d'étain, qui est insoluble; on le fait digérer d'abord avec de l'acide hydrochlorique , et ensuite avec de l'acide hydro-chloro-nitrique; on lave l'oxide, on le mêle ainsi purifié avec son poids de résine et avec un peu de borax, et on fait fondre le tout dans un creuset.

8. Plomb. On peut obtenir le plomb pur en dissolvant le carbonate de plomb dans l'acide nitrique étendu et en décomposant le nitrate de plomb au moyen d'un cylindre de zinc.

On peut encore faire dissoudre le sulfure de plomb dans l'acide nitrique, ajouter de l'acide hydrochlorique à la dissolution , et faire cristalliser. On dissout les cristaux d'fardrochlorate de plomb dans l'eau bouillante, on évapore la dissolution à siccité, et on fait fondre le résidu dans un creuset, après y avoir ajouté deux fois et demie son poids de flux noir.

g. Nickel. La grande difficulté que loo éprouve pour séparer le nickel du cobalt , sur qui les réactifs agissent âpeu près de la même manière, a été jusqu'à présent un obstacle au succès des tentatives des chimistes, pour obtenir le nickel parfaitement pur. M. Philips a proposé dernièrement, pour parvenir à ce but, l'ingénieuse méthode croi suit : on dissout le nickel du commerce, dans de l'acide nitrique, jusqu'à saturation; on sépare l'acide arsenique au moyen du nitrate de plomb; après avoir alors filtré la liqueur on y ajoute un excé*

MÉTHODES POUR OBTENIR tES MÉTAUX PURS. 5

d acide nitrique, et on en précipite le cuivre en y plongeant une baguette de fer. On décompose ensuite la dissolution au moyen du carbonate de potasse; on fait digérer le précipité dans de l'ammoniaque liquide qui dissout le nickel et le cobalt, sans attaquer les oxides ae plomb et de fer qui restent non dissous. Il faut alors étendre d'eau la dissolution , y ajouter un excès d'ammoniaque et y verser de la potasse. Le cobalt reste en dissolution , tandis que le nickel se précipite à 1 état d'oxide pur ; et cet oxide peut être réduit à l'état mé* tallique en l'exposant à une forte chaleur

Le procédé de Richter est compliqué, et il n'est pas facile de le réduire en formule. Je pense qu on peut se procurer le* nickel dans un état suffisant de pureté , par le procédé que j'ai décrit dans le premier volume de cet ouvrage V

10. Zinc. Pour obtenir le zinc pur il faut faire dissoudre de ce métal dans l'acide sulfurique, et laisser pendant long* temps une plaque du même métal plongée dans la dissolution. On filtre, et on décompose le sulfate de zinc par le carbonate de soude. Après avoir bien lavé et fait sécher le précipité, on le mêle avec moitié de son poids de charbon pur, et le tout est distillé dans une cornue de terre. Le zinc

pur se sublime et se retrouve pur dans le col de la cornue.

1 1 . Antimoine. On fait dissoudre l'antimoine dans l'acide hydro-cbloro-nitrique,et on précipite l'oxide d'antimoine en étendant la dissolution de beaucoup d'eau. On mêle le précipité avec le double de son poids de tnrtrate acide de potasse, on fait fondre le mélange dans un creuset , et on obtient un bouton d'antimoine pur.

12. Bismuth» Pour purifier le bismuth, on le fait dissoudre daus l'acide nitrique, et on précipite l'oxide de bismuth en versant de l'eau dans la dissolution. On lave le précipité, et on y mêle assez d'huile pour le convertir en pâte ; et en faisant foudre promptement le mélange avec du flux noir , on obtient un culot de bismuth parfaitement pur.

13. Tellure. Klaprotb obtint ce métal à l'état de pureté en chauffant au rouge, dans une cornue, l'oxide de tellure mis à l'état de pâte avec de l'huile; le métal fut promptement révivifié.

« Phil. Mag. XVI, 3 1 a. * Vol. 1, p. fà.

tJ'JLO ANALYSE MINÉRALE.

i4« Arsenic Pour obtenir l'arsenic pur, il faut mêler l'oxide blanc d'arsenic arec du flux noir, et soumettre le mélange à la distillation.

1 5. Cobalt. On pourrait , selon toutes les apparences , appliquer à la purification du cobalt le procédé que M. Philips a iudnjué pour obtenir* le nickel pur; mais nous décrirons celui recommande par Trommsdorf , comme étant d'une exécution plus simple et moins coûteuse. On mêle 45o grammes du meilleur smalt avec 1120 grammes de nitrate de potasse et 60 grammes de charbon en poudre; on projette ensuite ce mélange à plusieurs reprises dans un creuset chauffé au rouge. On répète trois fois la même opération. On expose alors le mélange pendant une heure à une forte chaleur; on le remue bien, on y ajoute 1 20 grammes de flux noir, et on tient encore le mélauge pendant une heure de plus exposé au feu violent d'une forge. Le cobalt métallique obtenu par ce procédé n'est pas encore pur. 11 faut le mêler de nouveau avec trois fois son poids de nitrate de potasse, et faire détoner le mélange en le projetant par petites portions dans un creuset rouge de feu. On parvient ainsi à peroxider le fer, et à acidifier l'arsenic. On lave bien la masse, et en filtrant, on obtient l'oxide de cobalt; on traite cet oxide par l'acide nitrique, et on évopore à siccité ; on ajoute une nouvelle portion d'acide, et l'on soumet la masse à une chaleur modérée. On la délaie dans l'eau, et en filtrant on sépare le reste du fer. On précipite par de la pousse pure , et on réduit l'oxide *.

1 6. Manganèse. On traite à plusieurs reprises du peroxide de manganèse par l'acide nitrique. On le mêle awrs avec du sucre, et on fait dissoudre le mélange dans l'acide nitrique. On filtre la dissolution, on la décompose par un carbonate alcalin ; on forme en pâte, avec de l'huile, le carbonate blanc ainsi obtenu ; on le met dans un creuset brasqué , et Ton expose le tout pendant une heure au plus haut degré de chaleur que puisse donner la forge.

17. Tungstène. M. Elhuyart a obtenu ce métal pur en chauffant fortement dans un creuset brasqué l'oxide jaune de tungstène ; mais plusieurs autres chimistes ont répété ce procédé sans succès.

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