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COMBINAISON DES «OU DES ENTRE EUX

corps susceptibles d'agir l'un sur l'autre de la même manière que les liquides, et, par conséquent, on peut donner Ja même explication de leurs combinaisons Ces combinaisons étant évidemment de la nature de celles qu'on a désignées par le nom de dissolutions, elles ne doivent pas différer beaucoup dans leurs propriétés de leurs parties constituantes, excepté les composés de carbone et de fer, elles combinaisons de quelques terres entre elles, qu'il serait possible de considérer comme appartenant à la classe des solides qui ne se combinent que daus de certaines proportions.

a. La combinaison est accounpaguée pour l'ordinaire d'un changement de densité. C'est dans les alliages métalliques qu'il est le plus sensible , la densité de la plupart de ces alliages étant ou au-dessus ou au-dessous de celle moyenne des métaux avant leur union.

II. Ceux des solides que, d'après les observations faites %So«det jusqu'à présent , on a reconnus susceptibles de ne s'unir ïntnqui 5™. entre eux que dans des proportions déterminées, sont les J?opw£m" suivans , savoir :

! métaux, quelques oxides métalliques, terres, alcalis fixes.

( carbone.

Phosphore avec . . . .< métaux.

{ quelques terres.

I alcalis.

Acides avec < terres. J

( oxides métalliques , etc.

Ces combinaisons sont plus intimes que les précédentes. Elles ont été plus particulièrement examinées, et sont mieux counues.

i. De tous ces corps, on na reconnu jusqu'à présent «r.utqu«r0« comme susceptibles d'action entre eux lorsqu'ils continuent •iVaïïE. d'être à l'état solide , que le soufre et les hydrates d'alcalis fixes , quelques acides et un petit nombre d'hydrates d'oxides métalliques, et peut-être quelques-uns des acides et les hydrates d'alcalis fixes. Hors ces cas, on peut établir comme loi générale que dans toute combinaison des solides entre eux , il faut au-moins, qu'à l'égard de l'un des deux corps qui s'unissent , la force de cohésion Soit détruite ou, au-moins l

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diminuée de manière à le réduire à l'état liquide. Or ces solides peuvent y être mis par deux moyens. Le premier est celui de la fusion par le feu. Cest ainsi qu'on rend le soufre susceptible de se combiner avec les métaux , les terres , les alcalis fixes, et que le phosphore devient capable de s'unir avec les métaux. Quelquefois l'affinité est si faible, ou'il est nécessaire de mettre d'abord un des coustituans à 1 état de vapeur. Ainsi le phosphore ne se combine avec la chaux , la barite , la slrontiane , qu'à une chaleur rouge. Le second moyen'de combinaison de ces solides est celui de leur dissolution dans l'eau ou dans quelque autre meflstrue liquide. C'est ainsi que les acides se combinent avec les alcalis , les terres et les oxides métalliques , et qu'on peut opérer l'union, du soufre et du phosphore avec les métaux.

a. Comme alors l'union de ces corps entre eux se rapporte entièrement à celle des liquides avec les solides , il serait inutile , d'après ce que nous avons déjà dit , d'entrer dans aucun autre détail plus particulier , relativement à la théorie de la combinaison. Ce qui importe le plus à considérer, ce sont les proportions suivant lesquelles ces corps s'unissent , et le changement de densité qu'ils éprouvent Soufre arec le* 3. Quoique les combinaisons du soufre avec les métaux métaux. aient été examinées par les chimistes avec une attention particulière , il est cependant beaucoup de faits qui s'y rapportent, qui ont besoin d'être éclaircis. Berthollet est eucore d avis que le soufre est capable de s'unir indéfiniment aux métaux , et il a cité un grand nombre d'exemples de sulfures natifrde plomb, de cuivre et de fer, analysés par les chimistes qui opèrent avec le plus d'exactitude , dans lesquels la proportion du soufre variait indéfiniment*. Il est très-probable que le soufre peut se combiner en différentes doses avec la plupart des métaux; mais nous ne sommes pas en droit de conclure des expériences faites jusqu'à présent sur l'union artificielle de ces corps, qu'elle u'a pas délimites : car en fondant ensemble du soufre et un métal, on obtient toujours les deux corps combinés dans des proportions déterminées. Le soufre , autant que cela nous est actuellement connu, ne se combine avec les corps métalliques que dans deux proportions seulement ; i atome du métal peut s'unir

♦ Jonro. de Pbys. IX . 349.

C01IBIHÀÏS0IC DIS SOLIDES ENTRE EUX. l5g

avec 1 atome du soufre, et dans quelques cas avec 2 atomes. C'est ce qui se verra bien, en jetant un coup-d'œil . sur la table des sulfures que nous avons donnée, vol. I, pag. 596 de cet ouvrage.

4. Presque tous les sulfures métalliques sont dans un état plus rare que n'est celui moyen des substances dont ils se composent, et à l'égard desquelles par conséquent il y a eu expansion pendant leur combinaison. Dans la plupart des cas cette expansion est considérable, comme on pourra le voir dans la table suivante. La première colonne indique la densité réelle des composés, la seconde, la densité moyenne calculée d'après la supposition qu'il oe se produit aucun changement de volume par la combinaison.

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